10312014Manchettes:

Sondage; Desjardins devait-il congédier Dalpé-Milette?

Le feuilleton VMD vs Dalpé-Milette continu de faire les manchettes. Craignant de voir le bassin de clients suivre le duo de conseillers, VMD a obtenu une injonction provisoire. Malgré les clauses de leur contrat qui leurs interdisaient de communiquer avec la clientèle, Desjardins prétend qu’ils multiplient les efforts pour les déménager chez Richardson GMP. On prétend aussi que Dalpé-Milette avaient eux aussi des comptes Offshore dans lesquels ils se faisaient déposer leur rémunération. Pour mettre suffisament de pression sur les clients qui bénéficiaient de placements camouflés aux Bahamas, ils auraient (selon la requête) dit à certains, qu’il était urgent de changer de firme sinon, ils risquaient de se faire dénoncer au fisc.

Jugez-vous tout ça sérieux? Valeurs Mobilières Desjardins devait-il congédier leurs gestionnaires étoiles?

14 Réponses to "Sondage; Desjardins devait-il congédier Dalpé-Milette?"

  1. Monique dit :

    Je suis d’accord avec Chantal. Ce que je trouve triste c’est que Louis semble vraiment croire en ses paroles.

  2. Louise dit :

    Cher Philippe,

    lisez bien ce que j’ai écrit. Je n’ai jamais insinué qu’ils voulait quitter.

  3. Philippe dit :

    Chère Louise,

    Hmmmm. Ils pensaient quitter? Desjardins aurait créé un éclat pour éviter que d’autres suivent?

    Ok. Dans ce cas, ma question: qui est prochain sur leur liste…après Richardson ? Scotia ? BMO ? Assante?

    Sachant qu’on reçoit une jolie somme de transfert pour déménager de firme, ce que vous me dites ne les rendraient guère plus probe!

  4. Louise dit :

    Cher Louis,
    je comprends toutes les procédures légales que doivent suivre les conseilleirs. Si cela fait vraiment 30 ans que vous travaillez dans cette industrie vous connaissez surment le groupe Dalpe-Milette et savez qu’il n’y a pas personne plus honnête que Monsieur Dalpe… Et pourquoi Desjardins a seulement attaqué le groupe Dalpe Milette dans ces communiqués et pas les sept autres conseillers qui ont aussi été renvoyé. Je pense sincèrement que Desjardins a eu peur que les employés suivent ce groupe et a créer une campagne de peur les entourant.. C’est ridicule. Il ne faut certainement pas croire tout ce que rapporte les journaux surtout quand c’est seulement une voix qui essaie rabaisser l’autre. David contre Goliath.. On sait très bien qui qui va gagner en bout de ligne. Bonne continuité au groupe Dalpe Milette.

  5. Louis dit :

    Chère Chantal,

    je suis dans cette industrie depuis plus de 30 ans. Je connais la majorité des courtiers,
    institutionnels et ceux oeuvrant au détail au Québec. Également à Toronto et dans l’ouest canadien. Je connais la direction de l’IDA , celle de l’AMF et les comité de déontologie du
    groupe TMX. Pourquoi penses-tu que la Stanford Bank a -t-elle réussi à amasser des fonds
    sous gestion à la succursale du centre-ville de Montréal en si peu de temps ?
    Parce que bien des investisseurs , et j’en connais, y ont mis des sommes pour éviter les impôts sur les revenus de placement. Et le rendement s’y trouvait de facto bonifié.
    Ai-je besoin de vous dire que la Banque Stanford a même poussé l’audace d’être le principal
    commanditaire du Tournoi de golf de Charles Bruneau au Golf le Mirage il y a quelques années.
    La déconfiture de Martin Tremblay et celle de la Stanford Banque a probablement profité
    au groupe Dalpé-Millette. En langage plus clair, leurs actifs sous gestion a connu une progression plus grande dans la même période.

    En ce moment même, l’IDA (IIROCC) prépare les interrogatoires de ces courtiers afin d’obtenir toutes les informations sur leurs activités offshore. Il faut s’attendre à leur mutisme
    c’est-à-dire qu’ils ne vont pas s’ouvrir comme des huitres. La conséquence sera des amendes
    et une radiation permanente comme courtier.

    Allez consulter toutes les décisions à cet effet sur les sites de l’IIROCC et du BDRVM.

    Ensuite, pensez-vous que les fonctionnaires des ministères du revenu vont rester les bras croisés ? Ils sont probablement plusieurs sur l’enquête et les perquisitions s’en viennent.
    Si ce n’est déjà fait. À la place d’un client pris dans cette affaire (et le stress qu’il produit)
    je ne me mettrais pas à signer des documents de transfert de mes actifs. Je resterais plutôt
    tranquille.

    L’AMF dont la mission comme l’IDA est de protéger le public, penses-tu Chantal, qu’ils vont rester endormis ? Ils sont plus de 400 enquêteurs. C’est un party inespéré pour eux.
    Mieux que Noël. D’autant plus qu’ils semblaient en avoir moins à se mettre sous la dent ces temps-ci.

    Ils vont aller aux Bahamas (ils y sont allés ds l’affaire Tremblay) demander à l’autorité bahamienne de coopérer suivant les traités de coopération sur les manipulations de titre et le blanchiment (prétexte, bien sûr) afin d’obtenir le noms des bénéficiaires de compte. Etc Etc.

    Chantal, si tu veux mon avis, le groupe de courtier en question a un long chemin de croix devant lui et il ne semble pas en prendre conscience.

    Mais tu peux continuer à rire. Je trouve tout cela triste.

  6. Fabien Major dit :

    Cher Louis, mon sondage n’a rien de scientifique. Il est ouvert à tous et empêche de voter plus d’une fois. Je ne suis ni avocat, ni employé des firmes impliquées. Je suis conseiller indépendant et depuis des lustres je m’insurge contre le laxisme des autorités envers les facilitateurs de l’évasion fiscale. Malgré mon parti pris pour l’application stricte des règles de conformité, j’ai laissé de côté mon opinion pour simplifier au maximum les questions. Si des clients fidèles, des employés, ou collaborateurs de nos 2 moineaux se passent le mot… ils seront nombreux à voter. Le contraire est aussi possible!

  7. Louis dit :

    Laissez moi douter de la crédibilité de votre sondage qui semble manipulé.

  8. Chantal dit :

    « Par ailleurs, le succès de ces courtiers devait nécessairement être lié à une offre alléchante de placement utilisant ce stratagème à l’abri de l’impôt pour leurs clients. » N’importe quoi, j’en ris encore. Pas malin.

  9. Louis dit :

    J’espère que les autorités réglementaires, c’est-à-dire l’AMF et l’IIROC ( Investment Industry Regulatory Organization of Canada qui remplace l’ACCOVAM Association des Courtiers )seront sévères. Le danger de cette pratique réside dans la protection des actifs : dans ce cas ils sont cachés aux Bahamas. Si une anomalie se produit alors les clients sont sans le moyen.

    Rappelez vous la Stanford Bank avec son bureau à Montréal à la prestigieuse Tour Polaris siège montréalais de la BMO : des investisseurs canadiens , particulièrement québécois, ont vu disparaître 308 millions de $ Et pas en 1920 mais bien en 2009. L’argent était dans les Caraïbes.

    Deuxièmement, je constate à la lecture de la requête que les courtiers avaient des comptes personnels aux Bahamas et que c’est là qu’ils touchaient une partie de leurs commissions secrètes à l’insu de Desjardins Valeurs Mobilières. Donc Desjardins se faisait voler car les courtiers partagent leurs commissions avec la firme de courtage pour laquelle ils travaillent. Non seulement c’est lésé la firme de courtage mais je suis convaincu que ces individus ne déclaraient pas ces revenus au fisc et donc fraudaient l’impôt. Donc voler le peuple.

    Ce n’est certainement pas à la légère que Desjardins a procédé de la sorte mais bien parce que l’institution craignait qu’une opération de couverture était hasardeuse pour elle et que si le pot-aux-roses étaient découvert par d’autres, alors c’est un scandale indescriptible qui
    serait apparu.

    Par ailleurs, le succès de ces courtiers devait nécessairement être lié à une offre alléchante de placement utilisant ce stratagème à l’abri de l’impôt pour leurs clients. Donc qui permettait des rendements plus élevés. Pour toutes ces raisons les individus concernés devraient être radiés de façon permanente,avoir de lourdes amendes et être poursuivis pour fraudes fiscales.

    Finalement, il y a le tableau plus global de l’implication des institutions. La Banque Nationale est nécessairement au courant des activités de sa filiale au Bahamas. Cette filiale acquise vers 2002 vise ce genre de pratique. Il est d’ailleurs surprenant qu’elle n’ait pas poursuivi ces individus courtiers lorsqu’ils ont quitté Financière Banque Nationale pour Desjardins. Les courtiers quittaient pour un meilleur payout de commissions générées mais la Banque Nationale était pied et poings liés par ses propres activités hors normes. La filiale continuait de faire de l’argent sur les dépôts mais elle perdait des commissions sur les transactions.Elle a donc décidé de laisser faire. Je constate que ce set up ressemble beaucoup à celui de Dominion Investment à l’époque de Martin Tremblay. Il est juste institutionnalisé donc paraît plus crédible. Mais pas moins licite.

    Une véritable enquête doit aussi visé à cet endroit. Et les amendes ne doivent pas visé la
    Banque Nationale mais bien les individus qui la dirige.

  10. Chantal dit :

    Desjardins viennent de commettre la pire erreur de leur existence. Je ferme tous mes comptes chez eux.

  11. Annie dit :

    De plus, je me demande s’il n’était pas possible pour Desjardins de trouver un arrangement avec Dalpé-Milette plutôt que de les ‘lyncher’ publiquement et de mettre leurs clients en danger.

  12. Annie dit :

    Un peu comme lepense Louise, je crois que le départ des conseillers nuira ua rendement des portefeuilles de Desjardins.

  13. Fabien Major dit :

    Il y a un fait important que vous semblez oublier. VMD demande à chaque année à ses conseillers de dévoiler aux autorités s’ils ont des placements ou des comptes dont ils ont la gestion, EN DEHORS de la firme. Ils ont répondu NON à chaque fois. Comme VMD semble avoir eu la preuve du contraire, le lien de confiance a été brisé. Le même traitement s’applique à TOUTES les firmes canadiennes. C’est ce qu’on appelle, une règle de conformité.

    Desjardins doit tout de même respecter les normes l’AMF et des organismes règlementaires. En ce sens, Ils ne pouvaient pas garder dans leurs rangs des conseillers qui ont des cachettes ou encore qui omettent de dévoiler des transactions à leurs supérieurs.

  14. Louise dit :

    Desjardins a fait un grosse erreur en renvoyant ces conseillers qui font certaienement parti des portefeuilles les plus fructueux de Desjardins et peut-être même du Québec. C’est à se demander si Desjardins a agit pour leurs propres bénéfices… Dans la vie, les meilleurs se font souvent jalouser.