11252014Manchettes:

Les démons de Wall Street

La réserve fédérale américaine a tenu hier, dimanche, une réu- nion qui a toute les appa- rences d’une séance d’exorcisme d’urgence. L’effondrement de Bear Stearns l’a carrément prit par surprise. Jadis vedette de Wall Street, cette banque d’affaires spécialiste des produits dérivés et structurés a maintenant tout le mal du monde à se faire des clients et à conserver ceux qui sont restés. L’an dernier, la débâcle de ses deux gros fonds de couverture (Hedges funds) ont répugné les plus fidèles. Rappelons que pour éviter de devoir rembourser les investisseurs, la direction avaient choisi de liquider les fonds aux Iles Caïmans. Un paradis fiscal et … juridique. Qui dit à l’abri des poursuites, ne signifie pas pour autant à l’abri d’une “crise de confiance”. Ce mauvais pari de l’exécutif aura été le clou de cercueil. Vendredi, JP Morgan (survivant de crises majeures, dont celle de 1929) a offert d’acheter les miettes restantes pour 236 millions$ soit 2$ l’action!!! L’an passé le titre de Bear Stearns se transigeait 170$. La bête est terrassée! En fin de séance vendredi, l’action avait clôturé à 30$ mais d’évidence, Bear Stearns après 85 ans n’était plus qu’un zombie.

Devant ce fait accompli, la FED a tenu un conseil d’urgence et a abaissé d’un quart de point (0,25%) son taux primaire. Au pays du Dieu Dollar, Le conclave capitaliste de la réserve fédéral donne un signal de panique. La lutte contre les démoniaques PCAA (Subprimes) n’est pas gagnée. Dur lundi, en perspective. Il sera difficile de calmer les esprits. Question comme ça… Il va falloir combien de Bear Stearns encore pour faire comprendre que les dommages collatéraux des Hedge Funds coûtent plus chers aux américains que la guerre en Irak?