10302014Manchettes:

Pomme pourrie?

Un nouveau scandale financier prend de l’ampleur. En Mauricie et même ailleurs au Québec, des centaines de personnes auraient été victimes d’un conseiller peu scrupuleux. Cet ancien agent de l’industrielle-Alliance, aurait utilisé le prestige de la compagnie d’assurance pour détourner les actifs de ses clients vers des placements externes non-identifiées. La GRC et l’AMF enquêteraient sur le dossier.

La station de radio 106.9fm de Corus, a diffusée des entrevues avec des présumés victimes. Celles-ci n’ont pas hésité à nommer l’individu et à décrire ses activités. A première vue, l’Industrielle-Alliance ne servait que de caution à l’individu qui plaçait probablement les sommes ailleurs. Elle a d’ailleurs mis fin à ses relations dès 2005. Plusieurs clients se sont montré inquiets de ne pas recevoir d’état de compte ou encore de confirmation de dépôt. A la place, des paroles ou pire, des montants écrits sur un bout de papier.

Les clients plus suspicieux recevaient des chèques d’intérêt provenant d’un compte du conseiller. Ce qui ressemble beaucoup à la stratégie de Ponzi. L’affaire est très nébuleuse mais, implique des sommes importantes. Certains clients ont affirmés avoir perdu 50 000, 200 000 et même plus d’un million de dollars.

L’individu soupçonné et identifié par les victimes, figure encore dans la liste des gouverneurs de la fondation du centre hospitalier régional de Trois-Rivières. Dans le bulletin 2005 de la fondation, on peut l’apercevoir en compagnie du maire de Trois-Rivières, Yves Lévesque.

Voyons, si l’Autorité des Marchés Financiers sera plus rapide sur la gâchette. Jeudi dernier, l’Assemblée Nationale a autorisé le projet de loi 64 qui renforce ses pouvoirs. La ministre québécoise des finances, Monique Jérôme Forget a mentionné: «L’adoption de ce projet de loi vient concrétiser l’engagement pris par notre gouvernement de renforcer la protection des épargnants. Je demeure convaincue que les nouvelles sanctions prévues et les nouveaux outils accordés à l’Autorité auront un effet dissuasif sur d’éventuels fraudeurs ».