Archives pour la categorie ‘planification’

LA recette pour protéger ses économies

Mieux que les Saisons de Clodine! ENFIN dévoilée: LA recette pour éviter les grandes fluctuations boursières, les pertes irrécupérables, les conseils douteux et les malhonnêtes! On prend des notes à la maison…

La compagnie d’assurance La Capitale lance un compte Suisse???

La Capitale s’attaque au lucratif marché des comptes bancaires à haut rendement. Pour affronter le lion d’ING, la compagnie d’assurance de Québec a choisi comme emblème le Tamia rayé! Le Compte Suisse de CAP direct veut aussi aller gruger des parts de la Banque Manuvie, HSBC Direct et Promutuel!

Bien que le nom «Compte Suisse» porte à confusion, Madame Montmigny de La Capitale m’a bien indiqué qu’on veut plutôt symboliser le réflexe «économe» du petit rongeur. À ne pas confondre avec … le côté obscur du «fraudeur fiscal» qui se sert des comptes Suisse et du fameux secret bancaire. Lire Plus

Et si vous gagnez les 50 millions de lotto max?

Vendredi, on fait tirer un gros lot de 50 millions $. C’est énorme! C’est un joli magot et il peut être à vous! Il est aussi possible que vous deviez le partager avec d’autres heureux chanceux ayant la même combinaison. Ce serait même souhaitable.

Suivez-moi sur Twitter: @fabienmajor

Alors, supposons que vous gagnez 50 millions que faites-vous? Vous vous payez une villa dans les Alpes, un condo en Caroline du Sud, un voilier de 125 pieds, trois ministres, 200 palettes de ShamWoW, Neverland…? Vous aurez l’embarras du choix. Croyez-moi les propositions vont vous pleuvoir dessus. Comme guide de survie, je vous propose de suivre ces conseils: Lire Plus

Les acheteurs de fonds Indiciels perdent leurs chemises

On aura beau «payer» les investisseurs, ils obtiendront toujours des rendements désastreux à long terme. Preuve est faite que les acheteurs de fonds négociés en bourse ne battent pas les indices. Pire, ils font moins bien que plusieurs fonds communs bas de gamme. Ce constat ne vient pas de prétentieux ou de conseillers en manque de clients, mais de John C. Bogle, fondateur du groupe de fonds indiciels Vanguard. Un géant américain qui administre 1,3 billion de dollars. Si on peut rattacher la paternité de l’investissement indiciel, c’est bien à monsieur Bogle. Lire Plus

Achetez des CPG à la banque, pas une bonne idée!

Vous êtes retraité? Acheter des CPG à la banque ou à la caisse, c’est une très mauvaise idée. Si vous les détenez hors du REER ou du CELI, sachez que les CPG et dépôts à terme ne sont pas tous égaux!

Ce matin, François Provost m’a rendu visite et m’a fait une démonstration qui m’a vraiment étonné. En achetant une CPG à la banque ou à la caisse du coin, on sait déjà que les intérêts seront pleinement imposables, mais si vous souscrivez plutôt à des produits de dépôts auprès d’un assureur, ils deviennent admissibles à un crédit pour revenu de pension de 2000$ par année. Ce n’est pas négligeable! Lire Plus

Mangerez-vous du Soleil Vert?

Cette question je l’entends des dizaines et des dizaines de fois par an de la part de clients et d’amis. Je dis souvent 10%, mais d’évidence, si l’espérance de vie continue de progresser,  on va être dans le pétrin et le scénario catastrophe va se réaliser: survivre à ses placements.

Quoi de pire que de s’apercevoir qu’on est devenu un «p’tit vieux de 90» en bonne forme, mais… cassé comme un clou!

-Ma planification, mon tit-gars a été conçu à partir de mon espérance de vie en 2010. Pas de chance, je l’ai dépassé! Ma banque veut me débrancher comme dans Soleil Vert! Lire Plus

Les acariens du portefeuille

Si autant d’investisseurs se plaignent de la pauvreté de leurs rendements, on peut dire que c’est relié directement au degré d’implication. Moins on s’implique, moins on vérifie et moins on mesure… alors, le temps ,la poussière et les acariens font leurs oeuvres. Il est incroyable de constater à quel point, au fil des ans, certains ont accumulé un véritable fouillis dans leurs placements .  À force de vouloir diversifier, ils se sont plutôt éparpillés. Je rencontre à chaque semaine des investisseurs qui ne rouvrent plus leurs enveloppes de placements de peur d’y trouver des squelettes! Pas surprenant qu’un sondage Léger Marketing pour le compte de BMO, conclue que 20% des investisseurs ne connaissent pas la composition de leur portefeuille de placements.

Je rencontre parfois des gens qui ont des comptes dans quatre institutions, avec quatre conseillers, mais dont les placements sont TOUS investis dans les mêmes catégories. En évitant de mettre leurs oeufs dans les mêmes paniers, ils ont plutôt réalisé une belle omelette. Relevons nos manches et ouste: faisons un peu le ménage!

- Commencez par placer vos états de compte par institution et en ordre chronologique décroissant. Pourquoi pas dans un cartable bien identifié? Pour faire des comparaisons ou des analyses, le relevé de juin 2001 ne servira pas beaucoup! Gardez sous la main les 5 dernières années.

- Placez en couverture ou en première page votre profil d’investisseur et la date de sa dernière mise à jour. Cet outil de diagnostic est un des plus précieux. Il détermine votre horizon de retraite, vos données personnelles et votre tolérance à la volatilité. C’est votre «profil génétique» d’épargnant. Il y a des placements qui vous occasionneront des réactions allergiques, si vous n’en tenez pas compte! Comme avec une brosse à dents, un profil d’investisseur ne se prête pas entre conjoints. Chacun-pour-soi.

- Identifiez le ou les conseillers que vous jugez les plus compétents ou les plus à l’écoute de vos besoins. Il est bon de diversifier par institutions et classe d’actifs, mais vous pouvez très bien faire ce travail avec seulement une ou deux personnes de confiance. Un conseiller indépendant a l’avantage de pouvoir offrir les solutions de toutes les grandes sociétés financières. Privilégiez les gens qui communiquent facilement avec vous; ceux que vous comprenez!

- Comparez vos rendements aux moyennes ou médianes de catégories d’actifs. Votre conseiller doit pouvoir vous prouver par écrit que vos rendements sont aussi bons que la moyenne. Sinon, apportez des ajustements nécessaires.

- Prévoyez un calendrier de contact et d’évaluation sur 12 mois. Ne vous limitez pas à la rencontre annuelle de contribution à votre épargne-retraite . Vous pouvez prévoir chaque année deux évaluations en personne et deux autres par téléphone. Une fois par an, ce n’est pas assez. Il est temps de vous intéresser à vos affaires!

Un fonds moins risqué et plus payant que les FNB

J’aime bien observer les choix des assureurs en matière d’options de placement. C’est connu, une compagnie d’assurance par définition, ça ne veut pas payer. Pourquoi ne trouve-t-on pas davantage de FNB (fonds négociées en bourse) dans les choix des polices d’assurance vie ou de fonds distincts? La réponse: Les indices sont souvent trop volatils et risqués à leur goût. 2008 a été une vrai catastrophe pour les assureurs qui couvraient les baisses de marchés boursiers. Or, depuis 2009 elles ont ajustés leurs produits en fonction d’un nouveau risque: La  chute soudaine et dramatique de valeur des actions des institutions financières. En observant de près les résultats des grands fonds communs de placement, les fonds équilibrés ou de répartitions d’actifs de Fidelity, ont ravis plusieurs. Ils battent les indices avec moins de volatilité. On a maintenant les statistiques sur 15 ans du gigantesque fonds Fidelity Répartition d’Actifs canadiens. Il a procuré 105% du rendement du SP/TSX avec seulement 61% de sa volatilité. L’effet est remarquable sur le graphique suivant. Ce fonds a su couper les excès des bulles spéculatives et profiter des rebonds. Aux dernières nouvelles, les assureurs Canada vie, SSQ Groupe Financier et Standard ont ajouté des fonds de Fidelity à leurs offres de fonds distincts.  Manuvie, Sunlife,Transamerica et Industrielle-Alliance avaient déjà fait ce bon pari.

Cigale, fourmi ou bousier?

On qualifie souvent les investisseurs de cigale ou de fourmi. La fable deJean de la Fontaine servait justement à illustrer les bienfaits de l’économie et de la gestion de son budget. Mais c’est plutôt simpliste. Il y a certainement d’autres types d’épargnants. Si en général, il vaut mieux être une fourmi qu’une cigale…, on peut dire qu’en introduisant la taxation dans le règne animal… il est plus tentant de chanter tout l’été.Serge Rouleau a même été plus loin. En 2008, il a fait l’effort de chiffrer l’impact de l’épargne taxable comparativement à la «dépense systématique»… et la cigale finit première, car elle se fait récompenser par l’état!

Regardons de plus près d’autres types investisseurs qu’on retrouve parmi les insectes et autres petites bebittes.

Limace: C’est le genre d’investisseur qui se meut péniblement jusqu’à la banque ou caisse du coin… en bavant contre le système financier. Sans colonne ni résistance, on lui sert automatiquement le produit financier à la mode ou peu lucratif. Il s’en contente sans question.  Il est du genre à avaler toutes sortes de salade.

Abeille: Cet investisseur ne peut s’arrêter de butiner. Sans plan, sans logique, sans objectif… il fréquente des tas d’institutions financières dans l’espoir de trouver un nectar plus doux. Sa quête s’arrêtera peut-être le jour où il prendra conscience que le miel a été consommé par ses frais bancaires et qu’il ne lui reste pas grand-chose pour ses vieux jours.

Luciole: dotée de la bioluminescence, l’épargnant luciole se croît très brillant. En fait, il parvient effectivement à faire de bon coup de temps à autre, mais c’est pour séduire la galerie. Il faut 5000 lucioles pour produire l’éclat d’une seule bougie!

Bousier: Celui-ci est très actif durant les phases d’expansion économique. Lorsque des titres boursiers ou produits financiers de merde se mettent à connaître des soubresauts et des gains inespérés, il y a à parier que les bousiers ne sont pas loin. Avec leviers et options, il roule un titre de merde en plus grosse boulette. Il attire alors l’attention comme les banquiers avec leurs énormes réserves de «subprimes». Mais, qu’elle soit grosse ou petite, ça reste toujours de la merde… et c’est encore le petit épargnant qui se fera rouler!

Monarque: Ce papillon plein de grâce est fascinant à observer. Toute l’énergie qu’il emmagasine le transportera vers les pays chauds en automne. Au printemps, il amorcera le périple inverse. Aucune autre espèce ne réalise une telle migration deux fois. Comme l’investisseur qui s’est fixé le but précis de retraite au soleil, le monarque parcourt des milliers de kilomètres. L’accouplement et la ponte motivent leurs  déplacements. Le retraités préfèrent plutôt la chaise longue et le mojito.

Éphémère: C’est un visiteur ponctuel des marchés boursiers. Il ne vit que le temps d’une séance. Dès sa première perte il se retire, vend les quelques billes qu’il lui reste et ne se présente plus sur les parquets. Il fait le bonheur des bousiers et autre parasites   financiers.

Araignée:
Les araignées communes des maisons sont comme l’investisseur intéressé. Elles sont utiles. Elles éliminent des parasites qui nous embêtent  en boudant les sociétés mal gérées et tissent la toile qui retiendra, sa progéniture, sa niche et son garde-manger. Chaque fil est comme une stratégie qui s’intègre dans son plan de vie. Les vents et les évènements destructeurs ne la feront jamais renoncer. Tisser sa toile est une oeuvre à long terme qui rapporte.

Mante religieuse: Elle ne symbolise pas proprement dit un investisseur, mais plutôt un joueur clef de l’industrie: le preneur ferme. C’est-à-dire une institution qui émet sur les marchés boursiers les actions que les épargnants voudront acquérir. Bien qu’elle soit attirée follement vers son partenaire (l’investisseur), la banque d’affaires va conseiller à ses clients l’achat de son titre nouvellement émis… mais sa voracité trop difficile à contenir lui dictera de le bouffer vivant par la tête! Il est trop fréquent de voir des banques d’affaires cannibales et vendre massivement des titres qu’elle suggère avec enthousiasme à sa clientèle de particuliers.Goldman Sachs n’est pas une exception.

Punaise: Comme le daytrader, la punaise dépend exclusivement de son hôte. Elle a d’ailleurs une durée de vie similaire soit environ 24 mois. La punaise des lits et le spéculateur boursier sont des ectoparasites de l’être humain, c’est-à-dire qu’ils vivent sur l’être humain ou à proximité. Ils vivent généralement en petits groupes et passent leurs journées cachées dans les fentes et les fissures des habitations et des parquets boursiers. Les spéculateurs à court terme vampirisent tout ce qu’ils trouvent. Biens durables, commerces de détails, sociétés pétrolières, sables bitumineux et denrées périssables de toutes sortes. Ils s’infiltrent partout.

92% des planificateurs sont des vendeurs

Vous avez sans doute lu mes prises de position sur l’IQPF et sur les commentaires déconnectés de sa porte-parole. Pour vous remettre dans le contexte, à l’Institut québécois de Planification financière, on considère que les campagnes de vigilance de l’AMF ne visent pas les planificateurs financiers, car ils ne vendent rien. Ils n’offrent que des conseils. Pardon?

Je ne pouvais pas le croire et maintenant, statistiques en main j’affirme qu’on berne le public et on manque sérieusement de respect envers les planificateurs. Hier matin pour en avoir le coeur net, j’ai téléphoné à la Chambre de Sécurité financière, le bras déontologique des professionnels de la finance au Québec. Monsieur Vincent Pâquet m’a gentiment dirigé vers les liens du nouveau site de la Chambre qui contiennent les données les plus récentes et il m’a aussi transmis les données complémentaires que je vous présente.

Concrètement au Québec, il y a 32 400 conseillers. De ce nombre, 53% sont des femmes, 86% sont francophones et 82% ont entre 30 et 60 ans.

Pour ce qui est des champs de pratique, on retrouve 12 300 membres qui offrent des produits de placements et de protection des compagnies d’assurance. 4 400 offrent des assurances collectives, 24 000 des fonds communs, 900 des plans et bourses d’études et 4 800 de la planification financière. Si on additionne tous ces permis, on arrive à un total de plus de 46 000… sur 32 000 membres. On comprend que certaines personnes possèdent plus d’un permis.

Revenons à ce qui nous intéresse; les planificateurs financiers.  Ils représentent 13,6% des conseillers inscrits et parfaitement en règle. De ce nombre, si je retire ceux qui n’ont strictement rien à vendre, car ils n’ont pas de permis en fonds, ni assurance, ni bourse d’études… il en reste 407! À peine plus de 8% de ceux qui préparent une planification financière et successorale n’ont pas en tête, une commission générée par un produit financier qu’ils vont ensuite vouloir vous vendre. Soit 1,26% de l’industrie. Des 407, il y en a un bon nombre qui ne fait même pas de planification. Ils ont le titre, car ça paraît bien de le combiner à leur fonction de comptable, notaire , actuaire, avocat… ou même de gérant d’un guichet automatique!

Sur les 4 800 planificateurs, très peu vivent de la planification financière. Le titre est galvaudé royalement afin de rehausser la crédibilité du personnel au service à la clientèle et de la force de VENTE des réseaux captifs. Donc, 4 393 ou 92% des planificateurs sont des vendeurs. C’est assez clair. Dans les banques et caisses, plus d’une fois on m’a confirmé que c’était un obligation d’obtenir le titre de planificateur pour conserver un emploi dont les tâches n’inclueront JAMAIS de la planification. Est-ce une situation de conflits d’intérêts? Certainement. Alors lorsqu’à l’IQPF on s’époumone en clamant que les membres n’ont pas besoin d’être «investigués» car il n’offrent pas de produit… on joue la comédie ou on fait les innocents comme le maire Tremblay. Et s’ils ne sont pas vendeurs, dites-moi, que font tout ces gens avec des permis de VENTE de produits d’assurance ou de placement?

Sachant que seulement 1,26% des professionnels de l’industrie n’a rien à vendre, peut-on tout de même être bien conseillé? OUI. Il n’y a pas de mal à être vendeur. C’est un métier intéressant et  très valorisant.  Il est cependant très hypocrite de prétendre que les planificateurs vivent des conseils alors que les statistiques démontrent que c’est la VENTE qui leur donne à manger. Alors attention, si vous souhaitez obtenir les services et produits d’un professionnel aux mains libres, assurez-vous que celui-ci n’a pas de quota de vente ou pire, qu’il n’est pas obligé d’inclure un certain pourcentage des produits du catalogue exclusif de sa firme. Autrement, on fait passer les intérêts de l’institution financière AVANT ceux des clients. Par exemple, si le planificateur travaille pour l’industrielle-Alliance, Investors ou la Banque Nationale, exigez par écrit que ses solutions proposées proviennent de tout autre manufacturier. Point. On refuse? Allez chez un conseiller ou planificateur indépendant qui n’a aucun lien d’emploi avec une quelconque institution.

Oui, chacun a le droit de gagner sa vie. Mais, chaque client a aussi droit de ne payer QUE le nécessaire et de connaître les ramifications et points de pression qui influencent la pratique des conseillers et planificateurs. Il faudra surement à en venir un jour aux mêmes conclusions que le législateur Australien en est venu: FINI les commissions.

Au lieu de vouloir protéger son membership à tout prix comme une micro centrale syndicale de poseurs de bardeaux, les dirigeants de l’IQPF devraient tendre la main aux autres professionnels et coordonner ses efforts d’éducation du public avec ceux de l’AMF. Est-ce que l’équipe en place a suffisamment de diplomatie et de talents pour le faire?

Blog Widget by LinkWithin
Haut de Page