Archives pour septembre, 2008

Nerfs d’acier?

Afez-vous des nerfs d’acier? On se rappelle tous de cette phrase du bonhomme d’ING. On pense à lui pas mal souvent depuis quelques semaines. Le plan de sauvetage des financières a été rejeté massivement (surtout par les républicains). Même si leur président,George W. Bush les implorait de l’entériner, quelques-uns parmi ses plus fidèles partisans, n’ont pu se résigner à accepter cette bouée de sauvetage de 700 milliards. Les opposants jugeant que les banquiers de Wall Street s’en tirent trop bien.

Il faudra donc, tout recommencer à zéro. Pendant que les négociations reprendront, les dégâts se ramassent à la pelle sur les parquets de la planète.  Les récentes chutes vertigineuses des semaines passées s’additionnent maintenant de reculs de 6,7 ou 10%.

Que doit faire le petit épargnant dans pareilles circonstances? Attendre. Et respirer par le nez. Je vous invite à lire le dernier papier de Yannick Clérouin du Journal LesAffaires.

Cet excellent journaliste répond à la question qui brûle les lèvres de millions d’investisseurs aujourd’hui: “Je m’inquiète énormément de la situation des marchés financiers. Après l’immobilier aux États-Unis, voilà que l’indice S&P/TSX s’effondre à son tour. Je suis la Bourse depuis plusieurs années, et je n’ai jamais vu autant de mauvaises nouvelles. Dans ce contexte, je songe à tout vendre. Je pourrais racheter lorsque la tempête sera passée. Qu’en pensez-vous ?”

De sa réponse bien réfléchie, je retiens ce passage:….”…Plutôt que de liquider leurs titres lorsque la tempête fait rage, les as du placement achètent des actions malmenées par la chute boursière, bien qu’elles soient de qualité. C’est dans les pires moments qu’on trouve les meilleures aubaines en Bourse.”

Évidemment, cela prend des nerfs solides et un sang froid hors du commun. Tout comme Warren Buffet, (qui vient d’acheter pour 5 milliards d’actions de Goldman Sachs) les gestionnaires d’exception comme Bill Kanko, Gerry Coleman, Alan Radlo, Eric Bushell, Stephen Jarislowski,…etc. magasinent et travaillent très fort en ce moment. Que font-ils? Ils recherchent la VALEUR. Des actions d’entreprises bien gérées, solides avec de bonnes entrées d’argent, peu ou pas de dettes…et sous-évaluées. Il y a maintenant des centaines de compagnies de ce type, punies injustement par la panique qui s’est emparée des marchés. Ne nous faisons pas d’illusion, cette crise est différente, mais ce n’est qu’une AUTRE crise de plus. Il y en a déjà eu… et il y en aura d’autres.

Comme le dit si bien monsieur Clérouin, dans son article, si la bourse ne vous convient pas mais que vous souhaitez de meilleurs rendements que les 2-3 % qu’offrent les certificats de dépôts, alors les produits garantiscomme les fonds distincts des assureurs, les cpg boursiers ou les billets à capital protégé sont plus appropriés pour votre tempérament.

Juste assez riche

Combien vaut un être humain? Comment évaluer le talent et la compétence? Si l’argent est virtuel (on l’imprime sur demande), doit-on avoir des plafonds de salaires pour les dirigeants d’entreprises?kissLa débâcle économique américaine s’étend à tous les pays occidentaux. Il ne faut pas en douter. Les perdants sont toujours les mêmes et les gagnants, plus gras. Le scandale est là. Le plan de sauvetage du gouvernement américain prévoit essuyer les dégâts des financiers de Wall Street avec une compensation de 700 milliards$. Assez d’argent pour régler la famine pendant des années. Assez d’argent pour enrayer la mortalité infantile en Afrique. Suffisamment pour payer les traitements de trithérapie de tous les séropositifs.

Cette fois, les démocrates et le peuple américain derrière eux, ne veulent pas qu’on ramasse les pots cassés gratuitement et qu’on refile la facture aux contribuables. Ils souhaitent massivement que les dirigeants desCitigroup, Merril Lynch, AIG, Lehman Brothers, Bear Stearn, Freddie Mac, et Fannie Mae et autres…remboursent les monstrueuses commissions et bonis gargantuesques qu’ils ont touchés tout en sachant pertinemment que leurs sociétés allaient vers un précipice.

Quelques exemples:
-Stanley O’Neil, ancien président de Merril Lynch a touché 148 millions à titre de compensation de départ. Au début de la crise du crédit, Son entreprise déclarait une perte de 8 milliards. Imaginez le bonus, si elle avait été rentable! Merril Lynch n’étant plus l’ombre d’elle-même, vient d’être racheté par Bank of America pour une fraction de sa valeur.

-En 2007, Richard Fuld Jr.,le chef de la direction de Lehman Brothers(qui a dû déclaré faillite) a touché 71 millions. Les 5 dernières années lui ont rapporté 375 millions.

-En juillet 2008, Martin J. Sullivan président sortant d’AIG a reçu 48 millions pour calmer son angoisse après avoir précipité AIG dans un puits sans fonds. Se gardant une petite gêne, Robert Willumstad, son remplaçant depuis juillet, vient de refuser sa prime de départ de 22 millions.

N’allez pas croire que cette orgie de millions n’est qu’américaine. L’an passé, les chefs de la direction des 60 plus grandes sociétés canadiennes ont empoché un total de 647 millions. Une moyenne de 10,7 millions en revenus. Soit 200 000$ par semaine. Bonne sssssemaine!

-La palme d’or des pachas revient au président de la corporation Potash de Saskatchewan. Elle est le leader mondial des fertilisants, engrais et nourriture pour bovins. La crise alimentaire a gonflé la valeur de l’action de 12$ à 161$ en 5 ans. L’action a suivi la hausse des prix de la potasse qui a passé de 100$ à 600$ la tonne. La valeur des options d’achat du président William Doyle est maintenant de… 600 millions$. Qui vaut ça?

Il y a bien des plafonds de salaires au football. Pourquoi pas dans les entreprises publiques? On l’oubli peut-être, lorsqu’une société est cotée en bourse elle appartient au public. Les fonds de pension, les fonds communs et leurs milliers de petits investisseurs en sont les véritables propriétaires. Si ceux-ci ne daignent pas lever le nez sur leurs finances et n’assistent jamais aux assemblées annuelles ou ne lisent jamais les états financiers, alors… les loups entrent dans la bergerie. Sans clôture, c’est encore plus facile.

L’histoire en direct

L’histoire se déroule sous nos yeux, en direct. Les dollars pleuvent comme des clous. Des retournements inattendus se produisent à tous les jours. La crise du crédit américaine est devenu un soap plein de rebondissements…bourseLe sénateur démocrate Chris Dodd parle d’un effondrement complet du secteur financier “d’un jour à l’autre”. Je ne suis pas aussi pessimiste que lui. Des gestes concrets viennent d’être posés et franchement, il le fallait. Ainsi, les ventes à découvert sont devenus interdites sur les titres financiers (il faudra tôt ou tard, interdire carrément).

Washington garanti maintenant le capital des fonds communs monétaire et société investissement à capital actions variables (SICAV). Pourquoi? Ce matin, un gros fonds monétaire de la famille Power, Le Putnam Prime Money Market Fund a dû fermé en catastrophe. Ce fonds monétaire d’une valeur supérieur à 12 milliards a constaté une faille de liquidité devant les nombreux rachats demandés par ses détenteurs. Devant les rachats massifs, certains gros fonds monétaires ont dû réévaluer la valeur des parts à 9,70$. Ces fonds sécuritaires, ne descendent pourtant jamais en bas de 10$. Il faut se rendre à l’évidence, le mot JAMAIS, doit être rayé du vocabulaire financier.

Remboursez!

Celle-là, passera à l’histoire. En moins de 6 ans, les banquiers de la planète, de façon concertée ont fait disparaître l’équivalent du PIB d’un pays comme l’Espagne, soit 1000 milliards. Ils ont joué aux fanfarons avec des produits financiers si complexes que la physique quantique devient limpide.

Déjà, je vous ai entretenu sur les causes de la crise financière actuelle qui secoue le globe depuis 2006. Maintenant que les emplois se perdent par milliers en débutant par les services financiers, les dommages collatéraux sont sur le point de frapper la population en général. À première vue c’est très amusant de voir sortir les employés de Lehman Brothers, de Bear Stearns, de Merryl Lynch ou de Indymac (et bientôt AIG) avec leurs boîtes d’effets personnels. On se dit que de toute façon, ils ont eu du bon temps et avaient de gros salaires alors… tant pis.

Mais non, ils ne font pas pitié. Cependant, notre satisfaction nous aveugle des conséquences à courte échelle. La mise à pied de ces travailleurs collets blancs, privera de revenu tout ceux qui les entourent y compris le boucher du coin, le laitier, le nettoyeur, le vendeur de souliers, le restaurateur…. Surveillez bien l’effet pervers et domino de ce rouleau compresseur qu’est le chômage.

Une fois que nos institutions seront obligées de faire des compressions massives, on va se rappeler les scènes de Wall Street et de la City en disant que le monde est petit et rapproché. Le papier commercial adossé à des actifs hypothécaires et autres produits financiers complexes a été créé par les banquiers d’affaires avec leurs avocats et stratèges boursiers. Ces techniques sophistiqués de leviers financiers ne servaient finalement qu’à une seule fin: FAIRE des commissions. Et des grosses. Alors, ils ont maquillé des produits financiers communs et en ont fait une pâte attrayante, si appétissante qu’ils s’en sont vendu entre eux! Transformer des déchets et retailles de poissons douteux en goberge à saveur de similicrabe, ça ne sera jamais du crabe. Jamais du vrai. Une dette est une dette et aujourd’hui, la dette engendrée est devenue un trou noir qui aspire tout sur son passage.

Pendant que la lumière s’échappe encore un peu, j’aimerais de mon vivant voir les artisans de ce cataclysme financier se retrouver derrière les barreaux, ruiné et le cul sur une pelle. Ils sont des milliers, pas seulement aux États-Unis, mais aussi chez nous, à avoir touché des milliards en commissions monstrueuses. Ils sont agents d’immeubles, courtiers hypothécaires, avocats, fiscalistes, courtiers en valeurs mobilières, banquiers, analystes financiers… et maintenant ultrariches. Ils ont vendu du vent à prime et ils pètent maintenant dans la soie. Inacceptable.

On ne pourrait pas tout récupérer. Le filet mignon digéré et évacué ne vaut plus 40 dollars. La Ferarri est maintenant usagée. Des 1000 milliards engloutis il se trouve aussi une perte de valeur immobilière. On peut trouver sans doute des centaines de milliards récupérables dans les actifs des voleurs. Seulement avec les bonis disproportionnés qu’ont touché les cadres supérieurs des banques canadiennes, américaines et européennes, on pourra éponger en partie la facture de chômage qui nous pend au nez.

Le politicien qui fait la promesse d’aller chercher par poursuites et saisies les commissions déloyales que ces escrocs à boutons de manchette ont touchées, aura mon vote. L’Amérique est en élection, mais l’enjeu n’est pas un parti. L’enjeu est de sauver ce qui reste de valable dans l’économie et d’empêcher les banquiers de faire à nouveau des expériences de physique nucléaire avec nos maisons et nos épargnes retraite.

Wall Street Green traiding summit

Trou noir

Un trou noir. Pendant que les physiciens de la planète s’intéressent au CERN en Suisse, Wall Street révèle que ses grands gourous ont provoqué un trou noir à dollars. Les produits structurés adossés aux subprimes aspirent maintenant le mobilier de Lehman Brothers, de Merryl Lynch et d’AIG. Rien ne semble vouloir freiner son appétit.

Lehman brothers avait 158 ans d’histoire derrière la cravate. Ils ont résisté à 3 guerres, des dizaines de récession, à la crise de 1929, mais pas à la désormais célèbre crise du Subprime. Le cadavre de Bear Stearns est encore chaud que la Fed doit rappeler les fodssoyeurs pour enfouir la carcasse de Lehman. Ce lundi 15 septembre va passer à l’histoire. Mais ne nous faisons pas de trop grandes peurs, ce nettoyage doit se faire afin que les marchés repartent sur des accises plus solides. Quelques part en 2009, le paysage sera transformé complèetement et les repousses jailliront. Gageons que les étrangers, dont les Chinois, les Canadiens, les Français, les Arabes et les Suisses détiendrons de grosses parts des institutions financières américaines qui ont autrefois fait la loi dans le monde bancaire. Il n’y a qu’une certitude, il y aura du changement.

Warren Buffet est d’accord

Voici une entrevue (en deux partie) qu’a réalisé Fox Business avec le légendaire Warren Buffet. Il estime que le sauvetage de Fannie Mae etFreddie Mac fut nécessaire dans les circonstances.

Option… battre en retraite!

Le monde de la finance est parfois triste comme l’automne. Les petites firmes de valeurs mobilières et de gestion de portefeuilles tombent comme des feuilles mortes!Richard DorvalVoilà que le paysage québécois vient encore de perdre un combattant. Option Retraite se retire. Son président Richard Dorval, lâche le morceau. L’acquisition par la financière Banque Nationale est en voie de se compléter. Étonnamment, il y a moins de 15 jours devant un auditoire venu l’entendre, il n’en discutait mot et continuait de marteler le message qui le caractérise. A savoir; une petite entreprise comme la sienne est mieux positionnée pour répondre aux besoins précis des investisseurs. Le manque de souplesse des grandes institutions et surtout la “procédure ” diminue la proximité et l’efficacité!… Bref le topo qui’ilavance depuis 15 ans et qu’il décrit si bien sur son site internet.

“De plus, étant indépendante de toutes les grandes institutions financières, notre firme n’a d’obligation de promouvoir aucun produit spécifique.”

“D’une part, Option Retraite ne participe pas aux émissions d’actions primaires et n’offre pas de produit maison, l’entreprise évite ainsi de se placer en conflit d’intérêts. D’autre part, puisque le groupe est en fait plus qu’un courtier en valeurs mobilières et n’offre pas de produits maison, les conseillers ont accès à la globalité des produits et placements et des services financiers offerts sur les divers marchés ou accessibles via ses réseaux.”

Voilà pour le beau discours. Voilà ce qui vient d’être renié. Monsieur Dorval précise qu’il ne vend pas à la Banque Nationale, mais plutôt qu’il a acheté la VISION du président Louis Vachon. Come on! Quelle vision? La vision du papier commercial? La vision de planter là des clients institutionnels comme Jean Coutu? La gestion du risque?

-Trouvez en une autre monsieur Dorval. Les vraies affaires, on peut se les dire et se les avouer . Un soldat devient inévitablement fatigué. Après autant de combats que vous avez mené et autant de passions déployées, Je crois que vous avez le droit de battre en retraite et de rentrer dans vos terres. Le fruit de tout ce travail se récolte ici par un chèque. Un beau gros qui signifie que le combat est terminé.

Option-Retraite administrait 1,5 milliards. Ce n’est pas une grosse firme. Mais, c’est somme toute assez important. Cela représentait un choix valable, pour le consommateur abusé et désabusé par les banques.

Oui ça me fait de quoi de voir des soldats tomber au combat et nous faire croire que rien n’a changé. Ça me désole de voir PH&N passer chez RBC… Everest à FBN et maintenant Sarbit chez IA Clarington. Pour Option Retraite, il me semble que les conseillers et le personnel auraient dû être privilégiés dans cette transaction. L’indépendance de la firme aurait dû être préservé. Comme dans le passé, la banque ne conservera que les bons “VENDEURS” et fera l’intégration par économie d’échelle.

-C’était quoi votre plan de vie déjà, monsieur Dorval?

Saisissez-vous bien?

Ça l’air de rien comme ça…. mais on va diminuer un peu la pauvreté par un petit changement de loi …qui aurait dû se faire bien avant. L’INSAISISSABILITÉ des REER. Quelle anomalie quand même! Le gouvernement du Québec permettait qu’on appauvrissent davantage les dépourvus!

Autrefois, seuls les fonds de pension et quelques REER de compagnies d’assurances étaient insaisissables. Concrètement quelqu’un de mal pris obligé de déclarer faillite… perdait aussi… les seules économies qui subsistaient pour ses vieux jours. C’est vrai que ç’n’est pas la fin du monde comme changement ou amendement législatif mais, moi je souligne simplement la fin d’une grossière tâche que le Québec négligeait de frotter. On dirait que ça prend un gouvernement minoritaire pour enfin corriger cette anomalie qui ne contribuait qu’à appauvrir le 3e âge. On a donc fini par réaliser que de toute façon, l’état devait compenser pour contrebalancer cette imbécillité technocratique. L’iniquité par rapport aux gens qui ont des fonds de pension versus ceux qui se le bâtissent eux-mêmes étaient pourtant flagrantes… Mais expliquez-moi pourquoi a-t’on branlé dans le manche pendant des décennies!

L’amendement apporté à la Loi sur la faillite et l’insolvabilité est entré en vigueur le 7 juillet dernier. Tous les régimes enregistrés d’épargne-retraite et les fonds enregistrés de revenu de retraite (FERR) sont désormais exclus des biens qui doivent être remis au syndic pour distribution aux créanciers en cas de faillite. Mais il y a quand même des exceptions; les contributions effectuées par le failli dans l’année précédant sa faillite. On convient qu’il sera trop facile pour celui qui se sent dans le pétrin de remplir ses REERS pour les soustraire à l’impôt, à VISA, ou autre créancier. Ça concerne seulement les personnes devenues faillies APRÈS le 6 juillet 2008. Moins de pauvres vieux, on est d’accord?

Blog Widget by LinkWithin
Haut de Page