07252014Manchettes:

Infrastructures, YES you can!

En annonçant un investissement supplémentaire de 50 milliards dans les infrastructures, le président américain Barak Obama souhaite donner un nouveau coup de fouet à son économie. Comme un vieux mulet, on dirait qu’aucune carotte n’est assez grosse ou savoureuse pour faire avancer cette vieille bourrique! Mais 50 milliards de dollars, c’est toute une cagnotte! Si dans vos investissements personnels comme vos REER, CELI, REEE ou simplement votre bas de laine vous souhaitez profiter de la relance des infrastructures, vous avez une occasion à saisir!

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Dans plusieurs pays industrialisés, les infrastructures sont dans un état lamentable. Les canalisations souterraines et aqueducs sont à refaire, les installations portuaires ne suffisent plus, les autoroutes sont inadéquates, les facilités de transport en commun sont vieillottes… etc. Voyez le portrait! Ajoutez à cela que les pays en émergence du BRIC (Brésil, Russie, Inde et Chine) sont à construire des villes entières pour leurs nouvelles classes moyennes… et on a là tout un filon! Ce gros lot est constitué pour l’essentiel de sociétés de génie-conseil, d’architecture, de transport et logistique, de machinerie lourde, de matériaux de construction, d’équipements spécialisés et … d’énergie et de ressources naturelles.

Il ne faut pas en douter! Détenir les bonnes sociétés dans son portefeuille, peut faire l’effet d’une grue à votre capital! Ça peut faire lever votre actif de quelques étages!

N’étant pas un pro de la question des «Infrastructures», je préfère m’en tenir aux spécialistes qui cernent le secteur depuis des lustres. J’ai identifié 4 équipes de gérance de fonds qui ont de l’expérience dans le domaine.

Brookfield Investment management est un vieux routier de cette grosse niche. Ses gestionnaires ciblent l’immobilier, la production d’électricité et d’autres infrastructures. Chez Brookfield, on part du principe qu’on a là des actifs durables, de la trésorerie liée à l’inflation, une volatilité très faible et des barrières importantes à l’entrée qui limitent l’introduction de joueurs novices ou peu capitalisés. Vous pouvez investir directement dans l’indice Dow Jones Brookfied Global Infrastructures via le FNB BMO infrastructures mondiales ou dans le fonds communs géré activement. Celui-ci est disponible par l’entremise de Fonds communs Manuvie. Sa performance a de quoi étonner; 14,6% pour le dernier trimestre!

Investissements Renaissance (CIBC) a choisi plutôt l’Australienne RARE comme partenaire pour gérer son fonds sectoriel spécialisé dans les infrastructures mondiales.

Le géant canadien des fonds communs Placements CI, a choisi de ne pas s’y mouiller complètement. Il a confié à l’équipe de gestionnaires étoiles de Signature Global Advisors, le mandat de créer un fonds hybride capitalisant sur l’opportunité des infrastructures. Cela nous donne le fonds CI de Rendement diversifié Signature. Il investit en ce moment environ 20% de son actif dans les infrastructures, 25% dans les fonds de placements immobiliers et près de la moitié dans les obligations de sociétés à rendement élevé. Pour plus de souplesse, Signature se réserve le droit de profiter d’autres opportunités si le contexte économique le commande. À noter que ce fonds de revenu est aussi offert dans la catégorie de société CI qui vous permet de reporter l’impôt sur vos gains en capital.

Quelques autres joueurs mineurs dont Sentry Sélect offrent aussi une exposition aux infrastructures. Quant à Criterion, depuis 2 ans ils offrent un fonds spécialisé dans les infrastructures liées aux traitements, l’exploitation et l’assainissement des eaux. Enfin si vous êtes hésitant face aux perspectives financières et que vous craignez que nous puissions entrer dans ère de dépression ou une économie de plateau (croissance extrêmement faible, voire nulle), une garantie pourrait vous rassurer. SSQ Investissement a trouvé elle aussi un partenaire en Australie pour gérer son fonds distinct Astra d’infrastructures mondial. D’ordinaire Lazard Assets managements demande 5 millions de dollars minimum pour s’occuper de vous personnellement. Si vous ne les avez pas… encore, SSQ Investissements et Retraite n’exige que 400$ pour débuter!

2 Réponses to "Infrastructures, YES you can!"

  1. Fabien Major dit :

    Décidément, on ne devrait plus parler des pays « émergents » avec ce qualificatif. Ça commence à paraître péjoratif et condescendant. Avec votre exemple, je rebaptise les pays du BRIC: « Pays économiquement dynamiques »! Ils ont « émergés » depuis maintenant un bon bout!

    À l’opposé, on pourra parler de l’Amérique et de la vieille Europe comme les « Nations Sur-dépensières » ou à l’économie aux soins palliatifs!

  2. Thierry dit :

    Je confirme pour le Brésil, c’est un boom immobilier jamais vu. J’habite dans une ville de 100 000 habitants (balneario Camboriu) où se construisent plus de 5000 logements pas ans! le prix de l’immobilier a été multiplié par 5 pour les immeubles de luxe. Les terrains en bord de mer on flambé à x 10. Il semble quand même que les meilleurs opportunités ont commencée il y a 10 ans. Pour les entrepeneur maintenant le filon est justement le logement populaire avec les banques qui finance sur 20 ans et des taux intéressants.