24 août

Tent City, Californie

On parle souvent des reprises de finance de propriétés américaines. La crise du crédit fait des dommages collatéraux d’une ampleur insoupçonnée. Les statistiques gonflent et indiquent que plus de 4 millions de demeures ont été reprises par la banque… qui a elle aussi, a fini par faire faillite.

Depuis janvier 2008, 9 banques américaines se sont écroulées sous le poids de leurs spéculations. On ne pleurera pas sur leur sort. Mais… qu’en est-il des anciens propriétaires expulsés? Plusieurs n’ont pas pu trouver refuge. A 2100$ par mois pour un petit appartement, on ne s’en sort pas.  Ainsi, des chômeurs mais aussi des travailleurs à faible revenu vivent carrément dans leurs voitures, comme cette dame avec ses 2 chiens. D’autres ont choisis Tent City. Cette cité du désespoir s’appelle  officiellement Ontario, California. Plus de 400 personnes habitent maintenant ce havre. Tous regrettent d’avoir fait confiance aux banquiers, agents d’immeubles et prêteurs hypothécaires qui leur avaient vanté l’accès facile à la propriété. On est loin de Baywatch. Les camps de réfugiés américains se gonflent de jours en jours.

Mercredi dernier, on a demandé au candidat républicain à la présidence américaine, John McCain, combien il avait de maisons? Il n’a pas su répondre autre chose que…”Je vais demander à mon personnel de se pencher sur cette question”.

La vrai réponse est sept!

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