08202014Manchettes:

Hausse d’impôts au Québec & résidents fantômes à Hawkesbury

Depuis une semaine, c’est fou comme le projet d’imposer rétroactivement les citoyens gagnants plus de 130 000$ fait du bruit. En général, un Ontarien qui gagne autant conserve 5 ou 6000$ de plus qu’un québécois. Avec ce projet, l’écart sera de 10 000$ et plus. Pour éviter les mauvaises surprises, vite garnissez vos REER, REEE et CELI.

Pour contrer les pertes de revenus découlant de l’annulation de la taxe santé, les péquistes avaient effectivement promis d’aller imposer les mieux nantis. Mais, comme dans le dossier de la crise étudiante, ce n’est pas tant la hausse qui écoeure. Pauline Marois fait la même erreur stratégique que Jean Charest. On ne veut rien savoir des augmentations tant et aussi longtemps que ce gargantuesque gouvernement ne se met pas sérieusement à la diète. Non, Charest n’a pas dégraissé la bête. Il l’a gavé. L’appareil gouvernemental québécois est un obèse morbide! Vite, brochons-lui l’estomac. Il en va de sa santé.

Qui gagnent plus de 130 000$?

Des salariés de grandes entreprises, de hauts fonctionnaires et quelques entrepreneurs, soit des créateurs d’emplois. Ceux-ci doivent jongler d’adresse dans les dédales bureaucratiques. Ils ont de bonnes années, mais beaucoup d’exécrables. Pour que les chèques passent, ils doivent régulièrement réinjecter leurs économies dans leurs commerces.

Le citoyen de toutes les classes VEUT faire sa part, mais n’est pas intéressé s’il s’aperçoit qu’on gaspille, qu’on dilapide ses impôts pour des niaiseries ou des parachutes dorés de ministres incompétents! On payera plus pour moins de services? Voyons donc. Tout ce que Madame Marois et son jeune ministre vont engendrer c’est un peuple de Bougons. Toutes les raisons seront bonnes pour contourner le système. Hier, sur mes réseaux sociaux je pouvais lire plein d’astuces et stratagèmes. Certains parlent de louer un petit studio à Hawkesbury en Ontario. Ce sera leur résidence principale et ils auront, un chalet à Boucherville! L’abus engendre l’abus.

Nous sommes les plus taxés en Amérique

Qu’est-ce qu’on veut faire? Gagner le championnat mondial? On parle aussi de tailler en pièces le gain en capital et les dividendes. Bref, tout pour décourager la classe moyenne d’investir dans l’immobilier, dans les actions et fonds communs. N’oubliez pas que ces investissements se font avec des actifs APRÈS impôt. C’était déjà scandaleux de les taxer une seconde fois. Alors, calmez-vous le pompon, SVP.

Si monsieur Marceau veut laisser sa marque en vitesse, qu’il commence par une super TVQ de 25% pour produits de luxe. Une taxe à la consommation a le mérite de récupérer MÊME les fruits du travail au noir. Vous voulez une Porsche, une sacoche Louis Vuitton, ou louer une chambre à l’hôtel St-James? Parfait, c’est 25% de taxe. Je n’ai pas de trouble avec ça. Le principe du consommateur payeur, ça ne s’argumente pas trop.

Enfin, au lieu de frapper encore sur les propriétaires de PME, je souhaite vivement que notre nouveau ministre des finances convoque d’urgence un sommet pancanadien sur l’évasion fiscale (encouragée par les filiales des grandes banques canadiennes dans les paradis fiscaux). Ce sujet ne peut plus rester tabou. Allons chercher le gros fric, où il se cache… au soleil.


 

2 Réponses to "Hausse d’impôts au Québec & résidents fantômes à Hawkesbury"

  1. Fabien Major dit :

    Vous avez raison Hélène. EN valeur actualisée, ces « gagnants à vie » sont les plus riches de notre société. IL y a 2 classes de travailleurs au pays: Ceux qui vivent continuellement avec le risque de perdre leur emploi et qui doivent se bâtir des réserves pour leurs vieux jours et… les ultra-riches de la fonction publique qui ont un salaire, des assurances et une pension « vers l’infini et plus loin encore ». Même, un multi-millionnaire n’a pas la certitude que ses assurances et sa pension lui dureront TOUTE la vie. Le fonctionnaire provincial, fédéral ou municipal; OUI. Aussi étonnant que cela puisse paraître, même les fonctionnaires incompétents n’ont pas à s’inquiéter pour leur retraite.

  2. Hélène Thibodeau dit :

    Et tant qu’à taxer les « nantis » qu’on mesure à la même aulne tout le monde et qu’on ajoute au calcul les avantages d’un fonds de retraite payé par l’employeur (public ou privé), les heures de boulot, etc. Un travailleur du privé qui doit cotiser à même ses 130K$ dans son REER et prier tous les dieux de la bourse de lui être favorable sera ainsi peut-être moins riche (ou nanti) qu’un fonctionnaire ou un employé d’une grosse entreprise qui est garanti d’avoir une retraite confortable.