05232013Manchettes:

Déficit Zéro-REEE; comment financer les études universitaires des enfants?

Source: MajorBlog.net 2012 ©

Comme illustré dans l’émission DEFICIT ZÉRO, animé par rené Vézina à Télé-Québec, le REEE peut accomplir de vrais miracles!

On peut réussir à payer les frais d’études postsecondaires de son enfant en investissant simplement les subventions gouvernementales… qui seront à leur tour bonifiées par la subvention canadienne à l’épargne-études (SCEE) et l’incitatif québécois (IQEE).

Les tenants du débat enflammé sur le coût des études universitaires devraient songer à tenir compte des programmes d’épargne-études existants. Ils sont très généreux, mais peut-être pas suffisamment bien compris et utilisés. Oui, les études universitaires sont onéreuses. D’ailleurs Statistiques Canada confirme que l’endettement des étudiants va en grandissant. De 1995 à 2005, le nombre d’étudiants ayant accumulé des dettes de plus de 25 000$ est passé de 17 à 27%. Sans l’aide des parents ou des grands-parents, ces jeunes sont obligés de se dénicher un boulot d’appoint, de se débrouiller seuls ou d’abandonner faute de moyen.

Or, on peut très bien se constituer un fonds de plus de 26 000$ sans investir le moindre cent. Avec la prestation universelle pour garde d’enfants (allocations familiales), les parents ont la possibilité de rediriger 100$ par mois pendant 6 ans dans un Régime Épargne-Études (REEE).

Ensuite pour chaque dollar cotisé, la subvention canadienne pour l’épargne-études va ajouter 0,20$ et 0,10$ supplémentaire proviendra de l’incitatif québécois (IQEE). Donc, vous obtiendrez une subvention de 30% pour avoir cotisé avec des dollars provenant d’une subvention!!!

Pour les familles plus pauvres, il est possible de recevoir des sommes supplémentaires tant du provincial que du fédéral. Le nouveau BEC (bon d’études canadien) prévoit même un montant de 2000$, pour les familles à faible revenu.

Comprenez-moi bien, il ne s’agit pas d’une stratégie très complexe ne qualifiant que quelques exceptions. Tout ceci est à la portée de TOUTES les familles. Il faut seulement que LES PARENTS s’y intéressent et fassent un MINIMUM d’efforts. Mais ne me faites pas dire ce que je ne dis pas. Il y a des exceptions. Des gens dans la précarité ou affligés par la maladie doivent se servir de la prestation pour enfants pour se nourrir et se soigner. Je ne parle pas de ceux-là.

Comme vous, je connais de nombreux parents qui conservent toutes les prestations de garde d’enfants dans un compte séparé et ils comptent les remettre à leurs enfants au moment de leurs 18 ans. Une simple accumulation dans un compte d’épargne de banque ou de caisse sans intérêt (dans les deux sens du terme), n’a pas de sens. Ça ne vaudra pas plus de 7200$.

Soyez aussi avisés que si l’enfant ne fait PAS d’étude postsecondaire, vous pourrez lui remettre les sommes accumulées (sauf la SCEE et le IQEE) pour le projet de son choix.  Autrement,  vous pourrez les ajouter à votre propre CELI ou votre REER.

Comparativement au REER, les sommes investies dans  un REEE ne vont croître à l’abri de l’impôt, elles seront imposables au taux de l’enfant. A moins d’avoir une vedette du petit écran dans la famille, il y a peu de cas où les enfants paient des impôts substantiels.

*Pour connaître les plafonds de cotisation et autres détails, veuillez vous référer à un conseiller objectif. Notre exemple suppose un versement mensuel de la prestation pour garde d’enfants dans un fonds commun admissible ayant produit une moyenne annualisée de 7% net au cours des dernières décennies. Les fonds équilibré comme CI Signature Revenu élevé, Fidelity Revenu Mensuel et Manuvie Revenu Mensuel élevé ont produit davantage.

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6 Réponses to "Déficit Zéro-REEE; comment financer les études universitaires des enfants?"

  1. Fabien Major dit :

    Il existe de la vie en dehors de la « planète mauvaise foi ». On s’en fout des indices qui font -35% et + 55%. C’est de ça que sont tannés les investisseurs. Les Fonds négociés en bourse sont des instruments synthétiques la plupart du temps, sans détenir l’actif réel. Ils sont responsables de 90% du volume quotidien. Bref, l’instrument parfait pour SPECULER sans avoir de position véritable à long terme.

    Mais le problème, autant des FNB que de tous autres actifs n’est pas dans le choix du produit. Vanguard a étudié le rendement des investisseurs qui ne payent presque rien en frais et surprise, ils font -12% en moyenne annuelle contre +6% pour les fonds indiciels qu’ils achètent. Mais là, on ne peut faire de reproche aux méchants conseillesr ou au gouvernement. Il faut se regarder dans le miroir.

    http://www.majorblog.net/2010/05/06/les-acheteurs-de-fonds-indiciels-perdent-leurs-chemises/

    Votre critique face aux fonds d’obligations ou fonds communs n’est que cliché et affirmations vagues. Si vous choisissez que les mauvais fonds, révisez vos banques de données. Moi je les choisis méticuleusement et je cherche la stabilité plutôt que le GROS rendement. Faire du 7% par année, même en 2012 est possible (Mes comptes sont à +5,6% après 8 mois) Mais si vous gérez vos avoirs avec le nez dans les manchettes des journaux, vous manquerez de bien bonnes occasions.

    http://www.majorblog.net/2012/05/31/7-pourcent-rendement-reer-reee-celi/

  2. Vincent dit :

    Exemple classique du biais du survivant et de projection : prendre les fonds communs encore ouverts (les moins performants sont régulièrement fermés et leur historique disparait des bases de données), choisir ceux qui ont offert un rendement de plus de 7 %, sans tenir compte de la classe d’actif et assumer que ce rendement se poursuivra ainsi. Un jeu d’enfant.

    Le fonds TD mentionné dans l’article de Finance et investissement est un fonds d’obligations qui a fortement bénéficié des baisses de taux d’intérêt depuis 15 ans et de l’arrivée massive d’actifs vers les obligations. Croyez-vous vraiment que ce fonds va continuer de performer aussi bien au cours des 15 prochaines années ?

    Saviez-vous que seulement 3 % des fonds d’obligations réussissent à battre leur indice pendant trois années consécutives ? Et que 80 % des fonds d’actions ne battent jamais leur indice sur les périodes de 5 ans et plus ? Et qu’avec des taux à zéro et des frais de gestion entre 150 et 200 points de base pour un fonds d’obligation géré activement, on se dirige tout droit vers un rendement négatif, surtout en considérant l’inflation et les impôts ?

    Je n’arrive toujours pas à croire que de telles affirmations puissent être diffusées en 2012… Assumer que les rendements passés sont garants du futur constitue la première cause de la perte de confiance des investisseurs envers leur conseiller et leur institution financière, et consitute un manquement grave à tous les codes d’éthique en vigueur dans l’industrie.

    Vincent

  3. Fabien Major dit :

    La chance ni sera pour rien. 7% est faisable et plus facile que vous ne le croyez. J’ai pondu ce billet juste pour vous: http://www.majorblog.net/2012/05/31/7-pourcent-rendement-reer-reee-celi/

  4. Charles dit :

    7% annualisée je nous souhaite bonne chance

  5. Bel exemple pour vulgariser le tout.

    Cependant, l’inflation grugera cette somme sur les 18 ans, et les frais de scolarité augmenteront sans aucun doute.

    Alors, investir les subventions c’est bien, mais il faudra en faire plus

    Mais c’est tout de même un début :-)

  6. Saskia dit :

    La stratégie est simple est efficace, c’est d’ailleurs celle que j’utilise pour mes propres enfants. Seulement de nombreuses familles qui n’ont pas accès au BEC sont contraintes d’utiliser la PUGE (et les autres subventions) pour couvrir les dépenses de base. C’est le cas de la plupart des familles qui fréquentent ma garderie, où les frais quotidiens par enfant sont de 65$ par jour, bien au-delà du montant admissible aux crédits pour frais de garde. (Et, non, il n’y a pas d’autres places disponibles, surtout pas à 7 $).
    Le débat sur le coût des études post-secondaires dépasse la simple question de la gestion des finances personnelles. C’est une question idéologique qu’il importe de débattre en société comme idée en tant que telle, tout comme il a été débattu de l’étatisation d’Hydro-Québec, de l’universalisation du système de santé, du refus des péages routiers. En bout de ligne, tout ne peut être gratuit ou à coût moindre, il va falloir décider de quels privilèges sociaux le Québec se dote, et lesquels il accepte de voir tomber. La santé et l’éducation s’imposent à moi comme des priorités dans cette liste. C’est sur ce débat que le gouvernement ne peut plus se permettre de faire la sourde oreille, le regard enclos dans les ornières d’une Loi 78.

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