06192013Manchettes:

Qui sont les conseillers financiers dignes de confiance?

Je pourrais répondre simplement: la presque TOTALITÉ! Mais le public a toujours des doutes. Pourquoi? Plein de raisons, bonnes et moins bonnes. Qui de mieux placer que les victimes de Vincent Lacroix, Carole Morinville, Earl Jones…etc,  pour répondre à la question:

-QUE FAIRE POUR REDONNER CONFIANCE DANS LE SYSTÈME FINANCIER?

C’est précisément à cet exercice que le RCF (anciennement le RICIFQ) s’est prêté. J’ai eu le privilège d’assister l’exécutif dans ces démarches. En plus des victimes des plus grands scandales financiers du Québec, le spécialiste de renommée internationale des questions éthiques René Villemure Ph.D. est venu ajouter sa touche.

Hier, nous avons pu présenter aux médias, le fruit de ses analyses et surtout annoncer la création du site CONSEILLERSDECONFIANCE.COM et son outil unique au Canada: le GPS DE CONFIANCE! Il s’agit d’une application intégrée de géolocalisation des professionnels de la finance ayant les NORMES les plus élevées de l’industrie.

En compagnie du président René Auger et du VP Léon Lemoine, nous avons expliqué en long et en large, l’initiative originale qui vise à créer un répertoire de TOUS LES CONSEILLERS, DE TOUTES INSTITUTIONS qui souhaitent se tenir loin des scandales et insistent pour montrer « patte blanche »!

Si vous êtes investisseur, que pensez-vous de la démarche?

Si vous êtes  un conseiller ou planificateur, avez-vous des idées complémentaires? Allez-vous signer cette « lettre d’engagement morale » des Conseillers de Confiance?

Voici le communiqué officiel du RCF:

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

 Montréal, le 28 novembre 2012-Le RCF (Regroupement des conseillers de l’industrie financière du Québec) dévoile sa stratégie visant à mieux protéger le public investisseur et à encourager les saines pratiques des conseillers et planificateurs financiers.

 Depuis quelques années, des cas troublants de malversations financières sont venus ébranler la quiétude et la confiance des épargnants. Ne pouvant rester les bras croisés, les membres du RCF ont étudié la problématique et proposent aux Québécois une solution digne d’intérêt. Avec l’implication de victimes d’Earl Jones, de Vincent Lacroix et de Carole Morinville nous avons imaginé le site web «conseillersdeconfiance.com». Sur ce site, le public trouvera une foule d’outils et de ressources indispensables, mais aussi un élément distinctif formidable. Le « GPS de confiance » permettra rapidement de repérer géographiquement les professionnels de la finance ayant les standards et normes les plus élevés de l’industrie.

Les conseillers figurant dans le registre devront:

  • •Être inscrit à l’AMF
  • •Ne pas se placer en situation de conflit d’intérêts (bonis et cadeaux)
  • •Ne jamais avoir déclaré de faillite commerciale dans l’exercice de sa profession
  • •Ne pas avoir été reconnu coupable de crime grave et /ou d’abus aux dépens du public
  • •S’engager à suivre une formation spéciale de 10 heures d’éthique en finances et à réussir l’examen de l’École des sciences de la gestion de l’UQAM
  • •S’engager à faire INSPECTER leurs dossiers et pratiques par un expert indépendant
  • •Le tout doit être signé et validé par un commissaire à l’assermentation

TOUTES fausses déclarations ou anomalies à ces règles entraînent l’expulsion immédiate du conseiller du répertoire des «Conseillers de Confiance». Nous comprenons que ces balises sont extrêmement sévères et contraignantes, mais la protection du public commande des actions significatives. Pour rétablir la confiance, il fallait agir. Au RCF nous croyons que les règles de l’industrie sont encore beaucoup trop permissives et le public doit pouvoir «facilement» être en mesure de repérer des conseillers et conseillères au-dessus de tout soupçon. Jamais des individus de la trempe d’Earl Jones, Marcel Pontbriand ou Carole Morinville ne pourraient se faufiler et répondre à ces exigences. Pour le RCF, la confiance c’est du sérieux.

René Auger, Conseiller en sécurité financière

Président du RCF

 

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4 Réponses to "Qui sont les conseillers financiers dignes de confiance?"

  1. Pascal dit :

    Peut-être me suis-je enflammé un peu dans mon commentaire précédent.

    Ce que je tenais à souligner dans mon commentaire précédent, c’est que je ne crois pas que cette initiative règlera le problème. Vous savez comme moi qu’un passé sans tâches, des dossiers en règles ainsi qu’une formation académique de 10h ne changent en rien l’honnêteté d’un conseiller ainsi que ses compétences professionnelles. Je ne dis pas que ça ne peut pas éviter quelques cas. Ce que je dis c’est que l’honnêteté ne s’acquiert pas, on est honnête ou on ne l’est pas.

    La question est, y-a-t-il vraiment plus de travailleurs malhonnêtes (cas répertorié, plaintes) dans notre domaine par rapport aux autres champs d’expertise? Je crois que vous connaissez déjà la réponse.

    Deuxièmement, est-ce qu’il a tout de même moyen de diminuer cette malhonnêteté dans notre industrie? Difficile à dire, je crois que la loi des grands nombres parlera d’elle-même.

    Je crois que gros problème de cette industrie ne se retrouve pas dans la « malhonnêteté » des « conseillers », mais beaucoup plus dans leurs compétences professionnelles. Car, vous le constaterez vous-mêmes, la grande majorité des plaintes de l’industrie ne relève pas de la fraude, mais bien de l’incompétence de conseiller.

    Pour avoir fait quelques formations de l’industrie à mon actif, avouer qu’on en entend des vertes et des pas mûres durant la période de questions! J’ai seulement l’impression que cette initiative ne s’attaque pas au bon problème. Du moins, pas en grande partie. Pour ce qui est de l’AMF, je crois que lorsqu’ils cesseront de céder au lobbyiste des banques et assureurs l’industrie en général sera mieux servie…

    Je n’ai certainement pas de solutions miracles pour l’industrie, mais j’ai plusieurs pistes de réflexion. Vous me mentionnez que le gros problème réside dans la concentration des produits et dans les objectifs de ventes. Je vous le concède, c’est d’ailleurs une des raisons pour lesquelles j’ai choisi d’être travailleur autonome. Mais pourquoi, selon vous, l’industrie fait-elle ce choix? Pourquoi les conseillers recommandent-ils plus de fonds d’action et de fond équilibré? Il existe des papiers et livres intéressants sur l’aléa moral au niveau de l’industrie financière. De là, peut-être comprendrez-vous pourquoi j’insiste sur la rémunération dans l’industrie comme l’un des problèmes majeurs après le niveau de compétence professionnel.

    Pour changer l’industrie, je commence par tenter de faire un exemple de ma pratique. Je crois que pour faire changer quelque chose nous devons commencer par nous même. Je suis également conscient qu’il y a énormément de conseillers très compétents dans notre domaine, mais le ratio incompétent/compétent est selon moi trop élevé.

    Donc, j’évite les formations stupides fournies par les compagnies de fonds. Je fais une sélection des formations suivies et je fais une formation dans le but d’apprendre ou d’approfondir un sujet plutôt que dans l’unique but d’accumuler des UFC.

    Je présente en détail ma rémunération à mes clients afin qu’il soit conscient du coût de mon service/conseil.

    Je travail à mettre en place une structure 100% honoraire et ce pour tous mes comptes afin de rendre ma rémunération encore plus transparente. Malgré la réticence du courtier, je tiens mon bout!

    L’intégrité, les compétences professionnelles ainsi que l’éthique sont les points centraux de ma pratique.

    Je terminerai en vous citant: « A moyen et long termes, les commissions vont certainement être remplacé par des honoraires comme en Angleterre et en Australie. Mais on n’a pas de contrôle là-dessus. » Une industrie c’est la mise en commun d’individu et d’organisation dans l’objectif de produire un bien ou un service… Nous avons donc le contrôle plus que vous ne le pensez.

  2. Fabien Major dit :

    Vous êtes assez dur Philippe. Vous oubliez des détails importants: « Conseillersdeconfiance » n’est qu’un répertoire de professionnels qui veulent en faire plus que les exigences réglementaires. Le répertoire est mis en place par le RCF, organisme à but non lucratif. C’est curieux, si comme vous dites, cela ne vise qu’à gonfler des cotisations alors que notre démarche engendre un rabais équivalent ou du double de votre prime d’assurance responsabilité. Pourquoi? Les assureurs EUX, considèrent qu’un conseiller qui passe dans nos filtres avec succès, est un conseiller à moindre risque que tous les autres et doit payer moins cher.

    On peut blaster et critiquer comme vous le faites OU vous pouvez aussi vous impliquer comme nous le faisons pour modifier cette industrie. SI vous avez des solutions et du temps, relevez-vous les manches, on a besoin de bras.
    Nous avons au moins le mérite d’avoir consulter des victimes de voleurs et fraudeurs et nous leur avons demander qu’est-ce qu’il faut pour ramener un peu de confiance. Il y a l’inspection et l’examen en éthique mais aussi le refus d’intégrer dans le répertoire ceux qui ont des taches sérieuses à leurs dossiers de déontologie voire, criminel. Dans ces 2 cas, l’AMF n’expulse pas de facto les individus. Nous, on n’en veut pas.

    A moyen et long termes, les commissions vont certainement être remplacé par des honoraires comme en Angleterre et en Australie. Mais on n’a pas de contrôle là-dessus. Les autorités règlementaires regardent ça. Le problème le plus sérieux est selon moi tout ce qui touche à la concentration de produit au sein d’une firme ou institution. Quand on restreint les produits à la faveur de ce que la firme a structuré, on est dans le conflit d’intérêt. Si en plus, il y a des exigences de production minimales de VENTE; on est dans le conflit d’intérêt qui pue! Ici aussi, l’AMF le tolère mais pas nous.

    Alors de cette industrie que vous détestez, qu’allez-vous changer et comment allez-vous vous y prendre?

  3. Pascal dit :

    Je suis relativement nouveau dans cette industrie. Je suis travailleur autonome dans le secteur des placements et j’ai entendu parler de cette « accréditation » conseiller de confiance.

    Est-ce que les gens de cette industrie sont assez stupides pour croire que l’inspection de documents ainsi que le suivi d’un cours de 10h sur l’éthique viennent confirmer que le conseiller est de « confiance ». Ne soyez pas dupe! Tout ce que je vois dans cette initiative c’est un moyen supplémentaire d’aller chercher une cotisation. L’AMF et la CSF ne devraient-elles pas déjà remplir ce rôle de vérification?

    Cette industrie qui se dit une industrie de « professionnels », pourquoi ne commence-t-elle pas par la base, c’est à dire opté pour des pratiques d’affaires professionnelles. La structure de rémunération doit être revue dans son intégralité. Les frais de sortie (frais de rachat) sont une aberration! Connaissez-vous beaucoup de professionnels où vous devez payer lorsque vous êtes insatisfait du service ou des conseils??? Les conseillers ne doivent pas être rémunérés pour la vente de produit, mais pour leur conseil! C’est seulement à ce moment que nous pourrons vraiment utiliser le titre de « conseiller » sans en être gêné.

    Nous pourrions également parler de la formation nécessaire pour exercer à titre de représentant ou conseiller. Les exigences sont dérisoires. La formation continue on en parlera même pas…Des « pitchs de vente » qu’on ose appeler formation! S’il y a quelque chose que j’ai compris dans ce domaine, c’est que si vous êtes bon vendeur vous pouvez facilement survivre et prospérer sans être un bon conseiller. L’inverse par contre, relève pratiquement de l’impossible.

    Je pourrais en discuter encore longtemps…

  4. Serge dit :

    Ce serait plus crédible si vous ajoutiez dans la liste des requis :

    - dévoiler clairement aux clients le mode de rémunération du conseiller; car celui qui paye décide généralement