Archives pour la categorie ‘équité’

Où les riches cachent-ils leur argent?

Voici un document passionnant. il nous montre le chemin qu’empruntent les grandes fortunes afin de ne pas payer leur juste part d’impôt. Les états sont en crise. Partout sur le globe, les pays industrialisés manquent de ressources pour simplement continuer à faire rouler la machine. Payer les retraites des fonctionnaires, les salaires mérités des infirmières et des enseignants est devenu un luxe inabordable. Comment en est-on arrivé là? Simple! Des milliards échappent aux systèmes avec la complaisance des politiciens et des banquiers d’affaires. Mais, ils laissent des traces… des pièces à conviction!

Le médac mord le jarret du président de la BMO

Le mouvement d’éducation et de défense des actionnaires fondé par Yves Michaud, recommande aux actionnaires de la Banque de Montréal de voter CONTRE la politique de rémunération des cadres de BMO. À l’assemblée des actionnaires, la direction entends maintenir ou augmenter les conditions de ses hauts dirigeants. En lisant ce qui suit, on constate qu’ils ont un front de boeuf. Lire Plus

Paradis hypocrite

Les récentes décisions du G20 pour contrer la fuite des capitaux par l’évasion fiscale vers les paradis fiscaux sont-elles vouées à l’échec? Certains estiment que les vrais bailleurs de fonds sont pour la plupart… membres du G20! Alors pour les efforts, seront-ils sabotés instantanément par ceux qui en tirent des bénéfices?

Il existe cependant une arme redoutable pour les pays souhaitant réellement imposer des sanctions aux refuges récalcitrants: leur refuser l’accès à la liquidité des actifs toxiques (subprimes). Presque toutes les institutions financières ont dans leurs voûtes du papier commercial liés au hypothèques à risque. Si les gouvernements du G-20 rachètent ce papier et réinstalle la liquidité de ses produits, il est paradoxal de permettre aux banques Offshore de profiter des canaux de rachat internationaux, tout en privant les bailleurs de fonds de rentrées fiscales légitimes! Alors, s’il y a refus de coopérer, laissons-les pourrir avec leurs “subprimes” non-rachetables!

Limite atmosphérique

Mon dernier billet traitait des clones américains. Vous savez maintenant qu’au Canada, on a aussi des banquiers, financiers et administrateurs qui s’octroient des salaires mirobolants tandis que leurs entreprises sont sur le derrière.Il n’y a pas qu’Henri-Paul et des sous-ministres qui ont des primes pour avoir bâillé ou savoir nouer une cravate. Il y a aussi l’ancien recteur de l’UQAM et son fiasco immobilier. Il y aussi l’honorable président de la Banque Laurentienne Réjean Robitaille et le majestueux Louis Vachon de la Banque Nationale. Je ne vois pas de différence avec l’ancienne gouverneure générale Lise Thibeault qui avait mis la province sur la carte… de crédit! Ce genre de banquier-profiteur, ne passe plus aux Etat-unis. Des primes sur des objectifs à court terme favorisent les abus et les manipulations. Et ils ne se sont pas gênés. Si des banquiers sans scrupule encaissent des payes de 5 millions sans même savoir déjouer un goaler, c’est parce que leur conseil d’administration est trop insignifiant et le permet. Les clients n’ont pas à rester clients s’ils sont contre!

Barak Obama vient de redefinir le mot SALAIRE. Ainsi, les dirigeants des banques soutenues par les plans de sauvetage se voient imposer un plafond salarial de 500 000! Et vlan. Quel beau message. Je vais verser une larme! Tu veux quêter et t’as de la grosse pépeine parce que tes «stratégies de risque de gambler anonyme» coule ton institution? Ne viens pas toucher à l’argent destiné aux emprunteurs sérieux et aux clients!

Aurons-nous le même courage au Canada? Il le faudrait. Car, je vous le rappelle, TOUTES nos grandes banques ont profité des largesses du gouvernement canadien. Si Barak peut le faire…

vachonJe reviens sur le cas de monsieur Vachon. Le pire n’est pas son indécence à empocher malgré que les REERS des clients de la Banque Nationale ont tous fondu entre 15 et 45%. Mais plutôt qu’il a un premier rôle dans la crise actuelle. IL était le grand patron de la gestion du risque de la Banque Nationale et a décidé de calfeutrer toutes les fenêtres et toutes les pentures des coffrets de la banque avec du papier commercial adossé aux actifs immobiliers de tarlas! C’était le DÉCIDEUR qui a fait entrer massivement la gestion alternative à la BN. Les clients commerciaux sont encore dans le trou à cause de lui et c’est LA banque canadienne a avoir le plus perdu (en proportion) dans ce merdier. Ce qu’il mérite c’est une manif devant son bureau du centre-ville pour réclamer sa démission.

Juste assez riche

Combien vaut un être humain? Comment évaluer le talent et la compétence? Si l’argent est virtuel (on l’imprime sur demande), doit-on avoir des plafonds de salaires pour les dirigeants d’entreprises?kissLa débâcle économique américaine s’étend à tous les pays occidentaux. Il ne faut pas en douter. Les perdants sont toujours les mêmes et les gagnants, plus gras. Le scandale est là. Le plan de sauvetage du gouvernement américain prévoit essuyer les dégâts des financiers de Wall Street avec une compensation de 700 milliards$. Assez d’argent pour régler la famine pendant des années. Assez d’argent pour enrayer la mortalité infantile en Afrique. Suffisamment pour payer les traitements de trithérapie de tous les séropositifs.

Cette fois, les démocrates et le peuple américain derrière eux, ne veulent pas qu’on ramasse les pots cassés gratuitement et qu’on refile la facture aux contribuables. Ils souhaitent massivement que les dirigeants des Citigroup, Merril Lynch, AIG, Lehman Brothers, Bear Stearn, Freddie Mac, et Fannie Mae et autres…remboursent les monstrueuses commissions et bonis gargantuesques qu’ils ont touchés tout en sachant pertinemment que leurs sociétés allaient vers un précipice.

Quelques exemples:
-Stanley O’Neil, ancien président de Merril Lynch a touché 148 millions à titre de compensation de départ. Au début de la crise du crédit, Son entreprise déclarait une perte de 8 milliards. Imaginez le bonus, si elle avait été rentable! Merril Lynch n’étant plus l’ombre d’elle-même, vient d’être racheté par Bank of America pour une fraction de sa valeur.

-En 2007, Richard Fuld Jr.,le chef de la direction de Lehman Brothers(qui a dû déclaré faillite) a touché 71 millions. Les 5 dernières années lui ont rapporté 375 millions.

-En juillet 2008, Martin J. Sullivan président sortant d’AIG a reçu 48 millions pour calmer son angoisse après avoir précipité AIG dans un puits sans fonds. Se gardant une petite gêne, Robert Willumstad, son remplaçant depuis juillet, vient de refuser sa prime de départ de 22 millions.

N’allez pas croire que cette orgie de millions n’est qu’américaine. L’an passé, les chefs de la direction des 60 plus grandes sociétés canadiennes ont empoché un total de 647 millions. Une moyenne de 10,7 millions en revenus. Soit 200 000$ par semaine. Bonne sssssemaine!

-La palme d’or des pachas revient au président de la corporation Potash de Saskatchewan. Elle est le leader mondial des fertilisants, engrais et nourriture pour bovins. La crise alimentaire a gonflé la valeur de l’action de 12$ à 161$ en 5 ans. L’action a suivi la hausse des prix de la potasse qui a passé de 100$ à 600$ la tonne. La valeur des options d’achat du président William Doyle est maintenant de… 600 millions$. Qui vaut ça?

Il y a bien des plafonds de salaires au football. Pourquoi pas dans les entreprises publiques? On l’oubli peut-être, lorsqu’une société est cotée en bourse elle appartient au public. Les fonds de pension, les fonds communs et leurs milliers de petits investisseurs en sont les véritables propriétaires. Si ceux-ci ne daignent pas lever le nez sur leurs finances et n’assistent jamais aux assemblées annuelles ou ne lisent jamais les états financiers, alors… les loups entrent dans la bergerie. Sans clôture, c’est encore plus facile.

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