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AIM s’efface!

Le 11 août 2008, AIM-Trimark changera de nom! Elle deviendra Invesco Trimark. En fait, c’est toute l’image d”Amvescap qui se modifie et le Canada n’y échappe pas. Le nouveau positionnement renforce le rayonnement mondial et étend sa gamme de service afin que chaque filiale interagisse avec les autres. Stratégies quantitatives, fonds cotés en bourse, gestion privée, gestion immobilière…etc. Invesco se dévoile. Avec 500 milliards d’actifs sous administration, on en venait à oublier que AIM n’était qu’un fil dans la toile Invesco.

Ailleurs dans l’industrie des fonds, Ben Cheng, l’ancien acolyte d’Eric Bushell chez Placements CI atterrit chez IA Clarington. Il y dirigera le fonds tactique de revenu. Son passage chez CI avait été très lucratif. Le fonds de revenu mensuel élevé avait connu son apogée sous sa direction.

La bonne entente entre Manuvie et CI (détenue en partie par la Sunlife) étonne encore. Manuvie ajoute à son offre de FPG les fonds Cambridgegéré par Alan Radlo. Celui-ci obtient un début d’année très intéressant malgré les turbulences.

Manuvie en profite pour ajouter à son offre Revenu Plus, des fonds bancaires populaires dont TD revenu de dividendes, RBC O’Shaughnessy, Revenu mensuel CIBC. Les autres ajouts sont Mawer (que Manuvie est sur le point d’acheter) Fidelity Discipline actions et Équilibré Canada.

Dynamique, CI et Mackenzie se sont finalement décidé et ouvre leurs plates-formes de traitement au crédit d’impôt de 10% pour les REEE québécois.  Depuis 12 mois, seules les institutions financières québécoises avaient la structure nécessaire au versement de ce boni non négligeable.

Réputation…Fragile

Parmi les effets collatéraux de l’activisme écologique, retenez que tous nos faits et gestes seront analysés et comparés avec notre discours. Le chanteur Sting vient d’en faire les frais. Depuis plus d’une décennie, il fait l’éloge de l’écologie et de la protection de la forêt amazonienne. Chacun de ses spectacles est teinté d’appels à la réduction des gaz à effets de serres. La presse s’en prend ce matin à ses nombreux déplacements en avion privé. Particulièrement un récent voyage en Allemagne au cours duquel il a préféré voyager seul, laissant 14 sièges vides.

On peut difficilement trouver meilleur contre-exemple. Il y a quelques années, son association commerciale avec Jaguar avait aussi été critiquée. Peut-on exiger de ses fans qu’ils modèrent leur consommation énergétique tout en se déplacant en jet privé et en Jaguar 8 cylindres?

Qui a caché 50 milliards de barils?

Plus le temps passe et moins je crois que les spéculateurs sont responsables de la hausse des prix du baril de pétrole. Pour comprendre la spéculation, il faut saisir la mécanique des contrats à termes ou “futures”. C’est un engagement de livraison de marchandise dans le futur… à des conditions négociées MAINTENANT. Pour “jouer” sur le parquet du pétrole BRUT, on fixe dans le calendrier une date de livraison des stocks. Ce n’est pas que du papier. Il est vrai qu’en 5 ans, la valeur des investissements dans les “commodités” est passée de 13 à 246 milliards US. Au NYMEX, si des demandes dépassent les offres, les prix montent. C’est aussi simple que ça!

oil futures

Personne, pas même les multimilliardaires de la planète ne va stocker les barils de pétrole qui font l’objet de la surenchère. On entend toutes sortes de conneries et d’hurluberlus parler à travers leurs chapeaux depuis des mois. Selon les comiques du Canal Argent, le baril serait surévalué de 20%, de 40% ou mieux de 60%! Je me suis insurgé avec eux. Maintenant, je trouve ces montées de lait ridicules.

L’histoire des Hunt

Je vais certainement me faire lancer des claques par la tête, car il est très populaire de mépriser les spéculateurs. Dire le contraire, relève de l’hérésie. Comprenez-moi bien, les spéculateurs causent de grands dommages à l’économie et ils m’emmerdent. Mais dans le cas de l’énergie, les tenir comme grands responsables est une baliverne. Revenons à nos contrats à termes.  William et Nelson Hunt étaient de célèbres spéculateurs de lingots d’argent. Dans les années 70, ils ont sciemment manipulé les prix de ce métal. Les Hunt ont fait passer le lingot de 5 à 54$ l’once. En 1973-74, ils ont liquidé leurs positions et l’once est retombée à 10$. Est-ce qu’on assistera au même phénomène? NON.

A l’époque, les Hunt avaient stocké 200 millions d’onces en Suisse dans les voûtes des banques Credit Suisse et de L’UBS. Pendant un moment, ils possédaient 50% des réserves mondiales. Leur tour de passe-passe a fonctionné, car, ils ont pris livraison de la marchandise et ont patienté. Il faut dire qu’une once d’argent est plus facile à cacher qu’un baril de pétrole. Les fonds de pension, les traders, les hedge funds et autres n’achètent pas de pétrole. Ils achètent des contrats sur la valeur future, et le revendent avant la date de livraison. Celui qui prendra livraison est celui pour qui le prix fait l’affaire. Le spéculateur n’a donc pas réellement manipulé ou influencé le prix, il a gagé. En 2005, alors que le baril était à 57$, les spéculateurs ont fait une action concertée. Ils ont gagé massivement que le baril baisserait. En 2006, il atteignait 61$. Ils ont perdu la différence. L’influence sur le prix se joue donc sur les stocks tangibles.

Severin Borenstein, économiste et directeur de l’institut de l’énergie de l’université de Berkeley a calculé que si les spéculateurs étaient responsables de 30% du dépassement du prix de baril par rapport au prix réel du marché, il faudrait qu’ils aient stocké 2,5 millions de barils de pétrole par jour !  Depuis 5 ans, plus de 45 milliards de barils se seraient accumulés quelques parts! On les aurait peut-être aperçus! En une seule année de spéculation, on se retrouverait avec plus de barils que la réserve stratégique américaine. Alors qui donc, contrôle les prix et peut se permettre de spéculer et de STOCKER pareil quantité? Comprenons que le complot spéculatif mondial n’est pas sérieux. Désolé.

Les pays qui connaissent une croissance fulgurante de leur classe moyenne (Chine, Inde, Brésil, Russie…) commandent maintenant des quantités spectaculaires de pétrole, en prennent réellement livraison et ils le brûle. Les Fonds Souverains achètent aussi réellement des actifs, mais ce sont surtout des actions de compagnies pétrolières. C’est pas ce qui fait monter les prix du brut.

Qu’est-ce qui fera alors baisser les prix?

Un changement des habitudes de consommations des occidentaux est probablement la seule arme disponible dans la lutte contre la hausse des prix. Le jeu de l’offre et de la demande est difficile à saboter.

Qui fait de l’argent?

Pas beaucoup de monde, on doit en convenir. Parmi les gestionnaires d’exception, on remarque Alan Radlo. Comme nous l’écrivions plusieurs semaines avant son embauche, Alan Radlo a joint l’équipe des Placements CI. Sa société de gestion de portefeuille Cambridge produit maintenant des résultats fort étonnants. Bien que Cambridge soit toute jeune, la méthode Radlo compte des décennies d’expériences et de succès au sein de Fidelity Investments.

Et maintenant, qu’est-ce qu’il a dans le ventre? D’abord il surclasse tous les indices canadiens avec ses fonds d’actions et de répartition d”actifsCambridge. Mais, il étonne carrément avec son fonds mondial. Celui-ci a produit plus de 16% de valeur ajoutée sur l’indice MSCI.

Et qu’est-ce que Radlo dit de bon de la conjoncture actuelle?

“Actuellement, la principale caractéristique de cette conjoncture, c’est le prix du pétrole, et ce prix est intolérable. Ses répercussions sont telles qu’il entraînera, selon toutes probabilités, un ralentissement de la croissance économique. Ce ralentissement, à son tour, entraînera le prix du pétrole à la baisse
jusqu’à ce qu’un point d’équilibre soit atteint.”… La croissance économique de la Chine, de l’Inde et des
autres pays en voie de développement est, certes, vigoureuse, mais je doute que ces pays échapperont aux effets du ralentissement dans les pays industrialisés… Chose certaine, le prix actuel du baril de pétrole n’est pas justifié par les données dont nous disposons.

La crise du crédit est-elle terminée?

La crise du crédit n’est pas terminée et d’autres surprises nous guettent peut-être, puisque les
portefeuilles de valeurs mobilières et de placements des banques contiennent encore des
éléments douteux. En dépit de tout ce que je viens de dire, j’estime qu’il serait risqué de se détourner
complètement des marchés. Nous avons connu des situations semblables en 1990-1991 au
Canada, et en 1992 aux États-Unis, et le marché s’est rétabli très rapidement à ces occasions.

Les actions US à choisir

** Si l’on en croit Bill Bonner, “la nouvelle mode sera de réduire, diminuer ses dépenses, faire avec ce qu’on a. A peine visible aujourd’hui, la frugalité se fera de plus en plus nette jour après jour. Pour l’instant, les gens sont encore un peu embarrassés… un peu honteux de devoir réduire leur train de vie. Mais bientôt, ce sera populaire… à la mode… pour enfin devenir quasi-obligatoire”.

- Hum… “les prix grimpent en Europe comme aux Etats-Unis. Le pain a augmenté de 12% en Allemagne ces 12 derniers mois. Le beurre a grimpé de 45%. Le lait, de 25%”.

- La hausse des prix provient souvent de l’émission de devises. “Forcer le monde à avaler deux milliards de dollars par jour (plus de consommation)”, nous rappelait Warren Buffett récemment, “n’est pas compatible avec un dollar stable (plus d’inflation)”. Nous partageons les inquiétudes de M. Buffett. Bernanke continue d’imprimer. Les politiciens continuent de promettre. Les ponts continuent de s’effondrer. Les quatre branches de l’armée continuent de dépenser.

- Nous avons lu avec regret il y a quelques jours que le coût estimé des soins médicaux aux vétérans américains des guerres d’Irak et d’Afghanistan dépassait les 500 milliards de dollars, un chiffre équivalent au total des dépenses militaires consacrées à ces guerres jusqu’à ce jour. Et puisqu’on parle puissance militaire, sachez que selon les estimations de Robert Gates, secrétaire à la Défense US, le Pentagone dépensera plus de 685 milliards de dollars rien que l’an prochain. C’est 170 milliards de dollars de plus que les 515 milliards proposés par le président dans son tout premier budget à 3 000 milliards de dollars.

- Et si ça ne suffisait pas, Gates ne pense pas que ce chiffre sera tenu. “Je n’ai aucune confiance en ce chiffre”, a-t-il admis. On peut s’attendre à voir les estimations grimper.

- Une centaine de milliards par ici… une centaine de milliards pas là. Qui tient les comptes ?

- Personne, apparemment.

** Mais cela ne signifie pas que le S&P 500 ne peut pas résister à l’orage. Les entreprises composant l’indice Standard & Poor’s 500 font désormais 49% de leurs revenus sur les marchés étrangers, en hausse par rapport aux 30% de 2001.

- Malheureusement, bon nombre d’investisseurs confondent indice S&P vigoureux avec économie américaine forte. Nous aurions tendance à voir les choses autrement. Nous voyons une économie affligée de dettes, plus de dettes et encore plus de dettes. Nous voyons un consommateur américain bien près de jeter l’éponge. 34% des Américains se considèrent désormais comme “non-privilégiés”.

- Ce n’est pas étonnant. Plus de 405 000 propriétaires ont vu leurs maisons saisies l’an dernier.

- La plupart des Américains de la classe moyenne — ceux qui nourrissent l’économie “achetez maintenant, payez plus tard — ont dépensé bien au-delà de leurs moyens. Les Américains perpétuent actuellement un taux d’épargne négatif. Cela ne peut pas durer éternellement.

- Le pétrole bon marché et le crédit facile ont alimenté cette ère de consommation… cette époque dorée de la gratification instantanée

- Mais les jours du pétrole ultra-bon marché sont bel et bien derrière nous. “La marine américaine, par exemple”, déclare Byron King, notre spécialiste du pétrole, “conçoit actuellement ses futures navires sur une base de 225 $ le baril pour le prix du carburant fossile”. Les jours du crédit facile semblent eux aussi comptés.

- Bref, les Américains seront forcés de consommer de moins en moins. Il nous semble que les réductions des dépenses sont la seule option.

** Les investisseurs devraient donc se méfier des valeurs qui dépendent des consommateurs américains. Nous vous suggérons notamment la prudence en ce qui concerne des entreprises comme Apple Computer ou Starbucks.

- Nous n’avons aucun reproche particulier à formuler à l’encontre de ces entreprises. En fait, nous aurions pu en choisir trois autres tout aussi facilement.

- Pour dire les choses simplement, si M. Tout-le-Monde perd sa maison et sa carte de crédit, nous aurions tendance à penser qu’il utilisera ses derniers deniers pour acheter du papier-toilette et un paquet de cigarettes, plutôt qu’un iMac dernier cri et un café à 3 $ la tasse. En plus, les actions de ces entreprises ne sont pas bon marché.

- Quant à savoir quoi acheter, posez-vous la question : quelles entreprises peuvent augmenter leurs prix dans un tel environnement ?

- Pensez à des choses dont vous avez besoin. La bière et les cigarettes me viennent en tête. Et on pourrait aussi parler du shampooing et des pansements. L’idée, c’est que même si les choses se gâtent, on continuera (du moins je l’espère) à se laver les cheveux et à bander ses plaies.

- Demandez-vous aussi si l’entreprise à laquelle vous vous intéressez peut contrôler ses coûts de base. Lorsque les prix des céréales, du boeuf et du poulet grimpent en flèche, une société de restauration peut-elle facilement répercuter la hausse de ses ingrédients de base à un client qui a du mal à joindre les deux bouts ? Les marges souffriront-elles ?

- Vous voyez l’idée. Et si vous voulez malgré tout investir sur les marchés américains, nous pensons que les meilleures valeurs, pour le moment, sont des blue chips de qualité impeccable fournissant des produits de base aux consommateurs américains et étrangers. Des actions comme Exxon, Johnson & Johnson ou Altria Group nous viennent en tête.

- Et vous, cher lecteur, à quelles actions pensez-vous ?

Oil up!

Ce matin, les résultats d’un sondage nous apprennent que la préoccupation première des Canadiens est l’énergie et surtout le coût du carburant. Ce qui est étonnant c’est que dans l’échelle des priorités, devant l’environnement, on trouve maintenant le prix de l’essence. Comme nos politiciens veulent se faire réélire, ils vont peut-être commencer à songer à des pansements. Je dois changer de voiture au mois d’août. Évidemment, les véhicules hybrides ou mêmes diesels m’intéressent. Dans chaque concession visitée, les conseillers ne comprennent pas pourquoi le gouvernement Harper vient de scrapper le programme ÉcoAuto. Je vous rappelle que pendant une très courte période, les Canadiens pouvaient espérer une remise sur l’achat ou la location d’un véhicule peu énergivore (jusqu’à 2000$). Les véhicules doivent avoir été achetés entre le 20 mars 2007 et le 31 décembre 2008. Après, niet! Fini! Harper nous dit qu’une baisse de TPS ça fait la job!

Maintenant que l’essence carbure au sommet des préoccupations des Canadiens, je me demande bien ce qu’il va trouver d’opportuniste tout en ménageant ses cowboys-pompistes de Calgary?

Ne nous faisons pas d’illusion, les prix élevés sont là pour rester. Un des plus brillants économistes du pays, Jeff Rubin estime que le prix du litre d’essence devrait encore monter de 75%! En 2007, les ventes d’automobiles ont bondi de 20% en Chine, 30% au Brésil et 60% en Russie. Rien pour le contredire. Et pour ceux qui croient que les réserves pétrolières sont encore au beau fixe et qu’on nous ment volontairement pour mieux nous extorquer, sachez que rien n’est moins certain. Oui, ça déjà été le cas, mais de nouveaux signaux économiques inquiétants ont de quoi surprendre.

Exxon, géant pétrolier américain met en vente ses 2200 stations-service. Raison: Pas assez payant! Elle ne veut plus être détaillant d’essence. Raffineur, c’est suffisant. Les consommateurs essoufflés utilisent de plus en plus leurs cartes de crédit pour payer. Ainsi, la marge bénéficiaire rapetisse. Pis dans le non-dit: les pétrolières vont se tenir loin du grabuge à venir. Les vols d’essence, vandalisme, sabotages… c’est trop difficile à gérer!

Ajouter maintenant le cas des fonds Souverains et le cocktail Molotov est à point. Tous pointent les spéculateurs pour expliquer les hausses spectaculaires des coûts énergétiques et alimentaires. On oublie un détail. Pour spéculer, comme pour le poker, ça prend des informations, une prémisse! On ne fait pas de pari sans tendance de fond ou mieux, sans informations privilégiées. Ces fonds sont au nombre d’une quarantaine dans le monde, contrôlent et gèrent les actifs d’un état. Ils protègent ainsi les richesses naturelles et financières d’un pays. Chaque mouvement de ses fonds est une transaction d’INITIÉS. Rien ne s’achète ou ne se vend sans avoir pris connaissance de secrets d’état. Le premier de ses fonds souverains ou SWF (Sovereign wealth Fund) a été crée au Koweït en 1953. Depuis 6-7 ans, les SWF des pays de l’OPEP multiplient les acquisitions stratégiques en lien avec l’énergie. Les analystes financiers du secteur voient là un indicateur très clair que les réserves mondiales sont en déclin et que la pénurie est à nos portes, 5 ans, tout au plus. C’est l’horizon de placement des fonds.

Le petit magot de Norbourg

Depuis longtemps, j’ai ma petite idée à propos de la cachette des actifs restants de Norbourg. Bien, c’est aujourd’hui que je me commets. D’entrée de jeu, je vous l’avoue, je ne crois pas que le magot soit tellement volumineux. Il est modeste et de plus, une partie serait irrécupérable. Pauvre Vinny!

Avant d’aller dans le vif du sujet, il convient que je vous avoue que la majorité des dépenses s’expliquent. On l’a su, des millions ont été flambés pour alimenter le train de vie princier de Vinny. L’analyse des déboursés et transferts douteux de Lacroix prouve qu’il a eu beaucoup de plaisir. Loge au Centre Bell:191 000$ par an, 29 000$ chez Paré, 233 000$ au restaurant le grand Café, 47 000$ au bar de danseuses Embassy de Suisse, 78 000$ à madame Rosita Ivanovna (du même bar), location de Lear Jet pour les vacances, collier de diamants de 30 000$ à la légitime… etc

depenses

Dans mon tableau ici joint, vous verrez la ventilation compilée par l’AMF. Elle est agrémentée de mes conclusions. Lesquelles sont toutes documentées et liés à des sources journalistiques ou provenant des autorités et du syndic. Ajoutons que j’ai été un conseiller et cadre de Teraxis avant son achat par Norbourg. J’ai ainsi déjà rencontré Lacroix à deux reprises et côtoyé régulièrement des conseillers et des victimes du personnage.

Des sommes récupérables

Il m’apparaît assez probable que la majorité des investisseurs lésés puissent récupérer la presque totalité de leurs économies. Suivez-moi.115 millions ont été détournés des fonds. Une bonne portion des sommes a été injectée dans les opérations de Norbourg et perdue en salaires, frais de bureau et caprices du roi. Une autre partie importante a servi a acheter des demeures aux proches et complices. La valeur de ces biens ne peut être estimée qu’à la hausse. Aux fins de l’exercice, je les estimerais seulement au coût d’acquisition, car des frais de syndic, entretien et courtage immobilier pourraient en diminuer le profit. Plus de 12 millions seront ainsi récupérés.
diamantLa plus belle surprise se trouve du côté des investissements. Lacroix a effectué quelques placements non conformes aux mandats de ses fonds. Parmi ceux-ci se trouvent Planure, Hockey Sport DLL, Zip Jeans, le Grand Café…et Dianor! Ernst & Young a réussi à en soutirer 12 millions de dollars et un autre gain important n’est pas écarté. 8% de l’actif de cette exploratrice diamantifère est sous son contrôle (10,5 millions d’actions). À 27 cents l’action, il reste donc au moins 2,8 millions $ en réserve. J’estime à 20 millions la somme récupérable des divers placements.

Peu avant la déconfiture de Norbourg, sous les bons conseils du fonctionnaire Jean Renaud, Lacroix a fait une déclaration d’impôt volontaire de 28 millions et 10,8 millions ont été versés d’avance. Le gouvernement du Québec a déjà annoncé que les sommes en jeu seront retournées aux investisseurs.

Ajoutons ensuite les prêts, achats de clientèles et prêts aux conseillers financiers qui “encourageaient” la famille Norbourg. L’AMF a déjà les noms et coordonnées de différents prestataires de ses remerciements pour “services rendus”. Dans la plupart des cas, les conseillers qui ont cédé leur clientèle l’ont fait à des conditions défiant toutes logiques parfois à des prix dépassant de 25 à 200%, les sommes couramment offertes par le marché. Je connais même un conseiller de la région de Québec qui a vendu sa clientèle 250 000$ à Lacroix, le 24 août 2005. Ils devaient passer chez le notaire le 25, mais la descente policière a fait avorter la vente. Le conseiller a conservé le montant ET sa clientèle. Pour ses nombreux cas “DOUTEUX” j’estime que le syndic peut en récupérer aisément près de la moitié, soit 4 millions.

La CDP et Desjardins doivent rembourser 13 millions

En relisant les nombreux reportages sur la vente de Teraxis et des fonds Evolution on s’aperçoit qu’elle a été réglée en accéléré. Après le refus des offres de Dundee et de Standard Life, en 2003, Teraxis a négocié avec Norbourg. Le magazine spécialisé Conseiller a révélé dans son édition de juin 2006 que les délais normaux ont été raccourcis suite aux interventions politiques des dirigeants. Le rôle de l’ancien président de la Caisse de dépôt et placement du Québec, Jean-Claude Scraire est pour le moins nébuleux. Parmi les paiements à des consultants, le syndic a retrouvé des versements de 43 000$ à sa firme JCS Stratégies sans justification…. Il est aussi de notoriété publique que monsieur Scraire s’apprêtait à devenir membre du conseil d’administration de Norbourg. Ces faits et quelques autres m’amènent à penser que la CDP se doit de rembourser aux investisseurs le fruit de la vente de Teraxis et des fonds Evolution, soit 10,4 millions. Tant qu’une enquête démontrant hors de tout doute qu’aucun conflit d’intérêt ou influence politique n’a facilité la vente à Norbourg, les apparences jouent à l’encontre de la CDP.

Bien des investisseurs frileux ont été convaincus de faire confiance à Norbourg, car la Caisse de Dépôt lui a confié les clefs. Après tout, il est de la famille, il est un ancien employé. Ensuite, Lacroix confiait régulièrement être gestionnaire pour une division du Mouvement Desjardins. C’était vrai. Il a été démontré et précisé par Vincent Lacroixlui-même que le placement de la division Opvest de Desjardins dans l’administration de Norbourg a été dilapidé ou perdu dans des mauvais paris financiers. En 2004, devant le flot de rumeurs inquiétantes jumelé à la vantardise de Lacroix sur son contrat avec Desjardins (censé être confidentiel), Opvest a racheté son investissement. Lacroix y a ajouté 2,8 millions de façon purement arbitraire, comme paiement d’intérêt. Desjardins refuse de rendre les 22,8 millions. Elle n’est pas un organisme de charité prétend t’elle. Non, mais elle a servie de caution morale et comme mouvement coopératif et d’entraide voilà une belle occasion de valider leur slogan pompeux “ceci n’est pas une banque”. Qu’elle reprenne ses 20 millions, on peut comprendre à la limite… mais les intérêts “fictifs de 2,8 millions sont totalement injustifiables et doivent être remboursés!
Bref, le total des sommes récupérables est important, sur le déficit de 115 millions, 75 millions peuvent être recouvrés. 31 millions ont déjà été pigés dans les poches de tous les conseillers financiers de la provinces par le fonds d’indemnisation. L’AMF branle donc dans le manche pour 9 millions! Avec la quantité de poursuites et la qualité de la preuve, elle récoltera au moins 5 fois ce montant! On comprend que si le gouvernement du Québec injecte les sommes manquantes, l’AMF pourra rembourser d’ici 36 à 60 mois.

Les pistes du petit magot

La juricomptable Guylaine Leclerc a été la première a parlé deblanchiment d’argent dans le cas de Norbourg. Lors du procès deVincent Lacroix, madame Leclerc a démontré avec aplomb que les 26 comptes de banque utilisés par des transactions sans queue ni tête ne servaient qu’à noyer les traces et ramener ensuite l’argent dans l’entreprise ou dans les poches du dirigeant pour prendre des airs légitimes. Contrairement aux cas habituels, les paradis fiscaux ont passablement été épargnés dans ses stratagèmes. Mais, la volonté de brouiller les pistes est facilement identifiée.

En a t’il conservé ou caché quelques parts? Sans doute, mais après avoir juxtaposé plusieurs pièces du casse-tête, j’en conclus qu’il en reste moins qu’on serait porté de le penser.

Au début des années 2000, Norbourg a eu des activités en Suisse. Ses nombreux voyages faisant foi de son ambition à y établir une filiale européenne. Lacroix a été administrateur de Cybel et de Eurobourg. Il a été de ceux qui ont conseillé le fonds de retraite des enseignants du comté de Valais (CRPE). On a pointé du doigt sa mauvaise gestion responsable en partie de la fonte de 112 millions de francs suisses. Descommissions secrètes ont finalement été mises au jour et des Québécois ont défilé dans la presse locale. Le tout s’est terminé en queue de poisson et a terni la réputation de Norbourg en sol helvète. En 2005, ils n’ont eu autre choix que de fermer les portes.

On a retrouvé la trace de deux dépôts totalisant 200 000$ versé à la Banque cantonale de Fribourg. Pas de quoi faire une retraite de pacha.

Dans toute l’analyse de l’AMF, il y a 3 postes dans lesquels je considère que Lacroix a pu se servir pour “expatrier” un magot. Les déboursés divers qui totalisent 6,8 millions, les dépôts dans des comptes en fiducies d’avocats et de notaires:4 millions et le plus suspect, les versements faits à des bénéficiaires inconnus : 5,4 millions. On est donc devant un “possible” jackpot de plus de 16 millions.

Je crois personnellement que la vérité se situe quelque part au centre. 8 millions…ont peut-être été dirigés en Suisse ou aux Bahamas… ou mieux, sagement investis dans une banque canadienne!

Parmi les consultants “suspicieux”, on trouve Martin Tremblay de Dominion Investments. 534 000$ ont été versés à sa firme pour de la recherche et du développement d’affaires!!! Ça fait cher les interurbains! Tremblay croupit dans une prison américaine pour une affaire de blanchiment d’argent. Donc, il sera difficile de faire des retraits.

Autre anomalie, le 26 mai 2005, 2 millions sont passés de Northern Trust à Norbourg International puis dans le compte en fiducie de l’avocat Robert Hindle. Me Hindle dit avoir transféré la somme dans des fonds des Bahamas (identifié plus tard comme appartenant à Ivest et Focus) sur les ordres de Lacroix. Affirmation niée par le principal intéressé. Le plus drôle? Si les 2 millions y ont été transférés, la mine déconfite de Lacroix s’explique, car à ses accusations criminelles s’ajoutent le fait que ses fonds offshore viennent de planter, l’actif s’est évaporé et …lesadministrateurs en fuite.

Coup d’oeil sur Criterion!

Les conseillers financiers connaissaient déjà la famille Vengrowth. Ils offrent depuis des années des fonds de capital de risque. À Vengrowth s’est ajouté Criterion qui proposent un fonds liés aux infrastructure de l’eau et un fonds mondial d’énergie propre, le Criterion Global Clean Energy. Il n’a pas encore un an mais déjà les résultats sont prometteurs.

Depuis août 2007, le fonds de catégorie U (non couvert par les fluctuations des devises) a progressé de 9,8%. Étonnamment si vous aviez choisi de vous protéger contre les effets des taux de change, la performance aura été de seulement de 2,7% dans la version F. C’est tout de même une belle performance, car à l’exception du fonds Acuity environnement sain (10% sur 1 an), les gros fonds éthiques et environnementaux ont tous connu des résultats décevants sur 1 an.

Criterion Blobal Clean Energy mise entre autres sur l’énergie éolienne, solaire, géothermique, l’énergie de vagues, l’hydro-électricité, Les piles à combustible… et quelques autres secteurs en développement. Les titres vedettes sont Vestas, Gamesa, FPL Group, Williams Cos, Wacker chemical, Itron inc, Memc electronic material, BG Group, El Paso group et Energias del Portugal.

Comme des rats!

On ne les espérait plus et voilà qu’elles tombent. L’affaire Norbourg rebondit encore une fois avec l’arrestation ce matin de plusieurs personnes en rapport avec cette affaire qui a floué plus de 9000 investisseurs pour un total de 130 millions. La GRC a mit du temps mais, elle a finalement porté des accusations sérieuses. Lacroix et ses cinq complices (car c’est clair qu’il y en avaient) sont accusés de fraudes, détournements de fonds, complot pour fraudes, fabrication de faux et… blanchiment d’argent! Les perquisitions des dernières heures ont portés fruits. On sait pour l’instant que Félicien Souka, le créateur du système informatique de falsification des états de comptes, fait parti des individus arrêtés aujourd’hui. Serge Beugré, ancien vice-président de Norbourg, le vérificateur Rémi Deschambeault, Jean Cholette, le contrôleur financier, …et même un fonctionnaire de l’impôt: Jean Renaud ont été inculpés. La GRC a établi que 95 millions de dollars appartenant aux investisseurs ont circulé entre leurs doigts.

Au cachot, les rats!

Norbourg:Les rats sont coincés!

On ne les espérait plus et voilà qu’elles tombent. Le dossier Norbourg rebondit encore une fois avec les arrestations ce matin de plusieurs personnes en rapport avec cette affaire qui a floué plus de 9000 investisseurs pour un total de 130 millions. La GRC a mit du temps mais, elle a finalement porté 922 accusations! Lacroix et ses cinq complices (car c’est clair qu’il y en avaient) sont accusés de fraudes, détournements de fonds, complot pour fraudes, fabrication de faux et… blanchiment d’argent! Le graphique suivant montre les 4 phases de l’enquête de la GRC.

grc enquête

Les perquisitions des dernières heures ont portés fruits. On sait pour l’instant que Félicien Souka, le créateur du système informatique de falsification des états de comptes, fait parti des individus arrêtés aujourd’hui. Serge Beugré, ancien vice-président de Norbourg, le vérificateur Rémi Deschambault, Jean Cholette, le contrôleur financier, Jean Renaud, fonctionnaire au ministère des finances du Québec ont aussi été inculpés.

Voyez la galerie de photos de LaPresse… c’est réjouissant!

La GRC a établi que 95 millions de dollars appartenant aux investisseurs ont circulé entre les doigts de ces individus. Au cachot, les rats! Maintenant qu’ils sont formellement accusés, nous allons peut-être savoir à quel endroit, les millions restants sont cachés. Ce qui me fait particulièrement plaisir dans ces arrestations, c’est de voir le nom de Rémi Deschambault. Ce comptable vérificateur de Vincent Lacroixdevait être des plus conciliants pour ne rien trouver d’anormal dans les affaires de Norbourg. D’ailleurs, au procès pénal de Lacroix, on a démontré que des faux rapports attribués au gardien de valeurs Northern Trust ont été trouvés dans les bureaux de sa firme Deschambault-Saint-Jean à La Prairie.

Dans le numéro de L’Actualité de février 2006, on faisait état que: …”Dans le cas de Norbourg, le comptable Rémi Deschambault, chargé d’approuver les états financiers des fonds Norbourg, avait ses bureaux à la même adresse que les Systèmes financiers Nortek, propriété deVincent Lacroix. L’immeuble, situé à La Prairie, appartenait au comptable, jusqu’à ce qu’il le vende, en 2004, à Vincent Lacroix pour la somme de 1,4 million de dollars. L’évaluation municipale était de 325 000 dollars!…”

Monsieur Deschambault avait aussi beaucoup de poids pour Lacroix, car Il était membre du comité de surveillance de la Caisse Desjardins de La Prairie. Dans cette caisse, plusieurs des sociétés du Groupe Norbourg y détenaient des comptes corporatifs.

Pas de doute, il SURVEILLAIT très bien les comptes! Les bons comptes font des bons amis!

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