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Malgré BP et les PCAA, le Fonds FTQ se redresse

Saviez-vous que le fonds de la FTQ avait plus 1,3 million d’actions de BP? Qu’il avait aussi dans ses voûtes des vieux papiers commerciaux de Lehman Brothers et de Bears Stearns? Oui, oui les mêmes géants bancaires qui ont fissuré le mur de Wall Street en 2008-2009!

Le fonds reprend du poil de la bête

Hier après-midi j’ai eu le privilège de m’entretenir pendant près de 30 minutes avec quelques membres de la haute direction du Fonds de la Solidarité de la FTQ, dont son PDG Yvon Bolduc. Je dis: «le privilège » car, je ne m’attendais pas du tout à une invitation de leur part. Il faut dire que depuis quelque temps je leur brasse la cage régulièrement dans mes blogues. Parfois, assez solidement. Mais de bonne guerre, la relationniste Josée Lagacé m’a envoyé un courriel mentionnant qu’elle parcourt à l’occasion mes écrits et soupçonnait qu’un entretien direct avec monsieur Bolduc saurait m’intéresser. Absolument.
Il faut dire que le fonds avait de bonnes nouvelles à communiquer et que le jeu de la transparence est le meilleur remède contre une crise médiatique.  Madame Lagacé sait que les blogues marquent souvent de gros points dans l’opinion publique. Donc, j’ai été flatté de l’invitation, mais… pas au point d’enfiler des gants blancs.

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Accountants Killed the Radio Stars

Si on doit refaire un jour la toune pop de mes 15 ans, il faudra plutôt chanter: Accountants Killed the Radio Stars… parce que la vidéo n’a rien tué du tout. Au contraire, les comptables à la tête d’un média spontané et créatif comme la radio, ont fait un sale boulot!

Au cas où cela vous aurait échappé, Cogeco (T.CGO) doit mettre la main sous peu sur une douzaine de stations de radio de Corus. La grosse Corus (T.CJR.B) se retire du Québec. Plutôt que de congédier ses gestionnaires incapables.. (à la recherche de l’argent avant le talent), elle a démissionné et souhaite remettre entre les mains d’un de ses compétiteurs les clefs de 98-5fm, CKOI, Q92, CKAC, CHLN, CIME…. et autres joyaux régionaux. Lire Plus

Corus Québec ou L’art de détruire la richesse

Ainsi, Cogeco achèterait TOUTES les stations de Corus Québec pour 80 millions$ et 6 douzaines de balles de golf. Wow, quelle affaire! Dans cette transaction il y a des gros SI et d’énormes MAIS. D’abord, sachez que les génies de Corus Québec ont fusionné, lancé et fermé plusieurs stations de radio au point de refaire complètement le paysage radiophonique québécois.

Dans chaque marché où Corus a sévi, la présence locale et régionale a diminué, ainsi que la rentabilité! Devenu un boulet pour Corus Entertainement, on essaie de se débarrasser d’une «administration distincte» et chaotique. Les auditeurs, les employés et les communautés n’y trouvent pas leur compte. Pire, la situation se détériore d’année en année. Oui, les médias sont en crise. Mais souvent pour des raisons administratives et de gestion à la petite semaine. Lorsqu’elle offre de l’originalité et du contenu, la radio est séduisante et encore payante. Lire Plus

Gilles Duceppe a t’il des placements dans les sables bitumineux?

Gilles Duceppe souhaite que le Québec devienne un pays. Pour diriger, il faut du pif, d’excellentes connaissances sociales, économiques et financières. Force de constater que Duceppe doit se trouver de meilleurs conseillers en matière de finance. Dans la Presse du 20 mars 2010, il se dévoile sur sa stratégie d’épargne et ma foi, il fait preuve d’un amateurisme qui étonne.  En matière de finances personnelles, il a commis des gaffes d’amateurs. J’ai été abasourdi de constater qu’il avait ses billes chez Bâtirente depuis des années et qu’il les a déplacés en 2008. Pourtant, selon Morningstar qui analyse les fonds communs et de pension à l’échelle de la planète, Bâtirente positionne presque tous ses fonds avec des rendements au-dessus de la moyenne et des frais moindres. Lire Plus

Le Québec rejoint les flying PIIGS

On digère mal les PIIGS. Il y a un goût âcre qui nous reste de travers dans la gorge. Un mélange d’ail, d’agneau et d’huile d’olive rassis. Il faut dire qu’en fait de couverture média internationale , ils prennent autant de place que les olympiques. En matière de désastres, ils franchissent des records du monde.  Le sujet a fait surface justement dans le pays d’origine des olympiques. Au début on n’en avait que pour la Grèce, mais, peu à peu le tableau complet s’affiche : Portugal, Irlande, Italie, Grèce et Spain (Espagne). Les PIIGS, ce sont des pays européens qui ont un endettement à friser en tire-bouchon la queue de n’importe quel banquier. La situation économique de ces pays n’est pas très bandante. Même qu’elle fait craindre le pire: replonger dans une récession mondiale plus profonde au moment où l’inflation se pointe. Il fait falloir un jour faire du bacon au rabot, directement sul’dos du cochon!

On a su que la Grèce a pu joindre les rangs de la communauté européenne de justesse en 2001. Ce fut possible après que les éleveurs porcins de Goldman Sachs l’eurent aidé à bien camoufler sa dette dans toute sorte de magouilles comptables créatives. Mais, du purin, c’est du purin et tout ou tard, l’odeur prend le dessus. La situation de la dette grecque est insupportable, il faut qu’il se passe quelque chose. Sa dette représente 108% de son PIB (produit intérieur brut). À ce rythme, ils retourneront en ruine sur les débris de l’Acropole! On va devoir parler un jour des pays «désindustrialisés ».

Mais, il y a pire que la Grèce. Au sommet trône le Japon qui s’enlise depuis 10 ans dans un cycle infernal. Suivi par l’Italie, dont le poids économique est nettement inférieur à celui du Japon. Et si le Québec était un pays…, on aurait le bronze. Oui, le 3e rang. Notre dette québécoise totalise 72% du PIB, mais comme le faisait remarquer avec justesse Claude Picher, notre part de la dette canadienne est tout de même de 114 milliards ce qui porte notre dette totale à 333 milliards ou 110% de notre PIB. La France et l’Allemagne n’ont pas non plus de quoi se réjouir!

Japon: 219%
Italie: 116 %
QUÉBEC: 110%
Grèce: 108 %
Allemagne: 79 %
France: 77 %
Portugal: 76 %
Grande-Bretagne: 69 %
Irlande: 61 %
Espagne: 57 %

Je n’ai pas de problème à avoir un pays. Mais pas dans cet ÉTAT lamentable! On a du travail à faire. On dit que la Grèce est dans le lissier jusqu’aux oreilles de crisse. Pis… nous autres, on a 2% de plus de dettes qu’eux! Pas des farces! Stephen Jarislowsky que j’admire beaucoup comme gestionnaire humble et compétent (mais moins dans ses propos envers les femmes) a sorti ses couteaux de boucher pour tailler en pièces un petit goret. Dans une de ses rares sorties visant spécifiquement un politicien, il dit du premier ministre Jean Charest que son manque de courage met en péril l’avenir du Québec. Rien de moins.
«Mon ami Jean, c’est un garçon très amusant, mais il n’accomplit pas grand-chose, à part d’amener la dette à un point tel que ça devient dangereux pour toute la province».

Toute la bêtise de la gestion des finances publiques ressort dans cette phrase pleine de vérités: «Quand Alcan et Bombardier, qui n’ont pas besoin de notre argent, veulent avoir une subvention, on leur accorde. Cet argent pourrait être investi en soins de santé ou dans les rues».

Qu’est-ce qu’on attend? Que les Haïtiens fassent un jour des téléthons pour venir en aide aux pauvres PIIGS?

Top 10 des mythes financiers

La forte volatilité boursière des derniers 18 mois nous amène à remettre en question quelques mythes et croyances populaires qui étaient bien ancrés dans l’imaginaire de tout investisseur. Il faut se faire une raison, on s’est tous trompé au moins une fois sur 10!

Voici mon top 10 des mythes déboulonnés

On est certain de faire de l’argent en investissant dans la brique.L’immobilier, ça ne tombe pas! Demandez aux résidents de Floride qui viennent de vendre leur villa à 50% de rabais sur le prix d’achat… il y a 5 ans!

Les fonds de placement garantis sont inutiles, car sur 10 ans, aucun fonds et indice n’est négatif! FAUX, ce n’est plus le cas! Ainsi, la moyenne des actions en services financiers affiche un rendement annualisé moyen de -9,3%, les technos, c’est -7,9%, même les fonds mondiaux de type «valeur» reculent en moyenne de -5% par an depuis une décennie. Si on prend l’ASIE, c’est la catastrophe. Sur 20 ans, le recul moyen des actions japonaises est de 3% annuel. A ce compte, un placement de 10000$ en 1989, valait seulement 5430$ en avril 2009!

Les projections financières de retraite s’établissent avec un taux de rendement de 10%. Voilà un autre mythe qui ne tient plus la route. Pour les portefeuilles équilibrés, des projections de 5% sont plus raisonnables. Au Québec, l’Institut québécois de Planification financière recommande d’utiliser tout de même 2,25 % comme taux d’inflation cible. Pour les titres à revenu fixe : 4,75 % et 7,25% en rendement cible des actions à long terme.

Pas de problème à acheter une maison sans mise de fonds.Maintenant, il y en a un. Peu de prêteurs offrent cette opportunité casse-cou. Ça n’a jamais été vu d’un très bon oeil. Car avoir une maison, nécessite toujours des imprévus. Sans coussin sur la valeur marchande d’une propriété, les institutions financières deviennent ainsi plus à risque.

Les daytraders gagnent plus d’argent qu’ils n’en perdent! Je peux croire ceux qui s’amusent depuis février, mais j’exige de voir le compte en banque du trader actif en action depuis 5 ans!

Les banques sont solides et bien gérées. Quelle farce! Celles qui ont résisté (comme les banques canadiennes) avaient toutes des contraintes légales qui les empêchaient de multiplier les leviers sur leurs capitaux propres. Autrement…

Le style valeur est plus payant que le style croissance. Demandez à Warren, si le style valeur a protégé des baisses l’action de Bershire Hathaway?

Le style croissance est plus payant que le style valeur. Demandez à Steve Jobs, si le style croissance a protégé l’action d’Apple.

Le dollar américain va faire une remontée bientôt. Celle-là on l’entend depuis que Lurette a eu son facelift! Va falloir que le compte courant et la dette extérieure s’améliorent pas mal! Les Aztèques auront fait un autre calendrier bien avant!

C’est le moment idéal pour acheter des actions de Bear Stearns!Merci à Jim Cramer pour celle-là. Le commentateur pitbull américain nous a bien fait rigoler avec ce «joyau» de la finance américaine qui se négociait à un prix «dérisoire» le 22 juin 2007Bear Stearns vaut actuellement, un gros 7 piastres, soit 30% de moins que son prix d’acquisition de 10$ par JP Morgan il y a un an. -Dis-moi Jim, quand retoucherons-nous le sommet de 2006 à 133,20$?

La liberté… de ne pas aller en bourse

Le fondateur du Cirque du Soleil, Guy Laliberté a fait beaucoup parler de lui en 2009. Pas une semaine ne passe sans qu’il ne soit question de ses oeuvres philanthropiques (comme la fondation OneDrop), de son soutien aux jeunes créateurs ou encore de son ex. On parle aussi régulièrement de sa passion pour la Formule Un et maintenant de son nouveau spectacle OLO, lancé en première à Montréal.

En 2008, Guy Laliberté a cédé 20% du Cirque du Soleil à des intérêts arabes. Les fonds Nakheel et Istithmar World Capital de Dubaï ont donc mis la main sur un part d’un empire du divertissement qui ne connaît pas les récessions. Une excellente affaire qui impliquait environ 600 millions. Même avec 80% de capital restant, Laliberté vaut encore plus de 2,5 milliards.

Alors, avec une liquidité comme ça de 600 millions, qu’elles sont les actions, fonds vedettes ou stratégies boursières que monsieur Laliberté utilise? AUCUNE. Alors, c’est quoi le truc, le Forex? L’immobilier, les livres d’épargne? NON

Monsieur Laliberté ne connaît pas et ne s’intéresse pas à la bourse. Le succès du Cirque du Soleil n’y est pas étranger non plus. Comment une société qui peut mettre trois ans de peaufinage sur un spectacle pourrait-elle jongler avec la pression des états financiers trimestriels, avec la battage médiatique des moindres rumeurs et surtout avec l’environnement de requin des banques d’affaires et de cabinets de droits corporatifs assoiffés d’honoraires. La création artistique sans la bourse a bien meilleur goût! Avouons que beaucoup de bonnes entreprises auraient intérêts à s’en retirer.

Interrogé par la quotidien LaPresse, le fondateur du Cirque a levé le voile sur ses placements: «Je ne joue pas à la Bourse, ce n’est pas ma tasse de thé. Tout ce que j’ai fait dans la vie, c’est de bâtir des relations d’affaires basées sur la confiance et des valeurs communes. C’est ma nature et je ne veux pas me dénaturer même si j’ai plus d’argent qu’il y a quelques années.»

Il a fait le choix délibérer de n’investir que dans des sociétés privées administrée par des amis ou des proches. Ses investissements se comptent donc sur les doigts de la main et sont concentrés au Canada. «Dans le contexte économique actuel, je voulais d’abord faire des investissements au Québec. Nous avons une force au Québec, le dynamisme de nos entrepreneurs. J’espère qu’on va se retrousser les manches.»

Des leçons de vie, on veut bien en apprendre venant de types comme lui. Et si on commençait la corvée autour des parquets? Vite les exterminateurs! Les banquiers, fiscalistes, et courtiers parasites de toutes sortes siphonnent tout l’univers boursier depuis trop longtemps!

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