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Les sociétés de fonds communs cherchent à neutraliser la TVH ontarienne

L’Ontario a joué gros en imposant à tous sa taxe harmonisée. Elle pourrait aussi perdre énormément. Au cas où vous ne le sauriez pas… depuis le 1er juillet, la taxe de vente de l’Ontario s’ajoute maintenant aux fonds communs de placement dont le siège administratif est en Ontario. Ça va mal, elle y sont presque toutes!  Malgré les protestations et revendications fondées des petites et grandes financières… la TVH s’applique à tous. Donc, les Canadiens de toutes les provinces sont dans l’obligation d’acquitter une taxe ontarienne!!! Quelle vacherie! Lire Plus

Les fonds Éthiques… dans les sables bitumineux

J’ai cessé de promouvoir les fonds éthiques il y a environ 2 ans et j’ai aussi fermé mon site internet sur le sujet, l’an dernier. Tant qu’il n’y aurait pas de réelles et strictes normes de l’investissement éthique, ce ne sera qu’une initiative commerciale ne cherchant qu’à profiter d’une tendance à la mode.Du gros marketing pour bien paraître. L’éthique c’est très élastique… comme vous allez l’observer… Ce matin sur Twitter, j’échangeais avec une femme convaincue que ses fonds de marque « Éthiques » la protégeaient de mauvaises surprises comme celles qui affligent la Caisse de Dépôt et de Placement. La dernière en lice, la CDP possède des milliers d’actions de BP Oil… grande responsable de la marée noire dans le golfe du Mexique.
Suivez-moi sur Twitter: @fabienmajor Lire Plus

Attention les brigands, Super AMF est là!

C’est le mois de la prévention de la fraude et l’AMF tient à nous rappeler que tout l’monde est suspect, même les religieuses et les pompiers. Attention aux chats noirs, aux échelles et aux hommes à poil sous leurs impers dans le parc Lafontaine ! En prenant soin de ne pas être alarmistes, ils lancent véritablement une campagne de peur qui tire dans toutes les directions. Oups, dans leur élan de superhéros, ils ont coupé les coins ronds. Il faudrait peut-être que le porte-parole Sylvain Théberge suive quelques cours sur l’industrie afin de savoir de quoi il parle. Sur Cyberpresse ce matin, il a commis toute une bévue.

«…Sylvain Théberge, porte-parole de l’AMF, souligne d’entrée de jeu que la personne qui offre un placement doit être inscrite auprès de l’Autorité et qu’il ne faut jamais lui remettre de chèques libellés à son nom personnel, ni d’argent comptant. Il ne faut pas non plus donner à la personne qui offre un placement des renseignements personnels tels qu’un numéro d’identification personnel (NIP) et son numéro d’assurance sociale (NAS). …» Pour le NIP de sa carte de guichet on comprend, mais le NAS, ce qu’il raconte c’est PAS FORT !

Monsieur Théberge ne sait peut-être pas que TOUS les conseillers, planificateurs et le personnel de TOUTES les institutions financières sont obligés pour ouvrir un compte, de demander des documents de nature personnelle comme le permis de conduire, le passeport etc., et un chèque annulé. Le NAS est primordial, car un placement LÉGAL va déclarer ses intérêts, dividendes et gains à l’Agence du Revenu et au ministère du Revenu du Québec.

Plus que ça, pas de NAS=pas de REER. Eille, on ouvre un compte de placement pas un abonnement au club vidéo! Toutes ses précautions ont été exigées par l’AMF et là, il vient dire aux médias que les gens ne doivent plus s’identifier et fournir ce que l’AUTORITÉ exige des professionnels de la finance !!!???

Dans le communiqué de presse de l’AMF, on dit qu’il ne faut pas donner son NAS à un inconnu. C’est pas le yable plus clair! Les 12 000 caissières de Desjardins sont des inconnues. Les 25 000 conseillers d’Investors sont des étrangers. Je ne sais pas pour vous, mais moi je ne vais jamais à la chasse avec les 35 000 employés de RBC.
L’AMF manque encore une belle occasion de préciser que la majorité des cas de fraude sont l’oeuvre d’imposteurs. J’affirme que les conseillers et employés des financières sont honnêtes et intègres à 99,75%. Le dernier rapport de la Chambre de Sécurité financière (le bras de formation et de déontologie de l’AMF) fait état en 2008 de 79 individus sur 31 500 qui ont fait dû faire face au comité de discipline. Il a été démontré que leur conduite était suffisamment répréhensible. Il y a donc 0,25% de pommes pourries chez les conseillers supervisés par la Chambre de sécurité financière. Oui, il y a place à l’amélioration, mais sachez que ce taux de «pas d’allures» est un des plus faibles.
À titre de comparaison, sur 17 477 membres de l’Ordre des comptables agrées en 2008-2009, 153 plaintes se sont transformées en accusations d’infractions de toutes sortes. Le ratio de moutons noirs chez les CA est donc de 0,87%. Est-ce que l’Ordre des CA nous met en garde contre les comptables véreux? Est-ce que le Barreau nous demande de changer de trottoir devant une toge pas repassée?

Le gestionnaire de la décennie: un vulgaire gérant de fonds!

Le gestionnaire de la décennie est un vulgaire gestionnaire de fonds communs ! Quelle hérésie ! Les prétentieux et puristes de valeurs mobilières et de gestion autonome ne doivent pas la trouver drôle. Gerry Coleman, le fondateur de Harbour Advisors et gestionnaire des fonds CI Harbour, CI Harbour revenu et croissance, et ses équivalences étrangères vient de se hisser au sommet parmi 960 de ses pairs. Il a devancé les gérants de grosses caisses de retraite, les Jarislowsky, les Montrusco, les Fidelity, les Beutel Goodman, et bien sûr les gros canons de RBC, CIBC, TD, Investors, Desjardins et autres.

La dernière décennie a été marqué par la bulle et l’éclatement des titres techno, la chute des tours du WTC, la guerre en Afghanistan, en Irak, la quasi-faillite de Wall Street, l’élection de George Bush et de Stephen Harper, les chansons de Marie Mai… et j’en passe. Les catastrophes n’ont finalement été qu’un terrain de jeu pour Gerry Coleman.

Pour ma part, je lui fais confiance depuis 9 ans. Je suis allé l’entendre la première fois, au Sheraton de Laval au printemps 2001. A l’époque, les médias financiers n’en avaient que pour Bombardier. Quelle belle compagnie de chez nous ! Lui nous apprenait qu’il larguait le titre. Il a «dumpé» des centaines de millions de dollars en actions de Bombardier à 21 ou 22$ ! Pourquoi ? Il ne comprenait plus la société, elle s’était éparpillée et gonflait dangereusement sa dette. On connaît ensuite la cascade de problèmes qui a miné le fleuron de Valcourt.

Ce genre de geste caractérise Gerald Coleman. Ça fait 35 ans qu’il suit la méthodologie de Buffett et de Templeton. Il est moins riche que ces derniers, mais avec ses 15 milliards sous gestion, je suis certain qu’il n’est pas à plaindre. Avec 30 ou 40 titres à la fois, il grossit son encaisse en période de croissance et comme un renard qui observe le poulailler, il saisit ses proies lorsque la pagaille s’installe dans la basse-cour. Il prend d’ailleurs un vilain plaisir à plumer ses rivaux. Il a toujours assez de liquide en poche au moment où ses confrères doivent se départir d’actions de qualité. Ils sont souvent forcés de céder des entreprises de qualité. Les autres gestionnaires sont confrontés à des ventes nettes négatives, car les investisseurs vendent comme des poules décapitées… au pire moment. Coleman n’achète que lorsque les actions sont dans la zone d’aubaine ! C’est là que se trouve son savoir-faire. Il sait évaluer correctement des actions qui généreront de la valeur dans 4 à 5 ans.

Au cours de la dernière décennie, le fonds 5 étoiles Morningstar CI Harbour affichait un rendement annuel moyen de 9% NET de frais. C’est très fort, mais, il y en a qui ont fait mieux. Par exemple, le fonds métaux précieux de RBC a produit 26,7% par an depuis l’an 2000. Il faut dire que la méthodologie de l’équipe du Globe and Mail (qui a choisi le gestionnaire de la décennie) imposait des barèmes précis. Ils ont exclu les produits dont les gestionnaires ont été remplacés aussi souvent qu’un coach du «Canadien de Montréal». Dehors, les fonds spécialisés qui gagent sur les secteurs à la mode. Dehors, les fonds étrangers dont les rendements sont presque tous négatifs sur 10 ans…

Ainsi, le tamis a laissé briller une poignée de perles scintillantes qui avaient su résister au pire tsunami boursier depuis la grande dépression des années 1930 ! Le Fonds CI Harbour de Coleman a battu de 3% par an, le SP/TSX tout en étant moins volatil et plus efficace au niveau fiscal. Gerry Coleman a 65 ans. Il est encore en pleine forme et le feu sacré l’anime toujours. Ce genre de gestionnaires est pour moi à l’opposé des spéculateurs et des banquiers de petites semaines qui ne voient jamais plus loin qu’un trimestre.

Imaginez la perte d’énergie que certains investisseurs et conseillers déploient. Des milliers de transactions, des frais et des commissions juteuses qui n’aboutissent qu’à du surplace ou pire qui n’ont servi qu’à perdre une partie de son capital. Dire qu’il aurait simplement fallu acheté UN vulgaire fonds commun pour doubler sa mise et dormir en paix.

Suggestion à l’équipe de la Caisse de dépôt: Arrêtez de jouer aux alchimistes avec nos économies et confiez la gestion à ceux qui ont fait leurs preuves.

Survivre à la bourse

À mesure que les exemples de fonds communs à long terme déficitaires se multiplient, les assureurs diminuent leurs protections. Des fonds qui garantissent capital et croissance sur une période de dix ans, ça devient rare comme des banquiers sans boni !

Au 31 août 2009, la base de données Morningstar contenait 394 fonds de placement qui affichaient des rendements négatifs pour la période couvrant août 1999 à août 2009. Aucune compagnie n’y échappe. RBC, TD, CI, Dynamique, CIBC, Mackenzie, AIC… pas que de la techno. Après 10 ans, beaucoup de fonds américains et internationaux et mêmes des fonds équilibrés n’ont rien rapporté à leurs détenteurs. Pire, ils ont carrément détruits leurs actifs.

10 000$ investi dans le fonds Renaissance actions croissance américaine ne vaut plus que 4040$. Dans le AIC, Avantage Universel : 3950$, dans le mondial équilibré AIM ; 2900$ et la palme revient au fonds Mavrix canadien de croissance qui laisse un gros 990$ à ses investisseurs.

fondsdistinctsPour les détracteurs des fonds distincts qui restent, Jean-François a deux mots à vous dire. Cet investisseur de la Rive-Sud a investi 108 000$ en 1999. Il a déposé ses REER dans les fonds Transécurité de la Transamerica. Des fonds distincts indiciels exposés aux indices Nasdaq 100, FTSE 100, SP/TSX, et SP500. Lorsque les marchés ont été catapultés par la frénésie techno, son portefeuille a touché un sommet de 173 000$… pour ensuite mieux redescendre. Le 28 septembre 2009, son portefeuille ne vaut plus que 55 000$, mais il dort tranquille.

Il y a deux ans, un revers de fortune l’a conduit à une faillite personnelle. Le syndic a tenté de mettre la main sur ses épargnes. Impossible. Ils sont insaisissables, en raison du statut de bénéficiaire privilégié que lui confère sa police de rente variable. En dix ans, les fonds distincts l’ont protégé contre deux crashs et une faillite.

Sa garantie a protégé son capital à 100% et ses gains de mars 2000. Dans quelques mois, il touchera 173 000$. Pensez-vous qu’il peste contre les frais de gestion et de garantie ?

Les gérants d’estrade (sans permis) qui scandaient que cette garantie s’avère inutile au point de vue statistique, voient maintenant… Oups, les choses d’un autre oeil. En 2009 et 2010, des centaines de milliers de Canadiens qui ont investi dans les fonds distincts vont récupérer leurs pertes de marché. En 1999 et 2000, les assureurs ont fait le plein de clients avec leurs FPG. Il est maintenant temps de payer.

Les fonds distincts, de moins en moins garantis

Voici une mise à jour des changements et ajustements les plus récents sur les fonds distincts. Nous vous présenterons aussi, un tableau exposants les principaux joueurs et les conditions régissant leurs fameux fonds à revenus garantis.

Pour les besoins d’analyse comparative, nous vous présentons les fourchettes de de ratio de frais de gestion totaux ou RFG et les fourchettes de frais inhérents aux garanties de capital et de retraits. Les fonds ayant les frais plus faibles sont de type marché monétaire et les plus élevés, sont constitués d’actions internationales.

Comme on ne veut pas que pareil scénario incommode à nouveau leurs bilans, les plus gros joueurs n’offrent plus de garantie à 100%. Manuvie a même choisi de ne plus garantir ses fonds du vivant. On remboursera 75% de votre capital à votre 100e anniversaire. Aussi bien ne plus parler de protection.

AXA se retire du marché canadien après une 18 mois seulement d’activités dans les rentes variables. Aucun nouveau dépôt ne sera accepté après le 31 décembre 2009. A LaPresse, Robert Landry a confié que le timing avait été très mauvais. Comme s’ils avaient lancer une chaîne de hamburgers durant la crise de la vache folle.

Greatwest Life et London Life. Notons que les plus gros fonds distincts en terme d’actifs dans la famille de London Life, Greatwest et Canada vie (tous des compagnies de Power) sont les fonds immobiliers. En raison de la débandade des marchés, toutes les transactions ont été suspendues depuis décembre 2008. Les investisseurs pourront racheter leurs parts d’ici quelques mois.

RBC Assurances et Standard Life n’ont pas l’intention de lancer des options de revenu garanti. Standard Life a tout de même lancer la catégorie Signature qui protège le capital investi à 100% au terme de dix ans.

Garantie ? Quelle garantie ??

Très souvent, la prestation garantie à l’échéance est reliée à une date tellement éloignée qu’elle dépasse l’espérance de vie. Pour Manuvie, dès le 5  octobre, la date d’échéance correspondra au 100E anniversaire du titulaire. Empire et Transamerica, ne prennent pas de chance. Elles ne rembourseront que 75% du capital investi, si vous vivez jusqu’à 120 ans ! Petite précaution, vérifiez toujours s’il y a garantie dans le temps, sur les dépôts. Habituellement elle était au bout de 10 ans. Elle est maintenant rarissime. Notons que Transamerica va modifier ses frais et protections de ses fonds distincts, le 13 octobre prochain. On s’attend à des hausses substantiels des frais de garantie de retrait minimum (GRV) qui pourraient atteindre 1,20% pour les fonds internationaux.

QUIZ ÉCLAIR  Vrai ou faux?

Les bonis de 5 ou 7% sont encaissables n’importe quand.
FAUX
Les bonis ne sont pas des dépôts en espèces; ils augmentent le montant servant de base au calcul du revenu garanti. Ils figurent en parallèle de la valeur marchande sur les relevés de compte.

Les rentes variables sont inaliénables. Vous êtes coincez là-dedans pour la vie. FAUX
Vous pouvez très bien racheter votre contrat avant terme et envoyer votre capital ailleurs. Attention aux pénalités de sortie. Comme les fonds communs, certains de ces produits imposent une frais de rachat dégressif d’au maximum de 5,5%. A la sortie, aucune garantie ne tient. Vous aurez la valeur marchande.

Les bonis versés ou encore les montants garantis seront diminués des frais de gestion. FAUX
Les bonis sont virtuels jusqu’au décaissements. En phase d’accumulation comme de retrait, les frais ne les atteignent pas. Seul la valeur marchande des placements est soumise au RFG. Si votre capital protégé doit vous être versé du vivant ou à vos héritiers, les montants couverts seront intacts.

Votre rente garantie pourrait diminuer ou augmenter. VRAI
La rente est garantie, mais peut être réduite Si vous retirez davantage que les sommes permises. Elle peut aussi monter grâce à une option de cristallisation des gains. D’ordinaire à chaque 3 ans , et une fois l’an chez Desjardins.

Manuvie cesse de garantir ses fonds

La nouvelle secoue mais ne surprend pas. Après la fin des options d’Helios chez Desjardins, les réductions de protection chez Sunlife et la  fermeture pur et simple de tout le département de placement d’AXA, au tour de Manuvie de sabrer dans ses produits d’investissement. Le 2 octobre 2009, la Financière Manuvie mettra la hache dans TOUS ses fonds distincts. Fini les garanties généreuses. L’assureur a évalué ses risques liés au 20 milliards sous gestion de toutes ses familles de fonds de placement garantis et ne peut plus continuer à en offrir autant. Les clients détenteurs de contrats émis avant le 2 octobre 2009 seront rassurés d’entendre qu’ils bénéficieront de toutes les anciennes protections. Cependant, les options de placements seront modifiés pour restreindre certains fonds jugés maintenant trop volatils, donc coûteux à couvrir.

Ainsi, les FPG, FPG Perspective, CPLM,PPLM, CAP Maritime, FPG Sélect et Revenu PLUS ne seront plus offerts à de nouvelles souscriptions. En remplacement, dès le 5 octobre, les investisseurs pourront utiliser les FPG Sélect de nouvelle génération avec 3 options. Une appelée PlacementPlus, qui vise l’accumulation da capital. Une deuxième; Revenu Plus modifié qui propose un décaissement de 5% à vie à partir de 65 ans seulement et enfin, SuccessionPlus qui protège le capital pour les héritiers.

Le message à retenir: aucune de ces options ne protégera complètement le capital investi du vivant. La protection minimale légale, impose cependant une garantie de 75% du principal à l’échéance du contrat, soit au 100 ème anniversaire du titulaire. Autant ne plus parler de protection. Ainsi, les garanties à 75 ou 100% au terme de 10 ans, comme c’était la tradition, feront maintenant partie des souvenirs.

Pourquoi laissez tomber une telle protection du capital? Parce que le risque existe et la crise de 2008-2009 a laissé ses marques. La base de données Paltrak de Morningstar démontre d’ailleurs toute l’utilité d’une protection sur une décennie. Plus de 500 fonds et indices de marché sur un univers qui en compte 2200, affiche un rendement annualisé négatif pour la période couvrant août 1999 à août 2009. De ceux-ci, on compte même de grandes vedettes d’autrefois comme les London Life, RBC  etAGF Action Américaines. Aucun compagnie de fonds n’échappe au carnage. Suggestion pour la TD, le Fonds TD Valeurs sûres américaines,n’est plus tout à fait sûr. 1000$ investi il y a 10 ans ne vaut plus que 590$.  La calculette des actuaires de Waterloo a aisément fait comprendre que plus de 22% de risque, ça devient énorme. C’est connu,  pour rester en affaires, un assureur ne veut pas payer. Ça veut couvrir l’impossible, mais lorsque l’impensable se produit… on ne l’assure plus.

A moins de voir une formidable réduction des ratios de frais de gestion, les fonds distincts de Manuvie, risquent de retourner dans la marginalité. Les grands gagnants de cette nouvelle seront les actionnaires de Manuvie, du moins à court terme.

Gestionnaires virtuoses

Les Lipper Awards sont aux fonds communs ce que sont les JD Powers au monde de l’automobile. A la différence que la planète compte, 140 000 fonds! Pour faire un tri dans cet univers, ça prend des moyens colossaux et des bureaux aux quatre coins du monde. En avril dernier, cette division de Reuters/Thomson a récompensé ses lauréats.

La famille de fonds de l’année en matière d’obligations est le groupe RBC, en gestion d’action: Mawer, en répartition d’actifs et sur l’ensemble de son offre : les fonds AGF.

Il y a aussi de multiples catégories dont les prix sont distribués en fonction de la performance sur 1 an, 3 ans, 5 ans et 10 ans. Il est cependant très particulier de constater que pratiquement tous les gagnants sur les résultats d’une année (crise oblige) affichent des rendements négatifs. Il y en a qui s’en tirent mieux que d’autres.

Pour ma part, je retiens simplement les gagnants de la dernière décennie.  Honnêtement, on n’a pas grand chose à conclure des résultats sur 1 an et 3 ans. 10 ans, là c’est sérieux. Après tout, l’exploit est là. Ils sont passés par l’euphorie et l’éclatement de la bulle techno, l’introduction de l’Euro dollar, l’élection de George Bush, les attaques de Wall Street, la guerre en Irak, la volatilité extrême des taux d’intérêt, l’euphorie et l’éclatement de la bulle immobilière,etc. Et,… la crise des subprimes!

Actions canadiennes: Fidelity, discipline actions
Canadien actions équilibré: Manuvie revenu mensuel élevé
Canadien revenu fixe équilibré: Mackenzie revenu Sentinelle
Canadien focus canadien: Fonds Dynamique valeur canadien
Canadien neutre équilibré: Fidelity Canadien équilibré
Canadien petites et moyens cap: Manuvie opportunité de croissance
Europe actions: Trimark EuroPlus
Actions Globales: Mackenzie Cundill Valeur
Actions Globales équilibré: Dynamique valeur équilibré
Obligations globales: Templeton obligations
Actions Internationales: Mawer investissements mondiaux
Ressources naturelles: CI Signature canadien ressources
Actions américaines: Dynamique Valeur américaine
Divers: TD Amerique latine

Les hyènes

Jamais aura-t’on vu autant de millionnaires qui étaient, il n’y a pas si longtemps des milliardaires! Des empires qui s’écroulent en bourse, on en voit chaque semaine.En douze mois nos géants sont tombés sur les genoux. RBC a perdu 39%, Encana 37%, BCE 32%, Rogers 27% la TD 45%, la Scotia, La Financière Manuvie 69% et même Power Corp 48%…Pourquoi? La peur d’avoir peur! On largue même les entreprises en santé et rentables. Avec pour résultat, des sous-évaluations jamais vu et un taux directeur de la banque centrale à 0,5%!

Avertissement: Le billet qui suit n’est pas destiné aux individus et aux familles dont la santé ou l’emploi est précaire, à ceux ayant un endettement au-dessus de la moyenne ou encore aux comateux!
Si vous souhaitez rendre les puissants de ce monde encore plus puissants, si vous souhaitez voir la classe moyenne et les plus démunis encore plus mal-en-point, continuez à fuir les marchés financiers! A chaque fois, qu’un craintif vend ses fonds communs ou les actions de son REER (simplement parce que ça baisse), il appauvrit son voisin et va perpétuer la gangrène du système économique qui nous affecte. Comprenez que celui qui vend par nécessité de nourrir sa famille, n’a pas le choix. Mais, celui qui vend parce qu’il ne comprend pas et que la grosse face de Gérard Filion l’inquiète jour après jour est dans le clos!
Il vient de se faire prendre au jeu des ultrariches. Je suis renversé d’entendre quotidiennement des feluettes me dire que «Si ça continue, il ne restera plus rien dans mes économies… pour ma retraite dans 20 ans!!!!» Alors, on vend ses fonds et on achète à la place des CPG à 2% gelés pour 5 ans à la Caisse Pop (sous surveillance).

hyène

Prophètes, j’ai des petites nouvelles pour vous. Il n’y a pas grand-chose de changé dans ce bas monde. L’humain est toujours une sous-espèce de la hyène et pendant qu’un faible se détourne de ses intérêts, son frère s’appropriera ses biens qu’il croyait sans valeur. Depuis 400 ans, c’est la même chose. Les bulles spéculatives prennent leurs origines dans l’avidité des mieux nantis. Leur lubie est imitée par le peuple et la baudruche se gonfle. Lorsque la foule est euphorique, les affaires progressent et les riches deviennent ultrariches. Mais il vient un temps où, presque tout le monde est aveuglé par le bling bling et même les créateurs des bulles finissent par se croire et ça pètent… Bulles des tulipes, du chemin de fer, de la radio, de la télévision, de la technologie, de l’immobilier… Quelle sera la prochaine? N’en doutez pas, il y en aura une!

Pendant que le doute, le déni, l’apitoiement et la colère nous envahissent,… ils s’approchent. Ils sont tout près. Ils… ce sont les fonds souverains, ce sont les fortunes et fiducies familiales, ce sont les banques… encore solides et quelques milliers de riches amochés, mais encore conscients. Ils attendent que la dépression sociale soit à son point culminant et que les actions des sociétés les plus rentables et les mieux administrées soient au plancher.

bas de marché

Et je vous jure, on n’est pas loin. Alors, ils entreront dans le marché pour s’approprier de façon toute légitime nos scieries, nos marchés d’alimentation, nos pharmacies, nos raffineries, nos hôpitaux, nos boutiques, nos usines, nos maisons et notre fierté! Que vous soyez de la gauche, de droite, du centre…ils n’en ont rien à foutre. Nous serons plus pauvres collectivement, car la peur nous aura fait vendre à rabais, nos plus beaux joyaux collectifs. Pendant qu’on regarde Star Académie, ils s’intéressent à ce marché aux puces mondial et découvre des aubaines. Pendant qu’on s’anesthésie devant Kovalev, ils lisent les rapports annuels de la Banque Royale. Pendant qu’on chialait sur l’état de la bourse à la brasserie du coin,… ils brassaient 20% de NOTRE Cirque du Soleil.

N’allez pas croire que les forces sont inégales. Pas tant que ça. Au Canada, il y a 800 milliards de dollars sur la voie de l’accotement dans les fonds monétaires. Des économies, mais aussi, de l’épargne qui dort sous les matelas. Accumulés par des citoyens apeurés. On parle de 4000 milliards au pays de Barak. Cet argent qui dort se gonfle à chaque jour de centaines de millions, car le taux d’épargne est rendu à un niveau jamais vu depuis 2 décennies; il est de 5%. Il n’y a pas si longtemps, le taux d’épargne était de -1,5%. On dépensait 101,5$ pour chaque 100$ gagné! Maintenant, on fait de l’épargne comme jamais, mais… sans projet!!!! Et le taux d’intérêt de nos prêts et hypothèques nous en laisse de plus en plus dans nos poches! Notre taux d’épargne est au sommet, les coûts d’emprunt et les actions… au plancher. Et les investisseurs… ont l’air fixe comme un chevreuil devant les phares du Hummer qui va le frapper!

Entre deux élections, acheter des actions demeure le geste le plus démocratique qui soit. Car une action est un droit de vote. Intéressons-nous à nos affaires, merde. Un, on sera plus renseigné et deux plus riche collectivement! Je ne dis pas d’acheter n’importe quoi. Achetez selon VOS valeurs. Éoliennes, loisirs, équipement de sport, recherches médicales, manuels scolaires, internet, cinéma, boissons santé,… Achetez ce que vous connaissez! On est tous expert en quelque chose et il y a des actions de sociétés bien gérées que nous connaissons qui sont SOUS-ÉVALUÉES et qui ne demandent que nous en devenions les propriétaires. Jamais, le moment n’aura été aussi propice. Imaginez, on peut acheter des actions d’une grande banque et VOTER sur le salaire du président! Il ne faudrait pas se retenir

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