Archives pour la categorie ‘fonds’

Boule de cristal et marchés boursiers

Certains me demandent  ce que je vois dans ma boule de cristal. Je vois de bien belles choses pour les prochaines années, mais sachez que je consulte moi aussi, des Oracles. Voici de quoi donner de l’urticaire aux pessimistes et fainéants boursiers. La morosité est à son comble et c’est une bonne nouvelle! Les gestionnaires d’exception savent que la période de magasinage est arrivée. Faites-vite, ça ne dure pas longtemps!

James Morton, gestionnaire pour les fonds Cundill Renaissance et Valeur de marchés émergents croient que ceux qui doutent de la Chine ont complètement tort. «Je peux vous assurer que les craintes d’une bulle sont exagérés. Le secteur des affaires est en bonne santé et les gouvernements partout en Asie du Sud-Est dégagent des excédents. La situation est très différente de celle des États-Unis et de l’Europe.»

Richard Jenkins, gestionnaire pour Black Creek du Fonds Mondial Équilibré Hartford. «Nous avons trouvé des occasions de placement dans des entreprises offrant une valeur financière supérieure à leurs clients. L’ajout récent de Carnival Cruises Lines est un bon exemple tout comme la position en actions Archer Daniel Midlands, une société mondiale de premier plan du secteur agroalimentaire, qui transporte les produits de s régions de production excessive vers les régions en forte demande. Nous avons identifié des opportunités en Chine, où des sociétés de croissance voient leur valeur diminuer.»

Larry Sarbit, gestionnaire du fonds IA Clarington Actions américaines. «Voici ma prédiction: Je serais choqué si je ne fais pas un gros tas d’argent dans les actions américaines durant la prochaine décennie… Auparavant, je conservais des liquidités importantes, car je ne trouvais pas ce que je cherchais dans les investissements américains, soit des entreprises extraordinaires à des prix de solde… Mon opinion est qu’il y a en ce moment une opportunité exceptionnelle pour ceux qui désirent investir à rabais dans ce marché. Quand les conditions économiques sont aussi mauvaises (pour certains aspects) l’environnement se met à basculer positivement et beaucoup d’argent peut être dégagé. Souvenez-vous que cette opportunité ne durera pas pour toujours.»

Eric Bushell, gestionnaire du fonds CI Signature Revenu mensuel élevé. «Les FPI, les fiducies de revenu et d’autres actions à rendement élevé ont été vendus de la même manière que les indices généraux durant le deuxième trimestre. Cependant, nous ne nous attendons pas à ce que ce soit le début d’une tendance à la baisse dans ces marchés. L’inflation restera probablement faible pour l’instant, ce qui fournira aux banques centrales la liberté de maintenir des politiques assez libres. En outre, des prévisions de croissance faible et une aversion générale aux marchés boursiers devraient maintenir la demande des investisseurs à des niveaux très élevés. Nous croyons donc que la reprise des marchés immobiliers et de l’infrastructure se poursuivra.»

Gerry Coleman, gestionnaire du fonds CI Harbour. « Les moments comme aujourd’hui, où le pessimisme est palpable, se sont révélés des moments d’opportunité importante pour les investisseurs ayant un horizon temporel à long terme. Nous croyons que la période actuelle représente un de ces moments et, depuis la fin de 2009, nous avons diminué nos liquidités dans le Fonds de revenu et de croissance Harbour de presque 10 points de pourcentage. Cette liquidité a été dirigée vers l’achat d’un nombre d’actions de qualité supérieure, dotées d’une évaluation attrayante – à la fois des positions existantes et de nouveaux titres récemment établis. Des exemples spécifiques de titres auxquels nous avons effectué des ajouts comprennent : Cameco, Cisco Systems, Financière Manuvie et Microsoft. Nous avons également amorcé de nouvelles positions dans Bank of America, JP Morgan et George Weston – trois sociétés de qualité qui, selon nous, offrent une bonne occasion au cours des prochains trois à cinq ans. »

Axa Rosenberg dans la tourmente. Des québécois sont touchés

AXA Rosenberg est dans la tourmente. La firme de gestion institutionnelle, filiale américaine du géant de l’assurance AXA subit en ce moment une grave crise de confiance. Les clients d’envergure se retirent à la vitesse grand V et les pertes sont considérables.

De 62 milliards sous gestion au 30 mars dernier, AXA Rosenberg ne gère plus que 36 milliards $. Comment peut-on subir une pareille déconfiture? La gestion quantitative à l’aide d’algorithmes a souffert d’une grave erreur de codes de programmation dans son processus de sélections des titres. Lire Plus

Récession oblige, à Wall Street on préfère la marijuana à la cocaïne

En 2009, dans les grandes firmes de courtage de New York, les employés qui ont échoué des tests de dopage consommaient à 80% de la mari. Une hausse de 64% par rapport à 2007. À l’opposé, on voit une nette régression de la consommation de cocaïne, qui est passée de 16% à 7%. Les amphétamines et autres cochonneries s’accaparent le reste des faveurs  des toxi-courtiers.

Qu’est-ce qui expliquerait la baisse de la popularité de la cocaïne? Le prix évidemment! La récession a peut-être moins touché les gros banquiers gras de Wall Street mais toutes les firmes ont dû réduire dans leur personnel ou diminuer les conditions salariales.

Je ne suis pas surpris outre mesure de voir qu’il y a des drogués à Wall Street, le contraire m’aurait plus étonné! Lire Plus

Les sociétés de fonds communs cherchent à neutraliser la TVH ontarienne

L’Ontario a joué gros en imposant à tous sa taxe harmonisée. Elle pourrait aussi perdre énormément. Au cas où vous ne le sauriez pas… depuis le 1er juillet, la taxe de vente de l’Ontario s’ajoute maintenant aux fonds communs de placement dont le siège administratif est en Ontario. Ça va mal, elle y sont presque toutes!  Malgré les protestations et revendications fondées des petites et grandes financières… la TVH s’applique à tous. Donc, les Canadiens de toutes les provinces sont dans l’obligation d’acquitter une taxe ontarienne!!! Quelle vacherie! Lire Plus

TRADEminator prend le contrôle de la bourse

…Pas nécessairement pour le bien de l’humanité ou d’une espèce supérieure, mais pour le profit de quelques négociateurs rusés et bien nantis. « TradeMinator », le personnage central de mon billet est un hybride du robot destructeur de James Cameron et de Hal 9000, l’ordinateur de bord de «2001, Odyssée de l’espace» de Kubrick. Hal était partout et anticipait tous les faits et gestes de l’astronaute Bowman. HAL c’est l’acronyme de Heuristic Algorithmic. Si HAL figure au 13e rang des pires vilains du cinéma, ses rejetons sont en lice pour devenir le pire cauchemar des investisseurs.

Les algorithmes sont devenus à la finance ce que Deep Blue a été pour les échecs. Ils permettent d’anticiper les décisions humaines et de les contrecarrer. Ils ont fait leur entrée en bourse dans le simple but d’empocher le maximum… dans le moins de temps possible.  Selon François Bonnin de John Locke Investments: «La gestion systématique repose sur l’action d’un programme informatique, qui va permettre de prendre des positions automatiquement sur les marchés sans intervention humaine. Le logiciel est conçu pour réagir dès qu’un mouvement de marché génère des signaux d’achat ou de vente. Il permet ainsi de réaliser plusieurs transactions à la minute sur n’importe quelle Bourse mondiale.»

Pour vous aider à visualiser davantage la mécanique des «HAL» boursiers. Voici un graphique simpliste de mon cru. Vous comprenez il s’agit ni plus ni moins que d’un arbre de décisions automatiques… avec la particularité que certains, très avancé se corrigent et évoluent par eux-mêmes… comme des virus mutants! Arbitrage, gestion des devises, spéculation pure, valeur, momentum, croissance… Toutes les stratégies sont bonnes à automatiser.

Les bons programmeurs d’algorithmes les conçoivent pour qu’ils profitent de toutes les incohérences des marchés. À ce chapitre, les humains sont extraordinaires. Pensez un instant aux nombreux titres financiers de qualité qui ont été largués lorsque les problèmes de Lehman ou de Bear Sterns ont éclaté. Les algorithmes s’alimentent de la volatilité et y contribuent outrageusement. De 2005 à 2009, le volume de transactions quotidien s’est amplifié de 181%. En 2006, les transactions systématiques s’accaparaient 40% des échanges de la bourse de Londres. En 2008, malgré l’état catastrophique et la déconfiture généralisée des bourses mondiales, les 300 firmes spécialisées en négociations robotisées ont empoché la mirobolante somme de 21 milliards de dollars en… bénéfice! The Atlantic estime qu’en 2009, les algorithmes sont devenus responsables de 70% des transactions des parquets américains! Le HFT ou High Frequency Trading se fait maintenant à une vitesse qui défie l’imagination. Le temps de réfléchir à la possibilité que vous puissiez achetez l’action de GE, un algo a anticipé vos réactions et a eu le temps d’effectuer des dizaines d’opérations qui n’ont pris que 650 microsecondes! Trop tard pour vous, le titre a pris 3% en 2 secondes!

Dagger est un monstre appartenant à CITIGROUP. Il analyse et compare les données de 20 places boursières. Chassant les anomalies, Il rôde autour des données historiques et repère les moindres tendances. Chaque anomalie de marché devient une proie. Dagger achète et vend en silence avec une rapidité et une telle exactitude qu’aucun humain ne saurait égaler. Son entraîneur Young Kang affirme que la bête apprend d’elle-même. Elle va chercher les données financières nécessaires, ajuste les chiffres et stratégies. De jour en jour, elle devient plus intelligente.  Mais surtout, comme un bon retriever, Dagger rapporte gros. Très gros.

Si ce que vous venez de lire vous impressionne, attendez de prendre connaissance des algorithmes de «types génétiques». Ils sont capables ni plus ni moins que de décrypter les phases d’évolution d’une entreprise publique et d’identifier précisément le moment où elle s’affaiblit. S’ensuivent les options de ventes à découvert ou autres stratégies dérivées ou de titrisation. Tout ça… sans intervention humaine ou presque!

De nombreux intervenants commencent aussi à considérer qu’on a perdu le contrôle de ces programmes à imprimer des millions. Les algos sont tout un casse-tête pour les régulateurs financiers. Imaginez, on ne s’entend pas encore sur l’encadrement des ventes à découvert. Alors, les bénéfices et avantages indus que procurent les transactions automatisées ne sont pas sur le point d’être bien encadrées.  Philippe Béchade (Chronique Agora) explique ainsi: « Pour ceux qui nourrissaient encore quelques doutes, le comportement robotique du marché prouve de façon éclatante qu’il n’existe plus aucun contre-pouvoir réel face aux machines. Les programmes de trading automatisés règlent avec une précision de géomètre l’angle de progression du canal ascendant. Une fois verrouillé le rythme de la hausse du sous-jacent (actions, indices, matières premières), un champ d’opportunités infinies s’ouvre aux opérateurs. Ils peuvent arbitrer en temps réel sur l’ensemble des catégories de dérivés : options, warrants, CFD, contrats sur indices. »

François Leclerc (blogue de Paul Jorion) pousse l’analyse encore plus loin: « Il faut savoir que ces algorithmes financiers extrêmement complexes sont détenus par peu d’acteurs. Ils permettent de tout savoir quelques secondes, voire dixièmes de seconde avant tout le monde et donc de gagner à tous les coups. Le système peut s’effondrer, ils feront donc toujours de l’argent en pariant à la baisse ou à la hausse avant tout le monde, jusqu’à ce que le système s’effondre totalement, ce qui aura lieu bientôt. »

Pour ceux qui l’ont oublié, les marchés boursiers ont une réelle utilité sociale: celle de fournir des capitaux aux entreprises naissantes ou en croissance. Ça engendre de la création d’emploi et des revenus aux familles… et la roue tourne. Les algorithmes et toutes les autres formes d’ingénierie financière ne visent EXCLUSIVEMENT l’enrichissement rapide de leurs commanditaires. Point.  En mai dernier, la débandade soudaine de 900 points du Dow Jones nous a fait comprendre que les systèmes automatisés de vente peuvent créer des effets dominos qui échappent à tout contrôle. En janvier 2010, Credit Suisse a dû payer une bagatelle de 150 000$ en amende pour avoir inondé la bourse de New York de centaines de milliers de requêtes en annulation de transactions qui n’avaient jamais été effectuées!!!!

Comme de petits alchimistes , les propriétaires de ces Robots-Traders s’amusent avec les épargnes retraites et actifs de la collectivité. Dans quelle dimension nous entraînent-ils? Plus elles deviennent populaires et influentes, plus ces stratégies informatiques causent des migraines aux commissions des valeurs mobilières. Cela me fait penser à l’âge d’or de Ferrari. À la belle époque de Shumi, la dominance de la Scuderia rendait le spectacle d’un ennui mortel. L’écurie la plus riche s’équipait le mieux en électronique et gagnait systématiquement. Les bolides semblaient téléguidés tellement les décisions humaines avaient été mises au rancart. Pour survivre, la F1 a dû limiter les systèmes électroniques et rendre un peu plus d’initiative aux pilotes et aux mécanos. Enfin, le spectacle redevient attrayant!

Les algorithmes financiers posent donc de sérieuses questions d’éthique. D’évidence, les chances ne sont plus égales pour tous. Les variables en jeu dans ce débat moral sont tellement nombreuses qu’un algorithme sera peut-être nécessaire pour nous aider à prendre les bonnes décisions les concernant!

Un fonds « Robotisé » qui rivalise avec les grands

Le fonds AHL Diversifié est un phénomène du genre. Depuis 1987, le fond AHL fait des jaloux avec sa gestion quantitative particulière. Ses résultats ont tellement impressionné qu’en 1994, le géant Britannique MAN a acquis la totalité de son capital. Cette financière bicentenaire gère pour une clientèle institutionnelle et pour des fortunes privées avec des méthodes hors du commun. Le gigantesque fonds AHL négocie systématiquement 24h/24 des denrées comme le café, le maïs, le sucre… mais aussi les obligations des pays du G-20, les monnaies, les écarts de taux d’intérêt, l’énergie, les métaux et les indices boursiers.


En mars 2010, le fonds AHL affichait un actif sous gestion de 21 milliards de dollars américains. Il est un des rares fonds spéculatifs dont 100% des décisions d’investissements proviennent des algorithmes. Quotidiennement les prix de plus de 4000 éléments de négociations sont analysés électroniquement pour identifier des tendances ou des anomalies de marché. Une fois les signaux identifiés et les filtres de risque mis en place, les positions de transaction sont déployées et exécutées automatiquement par les systèmes eux-mêmes ou par une des 60 firmes de courtage associées. En moyenne, le fonds réalise plus de 1500 transactions journalières. Comme d’autres, le fonds a eu sa part de difficulté mais, sa moyenne historique parle d’elle-même. Depuis 1996, le rendement annualisé du fonds AHL diversifié a été de 16,6%. Une valeur ajoutée de 13,6% par rapport à l’indice MCSI.

Malgré BP et les PCAA, le Fonds FTQ se redresse

Saviez-vous que le fonds de la FTQ avait plus 1,3 million d’actions de BP? Qu’il avait aussi dans ses voûtes des vieux papiers commerciaux de Lehman Brothers et de Bears Stearns? Oui, oui les mêmes géants bancaires qui ont fissuré le mur de Wall Street en 2008-2009!

Le fonds reprend du poil de la bête

Hier après-midi j’ai eu le privilège de m’entretenir pendant près de 30 minutes avec quelques membres de la haute direction du Fonds de la Solidarité de la FTQ, dont son PDG Yvon Bolduc. Je dis: «le privilège » car, je ne m’attendais pas du tout à une invitation de leur part. Il faut dire que depuis quelque temps je leur brasse la cage régulièrement dans mes blogues. Parfois, assez solidement. Mais de bonne guerre, la relationniste Josée Lagacé m’a envoyé un courriel mentionnant qu’elle parcourt à l’occasion mes écrits et soupçonnait qu’un entretien direct avec monsieur Bolduc saurait m’intéresser. Absolument.
Il faut dire que le fonds avait de bonnes nouvelles à communiquer et que le jeu de la transparence est le meilleur remède contre une crise médiatique.  Madame Lagacé sait que les blogues marquent souvent de gros points dans l’opinion publique. Donc, j’ai été flatté de l’invitation, mais… pas au point d’enfiler des gants blancs.

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On peut battre le marché avec un produit garanti!

Avec la méchante dégelée boursière que l’on vient encore de subir… certains vont vouloir capituler et protéger ce qu’il leur reste de capital. Pour un REER, un CELI ou même pour un compte ouvert… j’ai une idée intéressante à vous soumettre. Combinez un certificat de placement GARANTI à un fond protégé et géré par Jarislowsly Fraser, peut faire des merveilles. La compagnie d’assurance SSQ a beaucoup de succès avec son CIG Boursier. Un produit hybride qui garantit le capital ET une bonne partie de la croissance.

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Invesco-Trimark se fait montrer la porte par Sunlife

Les contrats de fonds distincts Sunwise et Sunwise Elite Plus offerts par la Sunlife viennent de sortir de leurs rangs les 16 fonds de la famille Invesco Trimark.  Les fonds  rejetés sont : AIM Excellence Canadien, Trimark Équilibré mondial, Trimark Croissance du Revenu, Trimark Canadien Croissance Sélect,  Trimark Croissance Sélect, Trimark Sociétés Américaines … et leurs différentes versions selon les garanties. Ce désaveu significatif prendra effet en août prochain. Déjà les lettres aux clients ont été envoyées.

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La direction de Placements CI qui administre la gestion de ses contrats de rente variable considère que les Fonds Invesco n’ont pas été à la hauteur. Elles les remplacent donc tous par des options gérées par Signature Advisors, Epoch et Cambridge. Soit des équipes de gestion ayant su offrir plus de performance et de stabilité avec moins de risque pour les investisseurs tout en ayant des objectifs et mandats similaires. Le VP Gestion du Patrimoine de la Sunlife, Brian Taylor a joint sa signature à celle de Derek Green, le Président de Placements CI pour expliquer cette décision importante.

Exceptionnellement, ces changements seront accompagnés d’une diminution des frais de gestion. Ils ne s’en trouvera certainement pas beaucoup pour s’y opposer.

Les FNB dans le CELI, pas pour tous

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