Comme si un pilier du mur de Wall Street s’effondrait. La puissante Banque d’affaires Goldman Sachs est accusée de fraude par la SEC. On soutient que GS a joué un rôle central dans le scandale du papier commercial adossé à des actifs toxiques (subprimes). La SEC affirme que des documents internes confirment que la haute direction connaissait trop bien les risques de ces périlleux montages financiers. La SEC allègue que la banque savait pertinemment que l’immense fonds de couverture (Hedge Funds) Paulson & Co vendaient à découvert les titres financiers reliés aux « subprimes » mais elle a tout de même continué à faire la promotion auprès de prospects et clients d’affaire. Elle a ainsi conduit en toute connaissance de cause, des centaines d’entreprises à l’abattoir.
La structure de prêts à risque Abacus a été commercialisé sans que les investisseurs ne soient pleinement informés des risques encourus. La SEC estime à 1 milliard de dollars les pertes directes reliés à cette fraude. Je crois personnellement qu’on ne voit que le jupon. Attendons-nous à des turbulences sévères sur les parquets. Les institutions canadiennes reliés aux papiers commerciaux toxiques devront elles aussi, tôt ou tard faire face à la musique… et à la justice.
Entretemps question de nous divertir un peu, voyons un peu qu’est-ce qu’on cuisine chez Goldman Sachs.









Vers un nouveau Breton Woods et le Glass-Steagall
Ce nouveau scandale bancaire, nous rappelle l’urgence d’agir politiquement afin de répondre efficacement à l’effondrement du système bancaire et monétaire internationale.
Suite à la crise de 2008, ainsi que la dégradation de la situation économique de notre pays ( destruction d’entreprises, destruction d ‘emplois, augmentation de la dette souveraine…). Il est inacceptable de continuer à constater qu’une exception soit faite en faveur des excès d’une profession.
La responsabilité de nos hommes politiques est de défendre l’intérêt général et le bien commun contre l’empire fou de la finance et des marchés. Nous devons retrouver notre souveraineté économique afin de pouvoir financer les besoins de notre population avec une banque nationale et du crédit productif public, en demandant un nouvel ordre économique international avec un Nouveau Bretton Woods ainsi qu’un retour à Glass-Steagall , afin de séparer les banques de dépôt, des banques d’affaire et des assurances, pour ramener les banques à leur métier, prêter de l’argent afin de soutenir l’économie physique et non de se gaver sur le casino des marchés financiers de la City de Londres ou de Wall Street de New York.
Une nouvelle commission Pécora : Nous devons sauver les gens et non les marchés !
Depuis plus d’un an, le mouvement politique Solidarité et Progrès propose aux citoyens de prendre position en signant la pétition : « Appel à constituer sans délai une Commission d’enquête parlementaire sur la crise financière » à l’image de la comission Pécora ordonné par Franklin Delano Roosevelt afin de déterminer les causes de la grandes dépression de 1929 ainsi que d’exposer, aux yeux de tous les citoyens américains, l’emprise mafieuse des intérêts financiers de son temps sur la République américaine, afin d’ouvrir la voie au véritable changement de système économique : Le New Deal.
Citoyens ! Nous devons refuser la tyrannie des banques, nous devons donc exiger une telle commission aujourd’hui !
le blog de David C.
david.cabas.over-blog.fr