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Malgré BP et les PCAA, le Fonds FTQ se redresse

Saviez-vous que le fonds de la FTQ avait plus 1,3 million d’actions de BP? Qu’il avait aussi dans ses voûtes des vieux papiers commerciaux de Lehman Brothers et de Bears Stearns? Oui, oui les mêmes géants bancaires qui ont fissuré le mur de Wall Street en 2008-2009!

Le fonds reprend du poil de la bête

Hier après-midi j’ai eu le privilège de m’entretenir pendant près de 30 minutes avec quelques membres de la haute direction du Fonds de la Solidarité de la FTQ, dont son PDG Yvon Bolduc. Je dis: «le privilège » car, je ne m’attendais pas du tout à une invitation de leur part. Il faut dire que depuis quelque temps je leur brasse la cage régulièrement dans mes blogues. Parfois, assez solidement. Mais de bonne guerre, la relationniste Josée Lagacé m’a envoyé un courriel mentionnant qu’elle parcourt à l’occasion mes écrits et soupçonnait qu’un entretien direct avec monsieur Bolduc saurait m’intéresser. Absolument.
Il faut dire que le fonds avait de bonnes nouvelles à communiquer et que le jeu de la transparence est le meilleur remède contre une crise médiatique.  Madame Lagacé sait que les blogues marquent souvent de gros points dans l’opinion publique. Donc, j’ai été flatté de l’invitation, mais… pas au point d’enfiler des gants blancs.

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2 gestionnaires optimistes

Au cours des 5 derniers jours, j’ai pu rencontrer en personne deux gestionnaires institutionnels de premier plan. Gaelen Morphet d’Empire vie (EL Financial) et Stephen Jenkins, cogestionnaire des fonds CI Harbour. Ces deux gestionnaires de style valeur sont assez optimistes. Jenkins mentionnait que pour la deuxième fois en 12 mois, il recommence à déployer son encaisse. On se souviendra que lui et Gerry Coleman avaient déjà gonflé à près de 40% l’encaisse du fonds CI Harbour et à près de 50% celui du Fonds Harbour Croissance et Revenu. Parmi les achats et titres fétiches, il a souligné la qualité de certaines sociétés liées à la technologie et se dit très optimistes pour Cisco, Intel, Microsoft et Taiwan Semi conductor. L’action de la Financière Manuvie retient aussi l’attention de l’équipe de gestion de portefeuille de la décennie au Canada. Les activités de Manuvie tant aux États-Unis qu’en Chine sont très lucratives et cette multinationale en services financiers pourrait en surprendre plus d’un au cours des 3 années à venir. Lire Plus

Caissier coupable de vol à la CIBC, nommé directeur adjoint chez Investors

Je viens de passer au travers de la décision du comité de discipline de la Chambre de la Sécurité financière concernant un ancien employé de la CIBC, Redouane Talbi. On a conclu que les infractions reprochées à Talbi sont excessivement sérieuses et vont droit au cœur de la profession.  La norme en cause fait partie d’un ensemble de règles qui entendent maintenir le plus haut standard d’intégrité et de probité chez le professionnel qui œuvre dans le domaine financier et auquel le public est en droit de s’attendre. Pour ses raisons, la Chambre vient de le radier temporairement pour 3 ans et ça me semble encore bien peu. Lire Plus

Le gestionnaire de la décennie: un vulgaire gérant de fonds!

Le gestionnaire de la décennie est un vulgaire gestionnaire de fonds communs ! Quelle hérésie ! Les prétentieux et puristes de valeurs mobilières et de gestion autonome ne doivent pas la trouver drôle. Gerry Coleman, le fondateur de Harbour Advisors et gestionnaire des fonds CI Harbour, CI Harbour revenu et croissance, et ses équivalences étrangères vient de se hisser au sommet parmi 960 de ses pairs. Il a devancé les gérants de grosses caisses de retraite, les Jarislowsky, les Montrusco, les Fidelity, les Beutel Goodman, et bien sûr les gros canons de RBC, CIBC, TD, Investors, Desjardins et autres.

La dernière décennie a été marqué par la bulle et l’éclatement des titres techno, la chute des tours du WTC, la guerre en Afghanistan, en Irak, la quasi-faillite de Wall Street, l’élection de George Bush et de Stephen Harper, les chansons de Marie Mai… et j’en passe. Les catastrophes n’ont finalement été qu’un terrain de jeu pour Gerry Coleman.

Pour ma part, je lui fais confiance depuis 9 ans. Je suis allé l’entendre la première fois, au Sheraton de Laval au printemps 2001. A l’époque, les médias financiers n’en avaient que pour Bombardier. Quelle belle compagnie de chez nous ! Lui nous apprenait qu’il larguait le titre. Il a «dumpé» des centaines de millions de dollars en actions de Bombardier à 21 ou 22$ ! Pourquoi ? Il ne comprenait plus la société, elle s’était éparpillée et gonflait dangereusement sa dette. On connaît ensuite la cascade de problèmes qui a miné le fleuron de Valcourt.

Ce genre de geste caractérise Gerald Coleman. Ça fait 35 ans qu’il suit la méthodologie de Buffett et de Templeton. Il est moins riche que ces derniers, mais avec ses 15 milliards sous gestion, je suis certain qu’il n’est pas à plaindre. Avec 30 ou 40 titres à la fois, il grossit son encaisse en période de croissance et comme un renard qui observe le poulailler, il saisit ses proies lorsque la pagaille s’installe dans la basse-cour. Il prend d’ailleurs un vilain plaisir à plumer ses rivaux. Il a toujours assez de liquide en poche au moment où ses confrères doivent se départir d’actions de qualité. Ils sont souvent forcés de céder des entreprises de qualité. Les autres gestionnaires sont confrontés à des ventes nettes négatives, car les investisseurs vendent comme des poules décapitées… au pire moment. Coleman n’achète que lorsque les actions sont dans la zone d’aubaine ! C’est là que se trouve son savoir-faire. Il sait évaluer correctement des actions qui généreront de la valeur dans 4 à 5 ans.

Au cours de la dernière décennie, le fonds 5 étoiles Morningstar CI Harbour affichait un rendement annuel moyen de 9% NET de frais. C’est très fort, mais, il y en a qui ont fait mieux. Par exemple, le fonds métaux précieux de RBC a produit 26,7% par an depuis l’an 2000. Il faut dire que la méthodologie de l’équipe du Globe and Mail (qui a choisi le gestionnaire de la décennie) imposait des barèmes précis. Ils ont exclu les produits dont les gestionnaires ont été remplacés aussi souvent qu’un coach du «Canadien de Montréal». Dehors, les fonds spécialisés qui gagent sur les secteurs à la mode. Dehors, les fonds étrangers dont les rendements sont presque tous négatifs sur 10 ans…

Ainsi, le tamis a laissé briller une poignée de perles scintillantes qui avaient su résister au pire tsunami boursier depuis la grande dépression des années 1930 ! Le Fonds CI Harbour de Coleman a battu de 3% par an, le SP/TSX tout en étant moins volatil et plus efficace au niveau fiscal. Gerry Coleman a 65 ans. Il est encore en pleine forme et le feu sacré l’anime toujours. Ce genre de gestionnaires est pour moi à l’opposé des spéculateurs et des banquiers de petites semaines qui ne voient jamais plus loin qu’un trimestre.

Imaginez la perte d’énergie que certains investisseurs et conseillers déploient. Des milliers de transactions, des frais et des commissions juteuses qui n’aboutissent qu’à du surplace ou pire qui n’ont servi qu’à perdre une partie de son capital. Dire qu’il aurait simplement fallu acheté UN vulgaire fonds commun pour doubler sa mise et dormir en paix.

Suggestion à l’équipe de la Caisse de dépôt: Arrêtez de jouer aux alchimistes avec nos économies et confiez la gestion à ceux qui ont fait leurs preuves.

Survivre à la bourse

À mesure que les exemples de fonds communs à long terme déficitaires se multiplient, les assureurs diminuent leurs protections. Des fonds qui garantissent capital et croissance sur une période de dix ans, ça devient rare comme des banquiers sans boni !

Au 31 août 2009, la base de données Morningstar contenait 394 fonds de placement qui affichaient des rendements négatifs pour la période couvrant août 1999 à août 2009. Aucune compagnie n’y échappe. RBC, TD, CI, Dynamique, CIBC, Mackenzie, AIC… pas que de la techno. Après 10 ans, beaucoup de fonds américains et internationaux et mêmes des fonds équilibrés n’ont rien rapporté à leurs détenteurs. Pire, ils ont carrément détruits leurs actifs.

10 000$ investi dans le fonds Renaissance actions croissance américaine ne vaut plus que 4040$. Dans le AIC, Avantage Universel : 3950$, dans le mondial équilibré AIM ; 2900$ et la palme revient au fonds Mavrix canadien de croissance qui laisse un gros 990$ à ses investisseurs.

fondsdistinctsPour les détracteurs des fonds distincts qui restent, Jean-François a deux mots à vous dire. Cet investisseur de la Rive-Sud a investi 108 000$ en 1999. Il a déposé ses REER dans les fonds Transécurité de la Transamerica. Des fonds distincts indiciels exposés aux indices Nasdaq 100, FTSE 100, SP/TSX, et SP500. Lorsque les marchés ont été catapultés par la frénésie techno, son portefeuille a touché un sommet de 173 000$… pour ensuite mieux redescendre. Le 28 septembre 2009, son portefeuille ne vaut plus que 55 000$, mais il dort tranquille.

Il y a deux ans, un revers de fortune l’a conduit à une faillite personnelle. Le syndic a tenté de mettre la main sur ses épargnes. Impossible. Ils sont insaisissables, en raison du statut de bénéficiaire privilégié que lui confère sa police de rente variable. En dix ans, les fonds distincts l’ont protégé contre deux crashs et une faillite.

Sa garantie a protégé son capital à 100% et ses gains de mars 2000. Dans quelques mois, il touchera 173 000$. Pensez-vous qu’il peste contre les frais de gestion et de garantie ?

Les gérants d’estrade (sans permis) qui scandaient que cette garantie s’avère inutile au point de vue statistique, voient maintenant… Oups, les choses d’un autre oeil. En 2009 et 2010, des centaines de milliers de Canadiens qui ont investi dans les fonds distincts vont récupérer leurs pertes de marché. En 1999 et 2000, les assureurs ont fait le plein de clients avec leurs FPG. Il est maintenant temps de payer.

Les fonds distincts, de moins en moins garantis

Voici une mise à jour des changements et ajustements les plus récents sur les fonds distincts. Nous vous présenterons aussi, un tableau exposants les principaux joueurs et les conditions régissant leurs fameux fonds à revenus garantis.

Pour les besoins d’analyse comparative, nous vous présentons les fourchettes de de ratio de frais de gestion totaux ou RFG et les fourchettes de frais inhérents aux garanties de capital et de retraits. Les fonds ayant les frais plus faibles sont de type marché monétaire et les plus élevés, sont constitués d’actions internationales.

Comme on ne veut pas que pareil scénario incommode à nouveau leurs bilans, les plus gros joueurs n’offrent plus de garantie à 100%. Manuvie a même choisi de ne plus garantir ses fonds du vivant. On remboursera 75% de votre capital à votre 100e anniversaire. Aussi bien ne plus parler de protection.

AXA se retire du marché canadien après une 18 mois seulement d’activités dans les rentes variables. Aucun nouveau dépôt ne sera accepté après le 31 décembre 2009. A LaPresse, Robert Landry a confié que le timing avait été très mauvais. Comme s’ils avaient lancer une chaîne de hamburgers durant la crise de la vache folle.

Greatwest Life et London Life. Notons que les plus gros fonds distincts en terme d’actifs dans la famille de London Life, Greatwest et Canada vie (tous des compagnies de Power) sont les fonds immobiliers. En raison de la débandade des marchés, toutes les transactions ont été suspendues depuis décembre 2008. Les investisseurs pourront racheter leurs parts d’ici quelques mois.

RBC Assurances et Standard Life n’ont pas l’intention de lancer des options de revenu garanti. Standard Life a tout de même lancer la catégorie Signature qui protège le capital investi à 100% au terme de dix ans.

Garantie ? Quelle garantie ??

Très souvent, la prestation garantie à l’échéance est reliée à une date tellement éloignée qu’elle dépasse l’espérance de vie. Pour Manuvie, dès le 5  octobre, la date d’échéance correspondra au 100E anniversaire du titulaire. Empire et Transamerica, ne prennent pas de chance. Elles ne rembourseront que 75% du capital investi, si vous vivez jusqu’à 120 ans ! Petite précaution, vérifiez toujours s’il y a garantie dans le temps, sur les dépôts. Habituellement elle était au bout de 10 ans. Elle est maintenant rarissime. Notons que Transamerica va modifier ses frais et protections de ses fonds distincts, le 13 octobre prochain. On s’attend à des hausses substantiels des frais de garantie de retrait minimum (GRV) qui pourraient atteindre 1,20% pour les fonds internationaux.

QUIZ ÉCLAIR  Vrai ou faux?

Les bonis de 5 ou 7% sont encaissables n’importe quand.
FAUX
Les bonis ne sont pas des dépôts en espèces; ils augmentent le montant servant de base au calcul du revenu garanti. Ils figurent en parallèle de la valeur marchande sur les relevés de compte.

Les rentes variables sont inaliénables. Vous êtes coincez là-dedans pour la vie. FAUX
Vous pouvez très bien racheter votre contrat avant terme et envoyer votre capital ailleurs. Attention aux pénalités de sortie. Comme les fonds communs, certains de ces produits imposent une frais de rachat dégressif d’au maximum de 5,5%. A la sortie, aucune garantie ne tient. Vous aurez la valeur marchande.

Les bonis versés ou encore les montants garantis seront diminués des frais de gestion. FAUX
Les bonis sont virtuels jusqu’au décaissements. En phase d’accumulation comme de retrait, les frais ne les atteignent pas. Seul la valeur marchande des placements est soumise au RFG. Si votre capital protégé doit vous être versé du vivant ou à vos héritiers, les montants couverts seront intacts.

Votre rente garantie pourrait diminuer ou augmenter. VRAI
La rente est garantie, mais peut être réduite Si vous retirez davantage que les sommes permises. Elle peut aussi monter grâce à une option de cristallisation des gains. D’ordinaire à chaque 3 ans , et une fois l’an chez Desjardins.

Riche et idiot

Je ne suis pas du genre à l’idolâtre. J’ai beau chercher. Je ne me connais pas d’idole. Il faut dire que ces temps-ci dans l’économie ou la finance, les modèles… sont plutôt rares.

George Soros, Jim Rogers, Warren Buffett… et Stephen Jarislowky en sont. Mais maintenant, l’étoile Jarislowky reluit un peu moins. Ce monument de la finance mondiale vient juste selon moi de descendre de son piédestal. Stephen Jarislowsky en a dit trop. C’n’est pas la première fois, mais celle-là ne passe tout simplement pas. Je vous cite ce qu’il a raconté jeudi midi lors de son allocution au Cercle de la finance mondiale à Montréal à propos de la loi sur la parité hommes/femmes dans les conseils d’administration des sociétés d’État.

«Dans la mesure où ces femmes n’ont pas la compétence ou l’expérience, je ne pense pas qu’elles servent à grand-chose dans un conseil d’administration, hormis que d’un point de vue politique, c’est acceptable et que ça peut faire gagner quelques votes, a-t-il ajouté. Mais je ne pense pas que des votes et de bonnes politiques soient la même chose.»
«Parce qu’elles élèvent des enfants, c’est beaucoup plus difficile (de devenir de bonnes administratrices): elles n’ont pas vécu toute leur vie dans cette sorte de culture, elles viennent de l’extérieur, a-t-il lancé. (…) Il y a quelque chose qui manque, c’est cette compétence industrielle. Il faut connaître la concurrence, il faut connaître la culture, il faut connaître toutes sortes de choses économiques, les finances.»
«Si vous êtes une petite femme qui a l’impression qu’elle (en) connaît tellement moins que les autres, qu’est-ce qu’elle va dire, qu’est-ce qu’elle va faire, qu’est-ce qu’elle va apporter pour vraiment élever la compétence du conseil? a-t-il lâché. Et je ne parle pas contre les femmes: ça se peut aussi que ce soient des hommes qui ne fassent pas leurs devoirs.»

Il a 83 ans. En 2002, il s’est retiré de l’administration de la firme Jarislowsky,Fraser qu’il a fondé en 1955 et qui l’a rendu milliardaire. Il demeure président du conseil. Il est un ardent défenseur des petits et moyens épargnants. Il a un sens de l’éthique à toute épreuve. Mais comme toutes les stars surmédiatisées…, il se sent maintenant investi d’une mission et il est incapable de passer une semaine sans donner son opinion sur tout et sur rien. Très souvent sur rien. Le pouvoir est une drogue… et il a prit une surdose.

Le monsieur a eu des idées très progressistes, mais maintenant on a droit aux vieux propos recyclés. Comme ambassadeur de sa firme, il est parfois en contradiction flagrante avec les gestionnaires… qu’il a lui même nommé. Celles-là, on les excusait.
De dire que les femmes sont moins connaissantes ou compétentes que les hommes dans les CA, car elles ont eu des enfants et ont eu moins de temps pour se perfectionner est une sottise. Nombreux sont les hommes qui siègent sur des tas de conseils et qui dans les faits roupillent et bâillent aux corneilles. Trop angoissés par leur handicap au golf ou les négociations d’achat de leur bateaux, ils ont laissé passer des Norbourg, Enron, SocGen, Dexia, Madoff, du papier commercial, des bonis de départ volontaire et des rentes perpétuelles à des voleurs de grands chemins, etc.
L’incompétence n’a pas de sexe, monsieur Jarislowky. Après la domination et l’échec total des mâles assoiffés de pouvoir dans les CA, un peu de chromosomes Y ne pourra que tempérer les parvenus et diluer le club des p’tits copains!
Faites l’essai; ajoutez une femme dans une gang de gars et le niveau du QI baisse dramatiquement. Le comportement des hommes se modifie et tend vers l’imbécillité. Ajouter plusieurs femmes dans le même groupe, et la donne devient différente. La discussion peut s’élever. Automatiquement, les hommes se sentent sous surveillance et savent pertinemment que la dynamique a changé. Certains devront se résoudre à travailler.

NB Pour ceux et celles qui désirent échanger leurs parts de fonds de retraite de Jarislowsky (il y en aura, c’est certain!) on les retrouve dans tous les grands fonds de pension sous l’abréviation JFL. C’est peut-être aussi la firme qui gère votre REER par l’entremise de Desjardins Sécurité Financière, SSQ, Industrielle-Alliance, CIBC renaissance ou TD Valeurs Canadienne… Bref, si vous souhaitez que vos actifs soient investis selon vos VALEURS… Il y a d’autres bons fonds et même des meilleurs auprès de firmes qui croient en l’égalité des sexes dans la finance.

Hypocrédit

Selon le dictionnaire Grand Major illustré 2009, l’hypocrédit a vu le jour en octobre 2008. C’est la manifestation directe de l’ironie du sort qui affecte les consommateurs, investisseurs, petits et moyens entrepreneurs.Leur banque préférée a décidé de restreindre ou de couper le crédit (parfois carrément les vivres) à quelques clients affectés par ses propres déboires! Rappelons-nous que de 2002 à 2008, nos amis banquiers ont joué aux petits physiciens nucléaires avec des produits financiers synthétiques si complexes que cela a pété dans la face de la planète. À coups de milliards on tente tant bien que mal, à sauver ce qui reste de notre système économique.

hypocriteLes banques centrales abaissent les taux préférentiels à des niveaux planchers: 1,25%, 1% et même 0,25% pour les États-Unis. Elles injectent des milliards en garanties de prêts ou en aide directe aux banques. Et que font les banques avec NOTRE argent? Elles continuent de payer grassement ses dirigeants et poussent l’hypocrisie jusqu’à restreindre le crédit. Les taux des cartes de crédit ne baissent pas! Pires, les taux des marges personnelles augmentent, j’ai même vu «prime + 8,75%» à la TD». Les taux hypothécaires parfois ce mouvement à la hausse. Le taux 1 an ouvert est à 7,45% à la CIBC.

Les PME commencent à recevoir des appels du genre…«Je m’excuse, mais votre secteur d’activité étant de plus en plus précaire, nous devons rappeler votre marge commerciale. Vous avez dix jours pour la rembourser!»

Comme investisseur, si vous considérez que la baisse généralisée des marchés boursiers est l’occasion d’une vie pour investir et que la stratégie de prêt-placement vous tente. Bonne chance.

Depuis le 29 décembre 2008, B2B Trust, Filiale de la Banque Laurentienne (Desjardins), ne fait plus de prêt-placement au Québec ! Elle est bonne n’est-ce pas! Si vous ne saviez pas que nous étions différents au Québec, maintenant vous le savez.

Banque Manuvie qui est une pionnière du genre augmente ses taux ainsi: Prime + 2,25% et ferme des dizaines d’options de ses fonds de placement. Comme si elle disait: «Chez Manuvie, on a moins confiance dans nos filiales!»

Pourquoi ce niaisage et cet HYPOCRÉDIT! Pour conserver les avantages des dirigeants et le dividende des actionnaires. Simplement. Louis Vachon le PDG de la Banque Nationale a touché 744 000$ de prime pour sa formidable gestion. Sa rémunération totale a été de 3,3 millions.  Entre janvier 2008 et Janvier 2009, l’action est passée de 52 à 32$! Du gâteau! Mais, il a maintenu au-dessus de la moyenne le rendement des capitaux propres (RCP) et le bénéfice par actions de la BN a baissé moins que les autres. Ça vaut une prime! Un boni quand ça monte, quand ça baisse, quand c’est stable! Maudit que c’est agréable cette job-là!

Cette semaine, en cliquant sur une bannière de pub de Courtage Banque Nationale, je suis tombé sur une coquille… une vraie. Dans les produits de placement offerts, dans la section des fonds, on peut toujours acheter des parts des fonds Évolution de Vincent Lacroix! 4 ans après la fermeture de Norbourg, ils continuent de les offrir! Ça mérite un bonus!

cbn

Promutuel s’agrandit… (L’Odyssée du conseiller partie 2)

C’est maintenant du tangible. L’offre de Promutuel pour se porter acquéreur du réseau de conseillers financiers de Gestion de capital Triglobal a été acceptée hier soir par l’administrateur provisoire de la firme, Raymond-Chabot-Grant-Thornton. En étroite collaboration avec les autorités règlementaires, ils pressent le pas pour conclure cette entente très rapidement. Les parties conviennent qu’ils souhaitent conclure le tout d’ici une semaine. Les déboires des dirigeants de la firme entachaient depuis quelques semaines la réputation des conseillers. La quasi totalité ignoraient totalement les activités outremers des administrateurs. Rappelons que jamais les investisseurs détenteurs de parts de fonds communs des grandes familles comme Manuvie, CIBC, Mackenzie, AGF, AIM, CI, Templeton, AIC, GGOF ou autres n’ont subit de pertes ou préjudices. Seul, les quelques clients de la division gestion de fortune qui ont acquis des parts des fonds Focus et Ivest, ont du mal à règler leurs transactions. Plus tôt dans la journée, les conseillers ont été rassurés d’apprendre que l’acheteur propose aussi de compenser les pertes de commissions des représentants qui n’avaient pas pu recevoir leur paye du 30 décembre dernier. Ils étaient 300, combien en restera-t’il?

Combien iront encore vers des petits dealers indépendants comme Mica, Merici, Triathlon, Peak, Cloutier, Multi-Courtages ou autres? Les clients sont déjà insécurisés par les scandales précédents impliquants les petites organisations. Les plus exposés aux risques (réels), les conseillers, ne veulent plus laissés leurs payes entre les mains de dirigeants OMS (oneman show) ou d’entreprises familiales qui se déchirent déjà la chemise en craignant l’arrivée de normes plus sévères. En 2008, verra-t’on plus de clients se réfugier vers les banques et ou des assureurs fondés en 1850? Comme professionnel, exigera-t’on 100 d’historique minimum pour se rattacher?

Des dizaines de cabinets incorporés au cours des 10 dernières années vont vivre des perturbations très sérieuses! Beaucoup de questions et une certitude: Ça va changer! La partie de dominos a débutée!

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