11012014Manchettes:

Turbulences boursières; NE RIEN FAIRE est plus payant

Avec les nombreux problèmes de Europe, l’incertitude aux États-Unis et l’endettement des ménages canadiens,  plusieurs sont tentés de sortir des marchés pour revenir lorsque ce sera plus calme. MAUVAISE IDÉE.

Prévoir l’évolution des marchés est plus difficile que d’anticiper l’accumulation de neige de l’hiver prochain. Certaines personnes sont très déçues de voir que leur conseiller financier n’intervient pas ou peu pendant les turbulences boursières. Pourtant, ne rien faire, c’est encore ce qui est le plus payant!

Un bon conseiller n’est pas celui qui intervient le plus souvent. C’est plutôt celui qui intervient le plus «judicieusement» et réussit à contenir vos émotions. Souvenez-vous que les nombreuses transactions engendrent TOUJOURS de nombreuses commissions.

Prévoir le bon moyen pour sortir est aussi difficile que de prévoir le meilleur moment pour y entrer. Les marchés sont IMPRÉVISIBLES. Vous pouvez bien constater que les marchés s’enfoncent péniblement, mais soudainement, avec 2 ou 3 bons indicateurs, le vent tourne et la bourse termine avec 10% de gain. C’est connu, les meilleures journées se produisent souvent au moment où on s’y attend le moins.

Je ne peux vous donner de meilleur exemple que celui-ci. En 10 ans, (du 1er juin 2002 au 31 mai 2012) malgré toutes les mauvaises nouvelles, les crises, les guerres et les récessions… l’indice SP/TSX a rapporté au total 6,73% annuellement.

Laisser son argent investi est toujours plus payant

Si vous aviez manqué les 40 meilleures journées, votre rendement moyen annuel se trouve en territoire négatif. Vous avez perdu 8,93%/an . Si vous avez loupé que les 30 meilleures, vous perdiez encore en moyenne 6,43% annuellement. Manquer les 20 meilleurs jours vous fait encore reculer de -3,41%. Enfin, au cours des 10 dernières années, si vous avez manqué ne serait-ce que les 10 meilleures séances de la bourse de Toronto, vous n’auriez fait que 0,44% de rendement annualisé. Pas fort n’est-ce pas?

Rappelez-vous que les marchés sont imprévisibles. Alors, les absents ont toujours torts. Plutôt que de jouer aux devinettes, il vaut mieux se constituer un portefeuille bien diversifié qui contient autant des valeurs sûres, des titres à revenus et des actions canadiennes et internationales. Si vous avez des doutes sur l’efficacité de la répartition actuelle de vos actifs, je serais heureux de  vous offrir un deuxième avis.